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Histoires de la nature de
Pline l`Ancien
A toutes autres espèces donna à se vestir
Chacun en suffisance et selon son besoin
Ainsi fournit coquille, et gousse et peau épaisse,
Piquants, fourrure drue, soies, poils, duvet et plume,
Longue penne, dure écaille, toison de molle laine
Jusqu’aux troncs et aux tiges des arbres et des plantes,
Qu’elle défendît d’écorce et de mince pelure,
Et quelquefois redoublant l’effet,
Contre les durs assauts et du chaud et du froid ;
Et seul l’homme, pauvre hère, elle a laissé tout nu,
Posé sur la terre vierge et depuis sa naissance,
Gémissant et piaulant depuis le premier jour,
Depuis la première heure de sa venue au monde.
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Histoires de la nature de
Pline l`Ancien
le miel tombe du ciel surtout au lever des astres
C’est sur les chênes, les tilleuls, et les roseaux que les abeilles recueillent le miel le meilleur et le moins désagréablement affecté par le goût du feuillage
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Histoires de la nature de
Pline l`Ancien
La passion d’agir conduit les hommes à fouiller la terre sous divers prétextes : pour s’enrichir, on extrait l’or, l’argent, l’électrum, le cuivre ; pour le plaisir des yeux, les pierres précieuses et les pigments dont on coloriera murs et boiseries ; enfin pour l’amour de la violence, le fer, plus précieux encore que l’or au milieu des massacres de la guerre.
Nous traquons la Terre dans toutes ses fibres et continuons à vivre au-dessus des gouffres que nous avons creusés. Pourquoi alors nous étonner qu’elle puisse et s’ouvrir et trembler ?
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Histoires de la nature de
Pline l`Ancien
L’ Homme
Dans le domaine des remèdes apportés l’homme par l’homme, il est une question fondamentale et toujours sans solution : les paroles et les incantations ont-elles un pouvoir quelconque ? Si elles font véritablement effet, il faudrait que l’homme en ait une conscience nette. Les hommes les plus savants récusent cette idée et pourtant, sans nous en rendre compte, nous vivons chaque heure de notre vie comme si nous y croyions.
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Histoires de la nature de
Pline l`Ancien
Au solstice d’été, l’olivier, le peuplier blanc, les saules tournent leurs feuilles à l’envers ; au solstice d’hiver, les tiges de menthe qu’on suspend au plafond pour les faire sécher refleurissent. Seul s’en étonnera celui qui n’a pas vu la plante, justement appelée héliotrope, regarder le soleil et tourner avec lui chaque jour, même s’il est caché par les nuages.
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Histoires de la nature de
Pline l`Ancien
Mais l’astre qui force l’admiration des hommes, le plus familier sur la terre, celui que la Nature a inventé pour remédier aux ténèbres c’est la lune