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ISBN : 2290038598
Éditeur : J'ai Lu (2012)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 1739 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On sait tout de Candide, sauf une chose : quel rapport l'auteur avait-il avec ses personnages ? Les a-t-il imaginés ou connus ? A-t-il partagé certaines de leurs aventures ? Est-il caché dans un coin du roman pour les observer ? Ce regard que Voltaire pouvait porter de ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 02 septembre 2012

    juliette2a
    Candide est un vrai coup de coeur ! Tout simplement magique. Je connaissais ce roman mais je n'avais jamais eu le plaisir de le lire. Voilà chose faite ! Candide est le héros de ce conte philosophique, c'est un personnage qui porte bien son nom, qui se veut optimiste et qui croit en la vie. Nous savons qu'il est né en Westphalie, un royaume allemand, et est le fils de la soeur de monsieur le baron de Thunder-ten-tronckh. Ce dernier va l'élever auprès de sa fille, Mademoiselle Cunégonde, de sa femme et d'un philosophe, Pangloss, dont la morale est "tout va pour le mieux en ce monde". Toutefois, à cause d'un baiser donné à Cunégonde, Candide est mis dehors à coup de pied et se retrouve seul dans ce monde immense où l'attendent de nombreuses péripéties, les unes catastrophiques, les autres héroïques. Notre héros va devoir affronter la vanité des hommes pour retrouver Cunégonde. La rencontre avec des personnages philosophes, comme Martin, Cacambo, et surtout le Turc lui révèlera les secrets du bonheur : "Il faut cultiver son jardin" ou encore "Travailler sans raisonner"...La morale de l'histoire est d'ailleurs si juste puisqu'elle traduit la pensée suivante : "La seule façon d'échapper au malheur ou à l'ennui est de passer de la réflexion philosophique (comme l'a fait Candide) à des actions concrètes respectant nos limites".
    Jamais je n'aurais imaginé que ce livre me plairait autant ! Voltaire nous dépeint tellement bien les revers de la société, critique si majestueusement les hommes mais aussi l'esclavage, l'argent, la possession, les marchés noirs, le pouvoir et bien d'autres horreurs que l'on est transporté immédiatement aux côtés de Candide en effectuant avec lui le voyage de la vie.
    Un vrai coup de coeur, tellement passionnant et si sincère. A dévorer !
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    • Livres 5.00/5
    Par mellah, le 01 février 2013

    mellah
    Ce conte philosophique est une vraie révélation pour moi .C'est une attaque très bien illustrée cotre le fatalisme et l'existence du mal que prônait Leibniz. Candide, jeune Allemand à l'esprit simple naïf, est l'élève de Pangloss, un philosophe partisan du leibnizisme « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Cette doctrine et sa candeur , font de lui un optimiste sans borne. Surpris par le baron entrain de baiser la main de sa fille cunégonde . il le chassait du château .
    accompagné de plusieurs personnages philosophiques notamment(cacambo , martin , vieille ) Candide fait un long périple qui le mène a Westphalie (Allemagne) . Hollande . Lisbonne (Portugal) . Cadix (Espagne) . Buenos Aires (Argentine) . Paraguay . Eldorado (Pérou) . Suriname . Bordeaux . Paris . Angleterre . Venise Constantinople (Turquie) , cherchant sa bien aimée et fuyant les représailles, Candide y endure et découvre l'amertume de la vie des gens . Selon pangloss ; le malheur n'est que l'apparence d'une cause qui est bonne ! mais il y a trop de malheur pour qu'il en produise du bien ?.
    Voltaire dénonce l'esclavagisme( Suriname) . le fatalisme religieux , l'autorité excessive de l'église , la vanité de la noblesse , l'intolérance .la superstition, l'absolutisme ...
    Dans l'étape de l'eldorado Candide découvre qu'il n' y a pas un monde idéal sur terre ou tout fonctionne a la perfection , toutefois il faut travailler pour un monde meilleur et ne pas sombrer dans le pessimisme que voulait lui inculquer martin , c'est ça le message de Voltaire.
    Dans sa quête pour trouver un model procurant le bonheur Candide découvre un turc qui vit paisiblement de la sueur de son front en labourant sa terre et en chérissant sa famille . Candide et pangloss avaient compris que le travail est le bonheur . "Il faut cultiver notre jardin".
    Bien qu'il contienne 132 pages le livre est condensé d'idées , chaque page est garnie d'une nouveauté .les chapitres sont courts , précis et bien détaillés , un autre auteur aurait mis 300 pages, ou plus .

