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Les trafiqueurs de
Lucio Mad
"Je garde la gerbe dans la gorge - Je fais l'effort -, la pousse dans mes intestins, la retiens dans mon estomac, je me bats quelques minutes pour qu'elle ne déborde pas de mes lèvres malgré moi, elle résiste, la pute, mais cède sous ma pression. Mon ventre est plein de vomi, il en gargouille, en rote, en pète. Tout à l'heure, je serais impatient de le chier, j'apprécierai sa couleur, sa matière, je respirerai son odeur, avant qu'il ne disparaisse, fondu, disloqué par ma chasse d'eau."
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Les trafiqueurs de
Lucio Mad
"Parler de Tchétché! Ecrire un roman sur elle, ou des poèmes endiablés, pour savoir si je l'aime, ou comment l'aimer? Une gageure. Je manque de force, de courage, de volonté... Quand l'amour est là - je peux le prendre dans mes bras, le serrer fort sur mon coeur, le sentir respirer contre moi - et qu'on est seul. Parce que c'est impossible autrement."
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Les trafiqueurs de
Lucio Mad
"Le français, la langue du colon, du marchand d'esclaves, de l'étrangleur, de l'affameur, du salopard, du pillard, langue honnie certes, mais aussi la langue qui permet aux hommes de s'exprimer et de communiquer d'un bout à l'autre du continent."
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Les trafiqueurs de
Lucio Mad
"Faites s'il vous plaît une petite place à la barbarie. Sortez les machette et les lances! Bienvenue à l'inquisition!"
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Les trafiqueurs de
Lucio Mad
"Je suis un homme, un homme et un nouveau-né, je cherche encore le sein. Je fais ma pénitence."