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Par orbe, le 02/12/2012
La vérité crue de
Patrice Favaro
Dans la vie, on se fait tous des illusions, on se fabrique des rêves pour tenir le coup ; si jamais on voyait le monde tel qu'il est, si on se trouvait comme ça, tout à coup, le nez devant, alors... on s'enfuirait en courant comme des enfants et on irait se cacher sa tête dans le sable. C'est pour ça qu'on a un seuil. Avec d'un côté ce que l'on accepte de voir et de l'autre l'horreur sur laquelle on ferme les yeux. Seulement voilà, le seuil, il est pas au même endroit pour nous tous.
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Par orbe, le 01/12/2012
La vérité crue de
Patrice Favaro
il n'y a ni eux ni nous, ni les uns ni les autres, ni les hommes ni les bêtes, un seul et même grand corps, un corps unique, infini, qui mange, qui dort, qui soupire, qui aime, qui souffre et qui tremble à l'idée de la souffrance, personne n'est différent, tous faits de la même chair, qui naît, qui vit, qui saigne, qui se reproduit, qui meurt, et ça recommence sans cesees, un corps immense, sans limites, c'est pour cela que mes yeux courent dans tous le sens, pour l'embrasser tout entier, par amour, voilà la vérité que je voudrais dire aux autres, par amour, mais ils ne peuvent pas entendre, ils ne réalisent pas... la vérité leur échappe...
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Par baldassa, le 08/03/2013
La fille du loup de
Patrice Favaro
Il se tenait à la lisière d’une épaisse et sombre forêt. Comme d’habitude, il regardait avec une extrême attention ce qui se passait plus bas dans la vallée. Au milieu d’une prairie paissaient de belles et grasses brebis. Il aurait bien aimé s’en approcher mais le berger et ses chiens veillaient sur le troupeau. Il savait ce qui lui en coûterait de se montrer. C’était un loup, un vieux loup doté d’une gourmandise démesurée. Ce n’était pas là son seul défaut. Les loups libres et fier qui arpentaient le pays ne le fréquentaient guère, il n’était pas digne d’appartenir à leur corporation : c’était un loup paresseux, affreusement paresseux. Jamais il n’avait couru après un chevreuil, un cerf, une biche, jamais il n’avait poursuivi un chamois ou un mouflon sur les pentes escarpées des montagnes. Non, ce loup-là fuyait l’effort. Il préférait rester assis des journées entières à bonne distance du troupeau de brebis, se contentant de mettre la patte sur les jeunes étourdies qui échappaient de temps à autre à la surveillance du berger et s’égaraient dans sa direction. Il les croquait alors sans avoir eu à mener la moindre chasse. Un déshonneur pour tout vrai loup qui se respecte.
À plusieurs reprises par le passé il s’était approché du troupeau, mais uniquement la nuit quand le berger et ses chiens dormaient paisiblement dans leur chalet d’alpage après avoir conduit les brebis à la bergerie. Travestissant sa voix, il avait essayé de convaincre celles-ci de soulever le loquet qui fermait la porte en se faisant passer pour un mouton perdu venu d’un troupeau voisin. Il les avait suppliées de lui laisser passer la nuit en sécurité à l’intérieur du bâtiment. Il savait se montrer persuasif mais, alors qu’il touchait presque au but, il avait poussé à chaque fois un long hurlement de joie carnassière qui avait trahi sa nature de loup et dévoilé trop tôt son stratagème.
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On ne meurt pas, on est tué de
Patrice Favaro
Ils vivent à Nice, depuis peu, tous ensemble: Pa, Man, le petit frère de Gino et lui, Carlino, l'aîné. (...) Depuis qu'ils ont déménagé, il est en terre étrangère. Gino, au contraire, à gagné au change. Tous n'ont d'yeux que pour lui, maintenant qu'il est malade. Alors, bien sûr, Carlino est jaloux, carlino a de terribles pensées...
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On ne meurt pas, on est tué de
Patrice Favaro
"Patrice Favaro explore les sentiments de peur, d'injustice et de solitude de l'enfance. L'écriture se coule, laconique, poignante, dans la détresse d'un gamin, jusqu'aux larmes. L'émotion pure" Quatrième de couverture