ISBN : 2290335363
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 557 notes) Ajouter à mes livres
On sait tout de Candide, sauf une chose : quel rapport l'auteur avait-il avec ses personnages ? Les a-t-il imaginés ou connus ? A-t-il partagé certaines de leurs aventures ? Est-il caché dans un coin du roman pour les observer ? Ce regard que Voltaire pouvait porter de ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 07 août 2011

    meyeleb
    Difficile de porter un avis sur une oeuvre qu'on a disséquée maintes fois avec les élèves... Chaque fois je me dis : laissons tomber ce bon vieux Candide, passons à autre chose...
    Chaque relecture pourtant est une délectation.
    Le style d'abord. Tout en décalage, on doit apprendre la connivence avec l'auteur, comprendre les clins d'oeil amusés, savourer les attaques implicites.
    Le message aussi. Dans une société où tout va mal (il paraît) et où les livres qui se vendent le plus prônent la béatitude et d'autres" utopitudes" dégoulinantes de mysticisme frelaté, il est bon de comprendre que le bonheur, ça se construit, ça se travaille, ça se mérite. Il est bon de comprendre qu'il faut être humble devant ce que la vie nous donne et que seules quelques valeurs (l'amitié, la solidarité, le travail) peuvent encore nous sauver.
    Candide, c'est ça au fond. Ne pas sombrer dans le pessimisme, comme l'ami Martin; ne pas nager dans l'illusion du "tout est bien" comme Pangloss; adopter la voie du juste milieu, par l'esprit critique cher aux philosophes des Lumières.
    Un beau conte donc.
    Voltaire ne s'est pas contenté d'écrire. A Ferney, il a essayé de concrétiser son idéal. Il a fait assécher des marais, embauché des paysans pour la culture de la soie, ouvert une fabrique de bas de soie, fait constuire une église (étonnant, non pour l'ennemi des jésuites!!) et un petit Théâtre afin d'ouvrir le peuple à la culture. Si vous passez par Ferney (Suisse), visitez sa maison devenue musée, vous y apprendrez quel grand homme il était.
    Un grand homme parmi d'autres, car lorsqu'on parle des Lumières, on saluera les idées politiques de Rousseau, et l'esprit plus que vif de Diderot... mais ça c'est une autre histoire... j'en parlerai peut-être dans une autre critique... :o)
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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 10 mars 2009

    chartel
    Le plus célèbre conte philosophique de Voltaire. Un concentré ironique et fabuleux d'un jeune homme embarqué par les tourments d'une Europe meurtrie par les guerres et confrontée à la découverte d'autres mondes. De la Westphalie à Constantinople en passant par le Portugal et un Eldorado improbable, Candide construit ses propres principes philosophiques au gré des événements rencontrés. Ces événements tournent souvent au tragique : guerres, violences, exécutions, tortures et supplices, enlèvements, vols et spoliations, puis tremblement de terre. L'expression, l'homme est un loup pour l'homme, prend ici tout son sens. Qu'importe la civilisation dont il est issu, la cruauté et le vice le gouvernent. L'enchaînement effréné des situations donne à ce récit un tempo haletant. On va de surprises en rebondissements pour en fin de compte ( ou de conte) s'apercevoir des hésitations du philosophe, pris entre le besoin de vivre en retrait pour se protéger des dangers d'une humanité étouffante et le désir irrépressible d'altérité et de reconnaissance à travers sa confrontation au monde.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 27 janvier 2012

    olivberne
    Candide peut faire peur, c'est long, c'est répétitif, mais on se prend vite au jeu en lisant et on ne lache plus le livre. Il y a à la fois de l'aventure, de l'humour, du grotesque et surtout, il faut lire entre les lignes, un texte à la fois philosophique, polémique et engagé. C'est de loin mon livre préféré de Voltaire, car il réunit tous les autres. Sa morale est édifiante: quand je suis dans mon jardin, je me dis aussi parfois "tais-toi et bêche!"
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    • Livres 5.00/5
    Par sofy74, le 14 novembre 2011

    sofy74
    Ce texte m'a valu une très bonne note à l'oral du Bac de Français ... j'ai osé le relire il n'y a pas bien longtemps et la magie est toujours la même . Comme quoi on ne se lasse pas des classiques du programme de première. Un écrit à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas encore .
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    • Livres 3.00/5
    Par vincentf, le 27 juin 2010

    vincentf
    Lire pour enseigner, c'est presque oublier qu'on lit. On pense à ce qu'on dit. On oublie ce qu'on lit. On oublie qu'on a lu. J'ai parlé d'ironie, de lumières, de conte ; j'ai évoqué l'esclavage, Montesquieu, l'Encyclopédie, Leibniz. Je me suis oublié. Au delà de son utilité didactique indéniable, est-ce que j'aime Candide ? N'y a-t-il pas quelque chose de trop facile dans l'ironie voltairienne, un rire et une pensée trop immédiats ? Pour être bien écrit, c'est bien écrit, rien à dire. La parodie fonctionne, c'est rocambolesque à souhait, invraisemblable à s'en lécher les babines, mais ça laisse sur sa faim. Voltaire, c'est les Lumières de destruction massive, le coup de pied dans la fourmilière, le rire satisfait. C'est assis. Et ça donne envie de se replonger dans Diderot.
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Citations et extraits

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  • Par Dionysos89, le 05 février 2012

    L'optimisme c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal.
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  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    -Eh bien ! Mon cher Pangloss, lui dit Candide, quand vous avez été pendu, disséqué, roué de coups, et que vous avez ramé aux galères, avez-vous toujours pensé que tout allait le mieux du monde ?
    -Je suis toujours de mon premier sentiment, répondit Pangloss; car enfin je suis philosophe : il ne me convient pas de me dédire...
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  • Par gteisseire2, le 27 juillet 2010

    Croyez-vous, dit Candide, que les hommes se soient toujours mutuellement massacrés comme ils font aujourd'hui ? Qu'ils aient toujours été menteurs, fourbes, perfides, ingrats, brigands, faibles, volages, lâches, envieux, gourmands, ivrognes, avares, ambitieux, sanguinaires, calomniateurs, débauchés, lunatiques, hypocrites et sots ?
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  • Par FleurCannibale, le 01 juin 2010

    Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du chateau, dans le petit bois qu'on appelait parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile. Comme mademoiselle Cunégonde avait beaucoup de dispositions pour les sciences, elle observa, sans souffler les expériences réitérées dont elle fut témoin; elle vit clairement la raison suffisante du docteur, les effets et les causes, et s'en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du désir d'être savante, songeant qu'elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide, qui pouvait aussi être la sienne.
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  • Par aur4li4, le 15 octobre 2010

    Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes.
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