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Jours de Chance de
Philippe Adam
Dans la vie les gens s'excusent pour des riens.On vous demande pardon quand on oublie de vous tenir la porte mais celui qui vous écrase les doigts n'a pas un mot pour ça.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
On se souvient de ce qu'on a gagné, ce qu'on a perdu on le met de côté,dans une case de la mémoire qui n'est pas rancunière.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
On part perdant.On croit que dans la vie les choses vont forcément mal tourner parce que c'est pour nous dans la logique du monde mais, quand elles tournent à notre avantage,on n'a pas le temps de changer, on a gardé malgré soi la même tête et dans cette tête la même mentalité-on part perdant.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
L'habitude de jouer qui pousse à jouer encore,même après, comme si l'on avait passé un contrat avec la chance et qu'il fallait maintenant lui verser un loyer,lui payer des traites,rembourser petit à petit ce qu'elle nous a laissé lui voler.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
J'avais des millions mais j'étais toujours un pauvre type.Entre ce pauvre type et le milionnaire,je ne savais plus trop où j'étais.J'aurais voulu pouvoir me cacher derrière moi.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
On peut être, mais véritablement être son argent.On ne joue que pour ça.Pour être visiblement, véritablement son argent.
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Par kathy, le 20/04/2011
Les centenaires de
Philippe Adam
Lentement ils s'étaient habitués l'un à l'autre.
Ils avaient même été heureux, parfois, se surprenant à s'embrasser au réveil, à se tenir la main en public, à se faire des scènes pour une chaudière en panne, un slip oublié sur la table de la cuisine, une paire de chaussettes glissées sous l'oreiller.
C'avait été cinquante-deux années d'une vie qu'ils avaient travaillé à rendre commune, où ils s'étaient peu à peu apprivoisés, chacun bâillonnant sa colère et mettant de côté ses griefs, étouffant ses désirs et cette envie de s'enfuir et de tout planter là qui les prenait l'un et l'autre quand, au détour d'un rayon de supermarché, ils se perdaient de vue, chacun pensant que c'était le moment ou jamais, qu'il avait les clés de la voiture, et que leur histoire pourrait s'arrêter maintenant.
Ils étaient restés.
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Par brigetoun, le 04/03/2010
France audioguide de
Philippe Adam
En ce temps-là les saisons étaient douces, tellement qu on les sentait passer comme des caresses, des mains qui peu à peu se faisaient plus nombreuses, plus douces, plus nombreuses et plus lourdes, et chaque année plus lourdes, et chaque année plus nombreuses, pesantes au point qu on finissait par doucement s incliner, voyant de plus près la terre, voyant de plus près le sol, et bientôt ne voyant plus rien, s allongeant alors pour se laisser une dernière fois câliner.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
La tristesse laisse un goût que la chance n'efface pas.
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Jours de Chance de
Philippe Adam
J'ai fait le vide autour de moi.Je devrais être content,aujourd'hui,et d'ailleurs je le suis.Mais pas tant que ça.Pas tant que ça.