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Par alouett, le 21/04/2012
Demain, demain de
Laurent Maffre
Khelifa : "J’ai le pays devant mes yeux. Alors que je marche sur un trottoir parisien sous la pluie, une forte bourrasque me rappelle que chez moi, le soleil me dardait le visage, me cuisait la peau. Ici, tout est gris, noirâtre. Au pays, tout est couleur de sable, puisqu’il pénètre tout"
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Par alouett, le 21/04/2012
Demain, demain de
Laurent Maffre
La Maison Départementale de Nanterre a été construite aussi loin que possible de la population. Dans la même enceinte, dans les années 1960, on trouve un hôpital et une prison désaffectée. Le bâtiment disciplinaire dépend désormais de la Préfecture de Police. Ils l’ont reconverti en Centre d’hébergement provisoire mais pour nous, c’est le pénitencier de La Misère. Les cellules ont l’eau courante et le chauffage. Mais on y place, dans la promiscuité, les familles, les marginaux, les nécessiteux. C’est là qu’ils purgent l’étrange peine que la société française inflige à ses sans-logis. Quant à la seconde non-solution. Le père et séparé de sa famille. Envoyé au Centre Nicolas Flamel avec les vagabonds. Sa femme et ses enfants sont placés ailleurs. Au Centre d’Accueil Pauline Roland à Paris. Si les enfants ont moins d’un an, la mère peut les garder avec elle. Sinon, on place ses gamins à l’Assistance Publique
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Par zevince, le 14/04/2012
Les chambres du cerveau de
Laurent Maffre
Il aspirait à être chez lui, entouré de murs, enfoui sous ses couvertures, invisible pour tous sauf pour dieu. Il craignait les lois de la nature et que, dans leur processus implacable, immuable, elles ne conservassent une preuve confondante de son crime.