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ISBN : 2210760852
Éditeur : Magnard (2013)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 2680 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On sait tout de Candide, sauf une chose : quel rapport l'auteur avait-il avec ses personnages ? Les a-t-il imaginés ou connus ? A-t-il partagé certaines de leurs aventures ? Est-il caché dans un coin du roman pour les observer ? Ce regard que Voltaire pouvait porter de ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Hugo, le 16 février 2014

    Hugo
    Madame est servie, engrossée jusqu'au bout des nichons, madame se prélasse son cul enfoncé dans le canapé pendant que monsieur se la joue « Tony micceli », persécuté par la modernité d'une femme émancipée par des années d'une lutte acharnée, pour enfin pouvoir se reposer en se trifouillant le périnée… Bande de « chaudasse »… Bientôt la Binouse remplacera les régimes Ô combien nécessaire après quelques années pour faire plaisir aux gros hommes raffinés…
    Alors moi sexy avec mon chiffon et mon éponge imbibée, récurant l'évier et javellisant la cuvette des WC pour mon plaisir maniaque de part ma mère, ma soeur et ma grand-mère, je chantonne au rythme des coups d'aspirateur sur une musique entrainante…. et je le fais tous les dimanches, tu parles d'un homme tiens…
    « Mais tout va le mieux qu'il soit possible… »
    Mais Candide-t-on de moi quand on en parle ?
    - behh on n'en parle pas voilà tout…
    Comment ça ? moi qui rêvasse de jour comme de nuit de ma vie qui passe, depuis le jour de ma naissance, bénit officiellement un dimanche, moi qui fût baptisé trop jeune pour me sauver, par un travesti en robe blanche engagé par notre père… d'après cet affreux, nous étions frère, heureusement que maman fût courageuse pour me faire en deuxième, ce premier étant curé et visiblement pédé, mieux valait oublier le premier, et arroser le deuxième au son des cloches…
    - Mais on s'en fout voilà tout…
    Traumatisé trop jeune, j'ai continué un moment dans cette débauche de vérités au nom du père, de son fils et d'un saint esprit… alors « queue » mon père qui cultivait le poivrot d'une façon fâcheuse et titubante m'enseigna le « sein » d'une manière plus alléchante et d'une chatte bien léchée, il avait une préférence pour la marie couche toi là : toujours « prêtre » à ne piper mot pour toucher la croix à la « Sein-Claude »… après quelques dérapages de mon paternel sur le parquet, ma bourgeoise de mère décida de me poser sur le siège de sa 2 chevaux, et tira sur les rênes pour m'emmener voir du pays chez sa maraichère de mère, une vieille dame en guenille qui voulait absolument être ma grand-mère…
    - Je m'endors voyez-vous..
    Allons bon, j'ai fini par pousser sur mes deux jambes, catholique convaincu jusqu'à mes 12 ans…ensuite c'était pire, à 13 ans mes jambes ont arrêté de pousser et ma pensée s'est affûtée…
    - Enfin me direz-vous…
    Et la guerre a continué, des familles ont été massacrées, des gens ont été torturés, des femmes ont été lapidées ou violées… la famine a stagné, les catastrophes naturelles ont empiré, les riches ont ignorés, les pauvres ont espéré, les riches ont rigolé, les pauvres ont pleuré… des choses se sont améliorées, mais surtout pour les gens bien nés…. les autres n'ont pas regardé…
    Mais tout va bien dans le meilleur des mondes… surtout quand on est Candide..
    Voltaire était drôle, mon CFA d'ébénisterie se trouvait Boulevard Voltaire, pourtant j'était plus intéressé par le cul des tapissières, que par le nom de la rue dans laquelle j'apprenais mon métier, mais grâce à vous je me plonge aujourd'hui dans la prose de l'artiste…. un délice d'ironie dénonçant tout l'absurdité qui caractérise l'humanité, complètement d'actualité, à croire que rien n'a vraiment changé :
    Alors enculé un jour, enculé toujours…
    Et pour les siècles des siècles…
    A plus les copains…
    Ps souvenir : http://www.youtube.com/watch?v=jfbdxxRKj9Q
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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 02 septembre 2012