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    • Livres 5.00/5
    Par MissMarty, le 19 juin 2012

    MissMarty
    Candide ! Ce livre m'est tombé dans les mains, cette année, en première car c'était dans le programme et je devais le lire pendant les vacances. Et il fallait une lecture ANALYTIQUE ! Horreur ! Je ne lis principalement que par plaisir ! Je ne sais pas vous mais je n'irai pas décortiquer tous les procédés stylistiques quand je lis un livre. Heureusement, le côté analytique a été fait en cours.
    Et, pendant les vacances, j'ai été agréablement surprise de voir des chapitre court et un texte fluide.
    Voltaire est surtout très satirique où il se moque de la philosophie optimiste de Leibniz qu'il fait apparaître sous les traits d'un ridicule Pangloss qui s'adonne aux plaisirs de la physique expérimentale avec la charmante et docile bonne de la baronne ! Il se moque aussi de la noblesse et de sa vanité mais aussi des grands titres : "métaphysico-théologo-cosmolonigologie" (dans ce dernier terme se trouve "nigaud")
    Il relate aussi des événements historiques comme le tremblement de terre de Lisbonne. Puis, il dénoncera fortement le fanatisme religieux, la guerre (présentée sous forme ironique), la torture, l'esclavage, les injustices etc. Puis, Candide découvre l'El Dorado ! Pays idéalisé où Voltaire propose des pites pour un monde meilleur et nous fait part de ses talents d'écrivain pour nous faire entrer dans un monde merveilleux digne d'Utopie de Thomas More ! Voltaire mettra surtout l'Angleterre (et sa monarchie constitutionnelle) comme modèle de l'El Dorado (idée de remise en cause de l'absolutisme !)
    Mais Candide quitte l'El Dorado (il faut être fou, non ?). Retrouve sa chère Cunégonde devenue laide et acariâtre, Pangloss qui, malgré les malheurs qu'il a vécu, restera borné dans son optimisme.
    Mais c'est Candide qui a le dernier mot : "Il faut cultiver notre jardin". FIn ouverte à interpréter selon son opinion personnelle !"
    Ce conte philosophique de Voltaire est une mine d'or ! Des thèmes variés y sont relatés et ne passons pas à côté de ses passages d'ironie ! Cela vaut le coup !
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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 07 août 2011

    meyeleb
    Difficile de porter un avis sur une oeuvre qu'on a disséquée maintes fois avec les élèves... Chaque fois je me dis : laissons tomber ce bon vieux Candide, passons à autre chose...
    Chaque relecture pourtant est une délectation.
    Le style d'abord. Tout en décalage, on doit apprendre la connivence avec l'auteur, comprendre les clins d'oeil amusés, savourer les attaques implicites.
    Le message aussi. Dans une société où tout va mal (il paraît) et où les livres qui se vendent le plus prônent la béatitude et d'autres" utopitudes" dégoulinantes de mysticisme frelaté, il est bon de comprendre que le bonheur, ça se construit, ça se travaille, ça se mérite. Il est bon de comprendre qu'il faut être humble devant ce que la vie nous donne et que seules quelques valeurs (l'amitié, la solidarité, le travail) peuvent encore nous sauver.
    Candide, c'est ça au fond. Ne pas sombrer dans le pessimisme, comme l'ami Martin; ne pas nager dans l'illusion du "tout est bien" comme Pangloss; adopter la voie du juste milieu, par l'esprit critique cher aux philosophes des Lumières.
    Un beau conte donc.
    Voltaire ne s'est pas contenté d'écrire. A Ferney, il a essayé de concrétiser son idéal. Il a fait assécher des marais, embauché des paysans pour la culture de la soie, ouvert une fabrique de bas de soie, fait constuire une église (étonnant, non pour l'ennemi des jésuites!!) et un petit Théâtre afin d'ouvrir le peuple à la culture. Si vous passez par Ferney (Suisse), visitez sa maison devenue musée, vous y apprendrez quel grand homme il était.
    Un grand homme parmi d'autres, car lorsqu'on parle des Lumières, on saluera les idées politiques de Rousseau, et l'esprit plus que vif de Diderot... mais ça c'est une autre histoire... j'en parlerai peut-être dans une autre critique... :o)
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    • Livres 3.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 24 juin 2012

