-
Par zevince, le 23/05/2012
1h25 de
Judith Forest
Au final, je suis seule. On est toujours seul, même au milieu de la foule, avec ses amis, ses amants. On est fondamentalement aux prises avec soi-même.
-
Par zevince, le 23/05/2012
Momon, apostille a 1h25 de
Judith Forest
Mes éditeurs vont être contents. Je me vends bien. Je suis une pute.
-
Par alouett, le 25/01/2011
1h25 de
Judith Forest
Je repense à mon cher prof d’art et je me demande si l’art me permet d’être davantage ou le contraire. Touriste de l’existence, est-ce que je ne me coupe pas de mes sensations comme une téléphage ou une droguée ? J’ai tendance à la compulsion. C’est un retrait, une fuite. Alors je me dis qu’il faut que j’arrête. Et si c’était bien quand même ?
-
Par ChezLo, le 04/12/2010
1h25 de
Judith Forest
Mon père est un con pitoyable. Il s'est trompé sur tout. C'est parce qu'il est pitoyable que j'arriverai, peut-être, à lui pardonner tout ce qu'il ne m'a pas fait.
-
Par alouett, le 25/01/2011
1h25 de
Judith Forest
Voilà, j’ai été au bout de l’impudeur. J’arrête là l’exhibition de ma souffrance, de mon infamie. Je ne suis plus une victime. Avec ce carnet, je me reconstruis. En fait, je vous utilise. J’étale ma vie en place publique. C’est aussi une façon de me forcer à l’accepter moi-même. Il y a une fracture constante entre un être et son histoire, entre ses désirs et sa vie. Se mettre à nu peut mener aussi sûrement vers le début d’autre chose qu’à une auto-complaisance totale. Mais pourquoi publier ? S’agit-il d’exploiter, de façon mercantile, le voyeurisme des lecteurs ? Ou de me contraindre à assumer en ancrant collectivement et durablement mes propos ? Est-ce qu’on tourne des pages ?
> lire la suite
-
Par Gregor, le 21/12/2011
1h25 de
Judith Forest
Revenir dans la maison d'enfance, c'est aussi retrouver la place qui nous y était assignée, et celle que je ne suis plus, et celle aussi que j'ai voulu fuir, peut-être, en allant vivre à Paris puis Bruxelles. La famille, c'est toujours un noeud, et on est forcément pris dedans. Je n'y peux rien, mais c'est chaque fois la même chose : je me sens prise au piège et j'étouffe.
-
Par ChezLo, le 04/12/2010
1h25 de
Judith Forest
comme je n'ai pas de talent, je fais du flou
-
Par ChezLo, le 04/12/2010
1h25 de
Judith Forest
Mon histoire peut-elle toucher quelqu’un d’autre ? Peut-on écrire impunément sa propre vie ?
-
Par Gregor, le 21/12/2011
1h25 de
Judith Forest
Je suis parvenue à acquérir un peu d'existence propre, mais je sens qu'il me faudra d'autres carnets, et me raconter encore beaucoup, pou exister enfin.
-
Par Gregor, le 21/12/2011
1h25 de
Judith Forest
Des fois, le soir, on se retrouve tous dans une chambre, pour regarder un navet en éclusant tous les liquides de la maison.