    juliette2a
    Candide est un vrai coup de coeur ! Tout simplement magique. Je connaissais ce roman mais je n'avais jamais eu le plaisir de le lire. Voilà chose faite ! Candide est le héros de ce conte philosophique, c'est un personnage qui porte bien son nom, qui se veut optimiste et qui croit en la vie. Nous savons qu'il est né en Westphalie, un royaume allemand, et est le fils de la soeur de monsieur le baron de Thunder-ten-tronckh. Ce dernier va l'élever auprès de sa fille, Mademoiselle Cunégonde, de sa femme et d'un philosophe, Pangloss, dont la morale est "tout va pour le mieux en ce monde". Toutefois, à cause d'un baiser donné à Cunégonde, Candide est mis dehors à coup de pied et se retrouve seul dans ce monde immense où l'attendent de nombreuses péripéties, les unes catastrophiques, les autres héroïques. Notre héros va devoir affronter la vanité des hommes pour retrouver Cunégonde. La rencontre avec des personnages philosophes, comme Martin, Cacambo, et surtout le Turc lui révèlera les secrets du bonheur : "Il faut cultiver son jardin" ou encore "Travailler sans raisonner"...La morale de l'histoire est d'ailleurs si juste puisqu'elle traduit la pensée suivante : "La seule façon d'échapper au malheur ou à l'ennui est de passer de la réflexion philosophique (comme l'a fait Candide) à des actions concrètes respectant nos limites".
    Jamais je n'aurais imaginé que ce livre me plairait autant ! Voltaire nous dépeint tellement bien les revers de la société, critique si majestueusement les hommes mais aussi l'esclavage, l'argent, la possession, les marchés noirs, le pouvoir et bien d'autres horreurs que l'on est transporté immédiatement aux côtés de Candide en effectuant avec lui le voyage de la vie.
    Un vrai coup de coeur, tellement passionnant et si sincère. A dévorer !
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    • Livres 5.00/5
    Par mellah, le 01 février 2013

    mellah
    Ce conte philosophique est une vraie révélation pour moi .C'est une attaque très bien illustrée cotre le fatalisme et l'existence du mal que prônait Leibniz. Candide, jeune Allemand à l'esprit simple naïf, est l'élève de Pangloss, un philosophe partisan du leibnizisme « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Cette doctrine et sa candeur , font de lui un optimiste sans borne. Surpris par le baron entrain de baiser la main de sa fille cunégonde . il le chassa du château .
    accompagné de plusieurs personnages philosophiques notamment(cacambo , martin , vieille ) Candide fait un long périple qui le mène a Westphalie (Allemagne) . Hollande . Lisbonne (Portugal) . Cadix (Espagne) . Buenos Aires (Argentine) . Paraguay . Eldorado (Pérou) . Suriname . Bordeaux . Paris . Angleterre . Venise Constantinople (Turquie) , cherchant sa bien aimée et fuyant les représailles, Candide y endure et découvre l'amertume de la vie des gens . Selon pangloss ; le malheur n'est que l'apparence d'une cause qui est bonne ! mais il y a trop de malheur pour qu'il en produise du bien ?.
    Voltaire dénonce l'esclavagisme( Suriname) . le fatalisme religieux , l'autorité excessive de l'église , la vanité de la noblesse , l'intolérance .la superstition, l'absolutisme ...
    Dans l'étape de l'eldorado Candide découvre qu'il n' y a pas un monde idéal sur terre ou tout fonctionne a la perfection , toutefois il faut travailler pour un monde meilleur et ne pas sombrer dans le pessimisme que voulait lui inculquer martin , c'est ça le message de Voltaire.
    Dans sa quête pour trouver un model procurant le bonheur Candide découvre un turc qui vit paisiblement de la sueur de son front en labourant sa terre et en chérissant sa famille . Candide et pangloss avaient compris que le travail est le bonheur . "Il faut cultiver notre jardin".
    Bien qu'il contienne 132 pages le livre est condensé d'idées , chaque page est garnie d'une nouveauté .les chapitres sont courts , précis et bien détaillés , un autre auteur aurait mis 300 pages, ou plus .

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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 03 février 2014

    Gwen21
    Comme pour beaucoup d'entre vous, il s'agit d'un souvenir de collège.
    Contrairement à la plupart de mes lectures de collège, il s'agit d'un bon souvenir de lecture.
    Des quatre Contes philosophiques de Voltaire qu'il m'a été donné de lire, "Micromégas", "L'Ingénu", "Zadig" et "Candide", j'en ai apprécié la moitié, les deux derniers.
    C'est sans doute grâce à mon naturel optimiste que "Candide" m'a favorablement marquée. J'y ai retrouvé un ton et une audace d'expression qui m'avait déjà interpellée dans "L'île des esclaves" de Marivaux (pièce écrite plus de trente ans auparavant).
    Candide est un jeune homme plein de naturel et de bon sens, non corrompu par la société, en un mot innocent (ou naïf ?). L'amour qu'il éprouve pour Cunégonde, sa cousine, va déclencher une série d'aventures fracassantes et invraisemblables qui lui feront parcourir le monde et serviront à Voltaire à illustrer ses thèses philosophiques en contradiction avec la pensée leibnizienne alors en vogue.
    Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si seulement je n'étais pas aussi ignare et barbare et si, plutôt que de m'intéresser à la seule beauté du style littéraire d'un des plus grands écrivains français, je prenais la peine de réfléchir aux allusions et aux idées qui transparaissent entre ses lignes... Mais voilà, ainsi suis-je faite, j'ai toujours été plus "liseuse" que "penseuse".
    Ceci dit, j'aime beaucoup cultiver mon jardin, moi aussi.
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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 07 août 2011