    claudia_tros_cool
    ce conte philosophique est un vrai trésor pleins d'ironie. En effet Voltaire critique et condamne plus sévèrement que dans les autres livres dans Candide ou l'optimisme dont même le titre est lui même ironique. Voltaire tourne au ridicule la théorie du philosophe Allemand Leibniz avec le célèbre " tout est au mieux dans le meilleure des mondes possible" dont Pangloss en devient le porte parole. Pangloss est la caricature des faux savants philosophe qui ne parlent pour rien dire, en fait il y a une satyre de son personnage. a la fin de ce conte on apprend donc qu'il faut se satisfaire d'un bonheur a l'échelle humain, ne jamais se mêler des affaires publiques mais aussi que "le travail eloigne de nous trois grands maux : l'ennuie, le vice et le besoin' ( il faut cultiver son jardin).
    je crois que je n'ai mis que trois étoiles non pas parce que je n'ai pas aimé mais parce que je venais de lire Zadig que j'ai largement préféré, je suis un peu passé a coté parce que je devais me presser pour le lire et qu'il était bien plus pessimiste et moins merveilleux que ce que j'avais lu de Voltaire auparavant. certains détails sont sordides comme les viols, la vieille qui n'a qu'une fesse et les ressuscités par poignée même si je sais que ça a été mis exprès pour faire une critique de la ( pardonnez mon esprit émétique parfois). Une oeuvre de Voltaire a lire sans hésiter !
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Citations et extraits

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  • Par jeanparapluie, le 17 mai 2013

    - Quoi! vous n'avez point de moines qui enseignent, qui disputent, qui gouvernent, qui cabalent", et qui font brûler les gens qui ne sont pas de leur
    avis? - ll faudrait que nous fussions fous, dit le vieillard; nous sommes tous ici du même avis, et nous n'entendons pas ce que vous voulez dire avec vos
    moines. ›› Candide à tous ces discours demeurait en extase.
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  • Par Malahide75, le 09 mai 2013

    Je voulus cent fois me tuer, mais j'aimais encore la vie. Cette faiblesse ridicule est peut-être un ne nos penchants les plus funestes : car y a t-il rien de plus sot que de vouloir porter continuellement un fardeau qu'on peut toujours jeter par terre ? d'avoir son être en horreur, et de tenir à son être ? enfin de caresser le serpent qui nous dévore, jusqu'à ce qu'il nous ait mangé le cœur ?

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  • Par MissMarty, le 22 juin 2012

    En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. " Eh ! mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ?
    _ J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre.
    _ Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ?
    _ Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main : quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : "Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère." Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes, et les perroquets, sont mille fois moins malheureux que nous : les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.
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  • Par mellah, le 31 janvier 2013

    Quel est, dit Candide, ce gros cochon qui me disait tant de mal de la pièce où j'ai tant pleuré et des acteurs qui m'ont fait tant de plaisir ?  C'est un mal vivant, répondit l'abbé, qui gagne sa vie à dire du mal de toutes les pièces et de tous les livres ; il hait quiconque réussit, comme les eunuques haïssent les jouissants : c'est un de ces serpents de la littérature qui se nourrissent de fange et de venin ; c'est un folliculaire. Qu'appelez−vous folliculaire ? dit Candide.  C'est, dit l'abbé, un faiseur de feuilles, un Fréron. »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lie_Fr%C3%A9ron
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  • Par MysterChat, le 28 juillet 2012

    Pangloss, Candide, et Martin, en retournant à la petite métairie, rencontrèrent un bon vieillard qui prenait le frais à sa porte sous un berceau d’orangers. Pangloss, qui était aussi curieux que raisonneur, lui demanda comment se nommait le muphti qu’on venait d’étrangler. « Je n’en sais rien, répondit le bonhomme ; et je n’ai jamais su le nom d’aucun muphti ni d’aucun vizir. J’ignore absolument l’aventure dont vous me parlez ; je présume qu’en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement, et qu’ils le méritent ; mais je ne m’informe jamais de ce qu’on fait à Constantinople ; je me contente d’y envoyer vendre les fruits du jardin que je cultive. »
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