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Matière du Temps 2 de
Lionel Bourg
Finirai-je ma vie désabusé ? Hypocondriaque c’est à prévoir, et revenu de tout, n’ayant entre les dents qu’une fleur dès longtemps effeuillée, gage d’amour ou d’insubordination, un peu , beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, le dos voûté, l’œil las, les mains serrant un feuillet sur lequel je n’aurai écrit que mon nom...Envie de paix. De sérénité, certes crispée ainsi que la définissait René Char. Regarder le ciel. Son immensité. Sa béance. Écouter le chant d’un bouvreuil. Voir la pluie, goutte après goutte, laver le paysage ; marcher le long des rues d’une intimidante capitale quand l’hiver, à cinq heures de l’après-midi, gante d’obscurité maisons et trottoirs- mais les vitrines sont belles, qui brillent de mille feux- ; rêver ; caresser le ventre de l’aimée ; boire un grand verre d’eau fraîche ; pleurer, rire ; ne pas trop craindre la mort..
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Par bibliopmo, le 27/04/2009
comme sont nus les rêves de
Lionel Bourg
On se souvient d’un sourire.
D’une robe ou d’une jupe.
D’un soutien-gorge maladroitement dégrafé, de draps
qui collaient aux cheveux et du ravissement d’avoir goûté
les fruits — pêches, cerises, abricots — dont nos lèvres ont
gardé le désir.
Il est deux ou trois heures.
La nuit n’en finit pas.
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La croisée des errances : Jean-Jacques Rousseau entre fleuve et montagnes de
Lionel Bourg
De Rousseau
Il me faut des torrents, des rochers, des sapins, des bois noirs, des montagnes, des chemins raboteux à monter et à descendre, des précipices à mes côtés qui me fassent bien peur
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La liesse populaire en France de
Lionel Bourg
N’en déplaise aux clichés (encore un effort, nous y sommes presque !), le capitalisme n’est pas un coureur cycliste, fût-il bourré d’hormones de croissance, qui ferait du sur-place avant le sprint final avec la révolution prolétarienne. Sa fermentation, toute macabre qu’elle soit, n’a rien de statique. Crevant de ne pas crever, il réussit, ou feint la réussite, de son coup le plus audacieux, réalisant en négatif le programme communiste.
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L'absent de
Lionel Bourg
Oui, quand je me demande pour quoi ma gorge se noue à la vue d'une carrosserie investie par le lierre, ma poitrine se serre face à un morceau de bois mimant, au sein de sa putréfaction, les spasmes d'un oiseau crucifié en l'honneur d'un culte voué à l'impensable, je ne puis guère qu'admettre la perduration d'un désir trouble, lancinant, qui me ferait régner sur l'abandon à son délire d'une matière affranchie de ses harmonies utilitaires.
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L'Engendrement de
Lionel Bourg
L’enfant, lui, ne croyait déjà plus aux miracles. Il avait mal, c’est tout.
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La croisée des errances : Jean-Jacques Rousseau entre fleuve et montagnes de
Lionel Bourg
De Lyon
Des parcs, des jardins, des maisons de retraite, des villas s'y disputent toujours avec la même indolence le monopole d'une vue imprenable sur la saône
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La croisée des errances : Jean-Jacques Rousseau entre fleuve et montagnes de
Lionel Bourg
De Grenoble
Cheminant rive droit du Drac : les bois de Fontaine ou de Seyssins, Beauregard, n'eurent bientôt plus de secrets pour l'infatigable randonneur