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Par cicou45, le 18/10/2012
Ce crétin de Stendhal de
Jean-Bernard Pouy
"_[...] Stendhal...Je n'en ai pas retenu grand chose, sauf une : quand il était consul à Civitavecchia, il devait tellement s'emmerder qu'il avait conçu un concept signé SFCDT. Tu vois ce que je veux dire ?
_Non.Pas vraiment...
_SFCDT : Se Foutre Carrément De Tout."
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Par Adl, le 06/05/2013
Le Poulpe : La petite écuyère a cafté de
Jean-Bernard Pouy
La Stout. Le pain buvable Irlandais.
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Par mgeffroy, le 11/01/2008
Le Poulpe : La petite écuyère a cafté de
Jean-Bernard Pouy
Gabriel, il aime quand y'a du raisiné partout. Et là, il est gâté. Sur plus de cent mètres, ils ont repeint la voie, les deux petits jeunes... Et ils risquaient pas de se sauver! Ils s'étaient attachés avec des menottes, les menottes attachées à des antivols, les antivols passés autour des rails. Et on a retrouvé, enfin on, les toubibs de l'autopsie, ils ont retrouvé les clés des cadenas et des menottes dans l'estomac du type et de la fille. Ça c'est du suicide, c'est pas comme les pilules, où on se flingue en attendant l'ambulance. Quand on veut vraiment se bousiller, on met le paquet, honneur aux braves !
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Par Orphea, le 28/08/2010
1280 âmes de
Jean-Bernard Pouy
- Vous connaissez Jim Thompson, bien sûr.
- Quand même...
- Et le numéro 1000 de la Série Noire.
- 1275 âmes. Un chef d'œuvre.
- Traduit par Marcel Duhamel himself. Titre anglais ?
- Pop 1280.
- Voilà le problème. Soi-disant que ça sonnait mieux. Mais avec des conneries comme ça, lors de cette traduction, cinq personnes ont disparu, cinq habitants de la bourgade de Pottsville.
- Ploucville, comme disait Duhamel.
- Ça me taraude. Ça m'empêche de considérer cette littérature, la noire, comme parfaite, un truc comme ça. J'aimerais que vous me les retrouviez, ces passés à l'as, pour raison signifiante. Je vous en garderais une éternelle reconnaissance.
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Par mgeffroy, le 17/02/2008
Nus de
Jean-Bernard Pouy
Sonia. Une sacrée louloute. A dix-huit ans, livrée à elle-même et à un avenir plutôt incertain, elle s'était inscrite dans une formation plomberie organisée par un club féministe de Moissac. Leur formateur était un ancien haltérophile, plus machiste tu lis Christine Angot, qui s'était dit, tu vas voir, ces gonzesses, en trois mois, elles ne vaudront pas plus qu'une soudure plantée. Résultat : en même pas quinze jours le costaud n'avait plus le moral, en vingt jours lisait Simone et, en trente, se demandait à quoi pouvait bien lui servir le truc bizarre qu'il avait dans le slip.
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Par Lunoelle, le 16/08/2009
Mes soixante huîtres de
Jean-Bernard Pouy
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.
Soyez réalistes, demandez l'impossible.
MERDE! Je décrète l'état de bonheur permanent. Le n'importe quoi érigé en système.
La barricade ferme la rue mais ouvre la voie. L'action ne doit pas être une réaction mais une création. Cours camarade, le vieux monde est derrière toi. La poésie est dans la rue. La politique se passe dans la rue. A bas la société de consommation!
A bas le sommaire, vive l'éphémère!
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Par Orphea, le 28/08/2010
1280 âmes de
Jean-Bernard Pouy
Assassin inexorable, tranquille, respecté de tous, travailleur indépendant qui fait son boulot d'exterminateur le cul sur sa chaise et le bulbe en ébullition, Armand est un tueur de mots, chargé par une multinationale de l'édition de débarrasser les colonnes des dictionnaires et autres encyclopédies de mots qui désuètent, vieillissent mal, décrépitudinent, voire s'inusitent, ce qui, pour un mot, est une maladie grave. Depuis qu'il officie, une cohorte de substantifs, une légion d'adjectifs et d'adverbes, une brigade de verbes et tout un pacsif de noms propres sont passés de vie à trépas par le seul geste violent qu'il se permette, le trait rageur et définitif d'un feutre fluorescent. Tout un tas de signifiants aussi chamarrés que des perroquets gabono-amazoniens ont ainsi disparu, à jamais, de la mémoire des hommes ordinaires, quittant le chaud cocon de la classification alphabétique, accompagnés par tout un amas de signifiés aussi puissants que des scrappers caterpileux.
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Par Thoxana, le 20/05/2011
54 x 13 de
Jean-Bernard Pouy
Le coureur cycliste doit être d'une grande prudence. D'une grande prudence de l'âme. Il ne sait jamais à l'avance ce que sera une course. Ce qu'il connait : la fameuse douleur dans les jambes et dans la poitrine en feu, il tentera de le surmonter. Le coureur cycliste est fluide, fluet, diaphane ou alors noueux et tendu. Il semble jeune, timide, souvent renfermé. Il se protège derrière un mutisme essoufflé. Le coureur cycliste sait qu'il reste souvent un prolétaire respectant des règles précises, faisant confiance à son entreprise et roulant pour un patron. Mais le coureur cycliste peut être un révolutionnaire. A un moment donné, imparable, il peut s'opposer à la loi et tenter de renverser les valeurs de sa petite société.
Pédale, camarade, le vieux monde est derrière toi... Car, petit à petit, il y a le réel qui te rattrape avec son cortège de souffrance, de malheur, de petites mesquineries et de vraies embrouilles...
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Par Orphea, le 28/08/2010
1280 âmes de
Jean-Bernard Pouy
Les bons livres qui disparaissent peu à peu de la mémoire active des hommes comptent sur des gens comme moi pour être toujours présents sur les rayonnages. Quand ils y sont, au chaud, la tranche offerte, ils trouvent toujours un amant de passage.
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Par mgeffroy, le 15/03/2008
Avec une poignée de sable : Spinoza encule Hegel 3 de
Jean-Bernard Pouy
Le manuscrit narrait comment un jeune lambda, confit dans un morne réel, découvrait son ascendance et pas n'importe laquelle. Un père. Un sacré père. Un foutu père qui allait, tout aussi brutalement, disparaître, le laissant seul, face au monde, à ce monde qui, dès lors, allait en baver des ronds de chapeau claque.
Sébastien Moreno réalisait tout à coup sa chance.
C'était comme une renaissance, un rappel du cri primal.
Il tenait dans ses mains un brûlot avec lequel il allait pouvoir, comme dans le bon vieux temps, foutre un beau bordel.
Tant mieux, il commençait vraiment à s'ennuyer velu, dans cette d'ormessonisation quotidienne.
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