    meyeleb
    Difficile de porter un avis sur une oeuvre qu'on a disséquée maintes fois avec les élèves... Chaque fois je me dis : laissons tomber ce bon vieux Candide, passons à autre chose...
    Chaque relecture pourtant est une délectation.
    Le style d'abord. Tout en décalage, on doit apprendre la connivence avec l'auteur, comprendre les clins d'oeil amusés, savourer les attaques implicites.
    Le message aussi. Dans une société où tout va mal (il paraît) et où les livres qui se vendent le plus prônent la béatitude et d'autres" utopitudes" dégoulinantes de mysticisme frelaté, il est bon de comprendre que le bonheur, ça se construit, ça se travaille, ça se mérite. Il est bon de comprendre qu'il faut être humble devant ce que la vie nous donne et que seules quelques valeurs (l'amitié, la solidarité, le travail) peuvent encore nous sauver.
    Candide, c'est ça au fond. Ne pas sombrer dans le pessimisme, comme l'ami Martin; ne pas nager dans l'illusion du "tout est bien" comme Pangloss; adopter la voie du juste milieu, par l'esprit critique cher aux philosophes des Lumières.
    Un beau conte donc.
    Voltaire ne s'est pas contenté d'écrire. A Ferney, il a essayé de concrétiser son idéal. Il a fait assécher des marais, embauché des paysans pour la culture de la soie, ouvert une fabrique de bas de soie, fait constuire une église (étonnant, non pour l'ennemi des jésuites!!) et un petit Théâtre afin d'ouvrir le peuple à la culture. Si vous passez par Ferney (Suisse), visitez sa maison devenue musée, vous y apprendrez quel grand homme il était.
    Un grand homme parmi d'autres, car lorsqu'on parle des Lumières, on saluera les idées politiques de Rousseau, et l'esprit plus que vif de Diderot... mais ça c'est une autre histoire... j'en parlerai peut-être dans une autre critique... :o)
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Citations et extraits

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  • Par MlleOceane, le 14 avril 2014

    Y'a-t-il rien de plus sot que de vouloir porter continuellement un fardeau qu'on veut toujours jeter par terre ? D'avoir son être en horreur et de tenir à son être ? Enfin de caresser le serpent qui nous dévore jusqu'à ce qu'il nous ait mangé le coeur ?

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  • Par patou-31, le 13 avril 2014

    Ce discours fit naître de nouvelles réflexions, et Martin surtout conclut, que l'homme était né pour vivre dans les convulsions de l'inquiétude ou dans la léthargie de l'ennui.
    Candide n'en convenait pas, mais il n'assurait rien. Pangloss avouait qu'il avouait toujours horriblement souffert ; mais ayant soutenu une fois que tout allait à merveille et le soutenait toujours et n'en croyait rien.
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  • Par mickbu, le 06 avril 2014

    " Hélas! dit l'autre, c'est l'amour : l'amour, le consolateur du genre humain, le conservateur de l'univers, l'âme de tous les êtres sensibles, le tendre amour. Hélas ! dit Candide, je l'ai connu, cet amour, ce souverain des cœurs, cette âme de notre âme ; il ne m'a jamais valu qu'un baiser et vingt coups de pied au cul. Comment cette belle cause a-t-elle pu produire en vous un effet si abominable?"
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  • Par MissMarty, le 22 juin 2012

    En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. " Eh ! mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ?
    _ J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre.
    _ Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ?
    _ Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main : quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : "Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère." Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes, et les perroquets, sont mille fois moins malheureux que nous : les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.
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  • Par mellah, le 31 janvier 2013

    Quel est, dit Candide, ce gros cochon qui me disait tant de mal de la pièce où j'ai tant pleuré et des acteurs qui m'ont fait tant de plaisir ?  C'est un mal vivant, répondit l'abbé, qui gagne sa vie à dire du mal de toutes les pièces et de tous les livres ; il hait quiconque réussit, comme les eunuques haïssent les jouissants : c'est un de ces serpents de la littérature qui se nourrissent de fange et de venin ; c'est un folliculaire. Qu'appelez−vous folliculaire ? dit Candide.  C'est, dit l'abbé, un faiseur de feuilles, un Fréron. »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lie_Fr%C3%A9ron
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