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Citations de Rémy d` Aversa (16)


Un peu plus loin, sur le tapis, gisait la victime, allongée sur le ventre, la face légèrement tournée sur le côté gauche. Elle avait la partie arrière du crâne défoncée ; un trou béant laissait entrevoir un amas de matière cervicale d’un rouge noirâtre. Roccasecca ne put déterminer à ce stade la couleur exacte de ses cheveux ; elle les portait mi-courts, c’est tout ce qu’il pouvait constater.
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La lisière de la forêt était toute proche ; une épaisse forêt noire, froide, aux arbres serrés. Elle lui parut impénétrable, même pour les rayons du soleil. La route se terminait ici ; au-delà de cette habitation, il semblait ne plus y avoir âme qui vive.
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Roccasecca serra la main de deux gendarmes qui s’apprêtaient à partir ; Madame la procureure, pour des raisons plus personnelles qu’administratives, avait saisi le service régional de police judiciaire de cette enquête. En réalité, il serait plus juste d’avouer qu’elle jubilait à l’idée de collaborer à nouveau avec Roccasecca, pour lequel elle ressentait, depuis une brève aventure tumultueuse, plus qu’une inclination. Mais le capitaine n’était pas dupe, il se doutait qu’il y aurait un prix à payer pour l’attribution intentionnelle de cette affaire. Clotilde Clémence, procureure de Lyon, quant à elle, savait qu’il n’était pas homme à se débiner.
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Celui qui était devenu son ami par la force des choses, le médecin légiste Andoni Urcelay, que l’on attendait par ailleurs pour délivrer le certificat de décès, trouvait que c’était bon signe de ne jamais s’habituer à l’horreur et d’inventer, en réponse, des stratégies de contournement, d’évitement ou d’acceptation. Lui-même avait sa propre façon de se « mettre en condition » avant de pratiquer une autopsie.
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On ne s’habitue jamais à une scène de crime. Et même si celle-ci n’était pas sa première (...)
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le médecin légiste Andoni Urcelay, que l’on attendait par ailleurs pour délivrer le certificat de décès, trouvait que c’était bon signe de ne jamais s’habituer à l’horreur
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Madame la procureure, pour des raisons plus personnelles qu’administratives, avait saisi le service régional de police judiciaire de cette enquête. En réalité, il serait plus juste d’avouer qu’elle jubilait à l’idée de collaborer à nouveau avec Roccasecca, pour lequel elle ressentait, depuis une brève aventure tumultueuse, plus qu’une inclination.
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— Tu sais, Santo, répondit le légiste, je n’aime pas trop m’avancer avant l’autopsie, mais je dirais que sa mort remonte à vingt-quatre heures, approximativement. En tenant compte de la température de la pièce, de la température du corps, des rigidités cadavériques marquées, de la couleur et de la consistance de son sang, ainsi que de l’emplacement des lividités cadavériques, je dirais entre vingt-quatre et trente-six heures.
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Tout semblait être à sa place ici et, de ce parfait ordonnancement, Roccasecca tira quelques conclusions sur la personnalité de Zoé Monaco. Ce devait être une femme organisée, méticuleuse, rigoureuse. Puis il remarqua ce livre, posé sur une table de chevet, Le Lambeau, de Philippe Lançon, qu’on venait de lui offrir à lui aussi. Il n’avait pas encore pris le temps de le commencer. Il pensa que Zoé non plus d’ailleurs, parce qu’un marque-page, citant un extrait de Sérotonine de Michel Houellebecq, se trouvait encore sur le livre fermé. Il ne put s’empêcher de lire : « Il existe certaines zones de la psyché humaine qui demeurent mal connues, parce qu’elles ont été peu explorées, parce qu’heureusement peu de gens se sont trouvés en situation d’avoir à le faire, et que ceux qui l’ont fait ont en général conservé trop peu de raison pour en produire une description acceptable. […]
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Ce sont les cris de l’enfant qui ont alerté le voisin. Et la porte, cette porte mal fermée, qui claquait contre le chambranle. En arrivant sur place, le capitaine Santonino Roccasecca – Rocca pour quelques connaissances, Santo pour les intimes, et Capitaine pour les autres – constata qu’il n’était pas le premier sur les lieux. Deux véhicules de police stationnaient déjà au beau milieu d’un pré, gyrophare encore allumé pour l’un d’entre eux. Roccasecca serra la main de deux gendarmes qui s’apprêtaient à partir ; Madame la procureure, pour des raisons plus personnelles qu’administratives, avait saisi le service régional de police judiciaire de cette enquête. En réalité, il serait plus juste d’avouer qu’elle jubilait à l’idée de collaborer à nouveau avec Roccasecca, pour lequel elle ressentait, depuis une brève aventure tumultueuse, plus qu’une inclination. Mais le capitaine n’était pas dupe, il se doutait qu’il y aurait un prix à payer pour l’attribution intentionnelle de cette affaire. Clotilde Clémence, procureure de Lyon, quant à elle, savait qu’il n’était pas homme à se débiner.
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Il estimait que c’était le meilleur service qu’il pouvait rendre à la victime que de se comporter en véritable scientifique : froid mais méticuleux, efficace.
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Il ne pénétrait jamais dans un appartement ou dans une maison ensanglantée sans avoir respiré un grand coup auparavant ni sans s’être « mis en condition » pour affronter l’horreur. « Se mettre en condition », cela signifiait pour lui gommer tous les affects et regarder le plus objectivement possible tout ce qui l’entourait sans se laisser submerger par des considérations d’ordre psychologique.
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On ne s’habitue jamais à une scène de crime. Et même si celle-ci n’était pas sa première, loin de là, Roccasecca redoutait toujours de s’y confronter. Il ne pénétrait jamais dans un appartement ou dans une maison ensanglantée sans avoir respiré un grand coup auparavant ni sans s’être « mis en condition » pour affronter l’horreur.
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Un agent lui fit signe mais, avant de pénétrer sur la scène du crime, il souhaitait faire le tour de la maison, comme à son habitude. Commencer par l’extérieur : un rituel qui lui permettait de s’imprégner de l’atmosphère du lieu.
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En se dirigeant vers la maison, en contrebas, Roccasecca constata que le lieu était déjà sécurisé et circonscrit en bonne et due forme pour empêcher quiconque de polluer la scène de crime.
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Ce sont les cris de l’enfant qui ont alerté le voisin. Et la porte, cette porte mal fermée, qui claquait contre le chambranle. En arrivant sur place, le capitaine Santonino Roccasecca – Rocca pour quelques connaissances, Santo pour les intimes, et Capitaine pour les autres – constata qu’il n’était pas le premier sur les lieux. Deux véhicules de police stationnaient déjà au beau milieu d’un pré, gyrophare encore allumé pour l’un d’entre eux.
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Il se tourna vers elle, hors de lui. "Comment peux-tu accepter une vie tellement restreinte et étriquée? C'est à Nogent et chez nos amis que j'irai et sans toi." Il partit dans la nuit zébrée par des éclairs, sous la pluie dont la violence redoublait, cravachant son cheval, le visage offert à cette liberté retrouvée.

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