-
Par Jumax, le 13/03/2013
Ariol, Tome 1 : Un petitâne comme vous et moi de
Emmanuel Guibert
"C'est idiot, les balles de match. Quand on arrive à la balle de match, on devrait avoir gagné le match.Comme ça on éviterait la balle de match.
J'ai ga-gné
J'ai ga-gné"
-
Par tamara29, le 17/03/2013
Le Photographe, tome 1 de
Emmanuel Guibert
D’un même élan, d’une même foulée, on attaque notre premier col. C’est la montagne-frontière, le Dewana Baba, le col du vieux fou. 5000 mètres. On m’a prévenu que ce ne serait pas une partie de plaisir. Effectivement, c’est très pénible. Toute la nuit, on grimpe au pas de charge un tas de cailloux sans fin qu’on ne voit pas. Tandis que ma raison me répète en boucle que je ne vais pas y arriver, mes pieds continuent d’avancer. Il fait de plus en plus froid. Vers cinq heures, l’aube point. Saoul de fatigue, au passage du col, je dois avouer qu’au fond de moi, je me demande ce que je fous là. Et comme d’habitude, je me réponds en prenant des photos.
> lire la suite
-
Par BMR, le 15/01/2009
Le Photographe, tome 1 de
Emmanuel Guibert
[...] - L'ennemi c'est l'hélicoptère.
Les avions sont redoutables mais ils passent et, le temps qu'ils reviennent, tu peux éventuellement te cacher.
Alors que l'hélicoptère, il survole, il s'arrête, il reste en vol stationnaire, il te cherche, il te traque, c'est horrible.
Si tu es dans un endroit où il est difficile de se cacher, tu te jettes sous ton patou. Le patou c'est la couverture des afghans.
- Oui je sais, j'en ai une, marron.
- Couleur de la terre.
Tu ne bouges plus et surtout, tu fais en sorte que rien ne dépasse.
Tu serres les poings avec le pouce à l'intérieur, comme ça. Tu sais pourquoi ?
- Non.
- Parce que l'hélicoptère repère tout ce qui brille. Même un ongle.
> lire la suite
-
Le Photographe, tome 3 de
Emmanuel Guibert
« Je pense au meilleur et au pire de ce que je viens de vivre en Afghanistan. Et je réalise une chose : j’ai envie d’y retourner. » (p. 94)
-
Par Jumax, le 13/03/2013
Ariol, Tome 1 : Un petitâne comme vous et moi de
Emmanuel Guibert
"Les jours, en ce moment, ils sont courts comme des récrés."
-
Par tamara29, le 10/05/2013
L'enfance d'Alan de
Emmanuel Guibert
J’ai pleuré pour bien des choses qui m’ont attristé dans ma vie, mais pour ma mère, non. C’était trop grand.
-
Le Photographe, tome 1 de
Emmanuel Guibert
Il n'y a pas de photographe-type. L'essentiel, pour faire techniquement de bonnes photos, c'est de manipuler l'appareil sans y penser.
-
Le Photographe, tome 2 de
Emmanuel Guibert
« Tu connais l’expression « avec eux, j’irais au bout du monde ». Ben on y est. Chacun d’entre nous est en situation de faire des choses pour lesquelles il n’est pas formé. On est tous voués, à un moment ou à un autre, à endosser une grosse responsabilité. C’est ça qui nous soude. » (p. 46)
-
Par Chri, le 19/06/2011
Japonais de
Emmanuel Guibert
Enfin bon, au bout de quatre ans, Jésus et ceux qui restaient ont pu prendre un bateau qui venait d'Alaska et ils sont arrivés du côté d'Hachinohe. Et là, Jésus a décidé qu'il se posait définitivement. Il a pris le nom de Daitenku Taro Jurai et il s'est installé à Shingô...
-
Le Photographe, tome 2 de
Emmanuel Guibert
Le chadri, d'abord, c'est un phénomène essentiellement urbain. Dans un petit village, tout le monde est de la même famille. Pas besoin de se voiler. En plus, ça coûte cher, un chadri. Une paysanne en voudrait un qu'elle ne pourrait pas se le payer. Ensuite, il faut savoir que le chadri, c'est assez récent. À peu près un siècle. Auparavant, beaucoup de femmes des villes, de toute leur vie, ne mettaient pas le nez dehors de leur maison. [...] Le chadri a été un gain d'autonomie et de liberté. Elles ont enfin pu sortir de chez elles. De toute manière, on en fait un symbole exagéré et idiot de ce chadri. Les vraies priorités, pour les femmes, c'est l'accès aux soins, à l'éducation, au travail et à la justice, pas les fringues. [...] En ce moment, c'est un vrai outil de résistance. Beaucoup de femmes transportent des armes sous le chadri.
> lire la suite