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Par Gwordia, le 20/06/2012
Sashenka de
Simon Sebag Montefiore
Une seconde suffit parfois à changer le destin.
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Par Aela, le 26/01/2011
Staline : La cour du Tsar rouge de
Simon Sebag Montefiore
Les sentiments de Staline pour sa mère avaient dû être mitigés à cause des corrections qu'elle lui infligeait et de ses prétendues liaisons avec ses employeurs. La clé de cette énigme de la mère sainte et de la putain se trouve peut-être dans la bibliothèque de Staline. En effet, il a souligné un passage de Résurrection de Tolstoï, qui parle d'une mère à la fois bonne et méchante. Mais elle avait tendance à lâcher des commentaires peu délicats, bien que plein d'humour caustique.
Un jour, Staline, assis à ses côtés et tous sourires, lui posa une question révélatrice:
"Pourquoi me battais-tu si fort?"
"C'est pour ça que tu as bien tourné" répondit-elle avant de demander:
"Iossif, qui es-tu maintenant au juste?"
"Eh bien, tu te souviens du tsar? Je suis un peu un tsar."
"Tu aurais mieux fait de devenir prêtre" lui répondit-elle, remarque qui enchanta Staline.
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Par paulotlet, le 23/08/2012
Sashenka de
Simon Sebag Montefiore
Leonid se précipita à la porte d'entrée; Pâle et exaltée, Sashenka était apparue, vêtue comme une institutrice de province; qui plus est, elle empestait la cigarette, la soupe et le peuple. Même les bolcheviks devraient s'appliquer de la poudre et du rouge à lèvres! s'insurgeait intérieurement sa mère.
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Par Woland, le 07/02/2012
Le jeune Staline de
Simon Sebag Montefiore
[...] ... Au début, les livres n'étaient pas vraiment des brûlots de la conspiration marxiste mais le genre de textes inoffensifs qu'interdisait le séminaire. Les garçons participaient à un club d'ouvrages mis à l'index, "la Bibliothèque Bon Marché" et commencèrent à récupérer d'autres livres d'une librairie tenue par un ancien narodnik (= disciple d'Alexandre Herzen et adepte d'un socialisme "à la russe). "Rappelle-toi la petite librairie et son propriétaire", écrivit plus tard Iremachvili (= ami d'enfance de Staline mais d'obédience menchevik) au grand Staline. "Comment nous réfléchissions et parlions là à voix basse à propos de grandes questions sans réponse !" Staline découvrit les romans de Victor Hugo, en particulier "Quatre-vingt-treize", dont le héros, Cimourdain, prêtre et révolutionnaire, deviendrait un de ses prototypes. (1) Mais Hugo était strictement interdit par les religieux.
La nuit, Tache Noire (= un prêtre spécialement haï par les élèves et qui devait son surnom au jeune Djougachvili) patrouillait dans les couloirs, vérifiant sans cesse si les lumières étaient éteintes, si les garçons n'étaient pas occupés à lire ou à se livrer à d'autres vices plaisants. Dès qu'il s'éloignait, ils rallumaient les bougies et se remettaient à lire. Sosso (= diminutif géorgien pour Josef) bien entendu "exagérait et dormait à peine ; les yeux larmoyants, il paraissait malade. Lorsqu'il commença à tousser plusieurs nuits de suite," Iremachvili "lui retira le livre des mains et souffla la chandelle." ...
(1) : Hugo décrit ainsi ce personnage : "Personne ne l'avait vu pleurer. Vertu inaccessible et glaciale. Il était l'effrayant homme juste. Pas de milieu pour un prêtre dans la Révolution. (...) Il fallait qu'il fût infâme ou qu'il fût sublime. Cimourdain était sublime ; mais sublime dans l'isolement, dans l'escarpement, dans la lividité inhospitalière ; sublime dans un entourage de précipices. Les hautes montagnes ont cette virginité sinistre." Victor Hugo - "Quatre-vingt-treize" - Paris - Classiques Garnier - 1963 - Page 140 ... [...]
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Par Woland, le 07/02/2012
Le jeune Staline de
Simon Sebag Montefiore
[...] ... Sosso ferma lui-même les yeux de Kato. Accablé, il réussit à se tenir aux côtés du corps de sa femme avec le reste de la famille, pour une photographie, puis il s'effondra. "Personne ne pouvait croire qu'il était aussi blessé," écrivit Elisabedachvili (= ami de Staline, d'obédience bolchevik). Il sanglotait qu'"il n'avait pas réussi à la rendre heureuse."
Sosso était si désespéré que ses amis craignirent de lui laisser son Mauser. "J'étais si accablé de chagrin que mes camarades me retirèrent mon pistolet," raconta-t-il plus tard à une petite amie. "Je réalisais le nombre de choses que je n'avais pas appréciées dans la vie. Quand ma femme était en vie, certaines fois je ne rentrais pas le soir. Je lui disais de ne pas s'inquiéter à mon sujet mais, lorsque je revenais à la maison, elle était assise là. Elle avait veillé toute la nuit."
Le décès fut annoncé dans le journal "Tskaro" ( 1 ) ; et les funérailles se déroulèrent à neuf heures du matin, le 25 novembre 1907, à l'église Kouloubanskaïa, tout à côté de la demeure des Svanidze - là où ils s'étaient mariés. La dépouille fut ensuite transportée à travers la ville et inhumée à l'église de Sainte-Nina, à Koubia. Les funérailles de rite orthodoxe furent tout à la fois éprouvantes et burlesques. Staline, pâle et en larmes, "était très abattu, cependant il me salua de façon amicale, comme au bon vieux temps," se souvient Iremachvili. Sosso l'entraîna à part : "Cette créature", il désigna le cercueil ouvert, "a adouci mon coeur de pierre. Elle est morte et, avec elle, meurent les derniers sentiments d'affection que pouvait m'inspirer l'humanité." Il se posa la main sur le coeur : "Là, c'est si désespéré, si indescriptiblement désolé."
( 1 ) : La réaction de Staline à cette mort est très comparable à son comportement après le suicide de sa seconde épouse, Nadia Allilouïeva, en 1932 : menace de suicide, apitoiement sur soi-même et autocritique pour négligence. ... [...]
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Par manuel007, le 01/03/2011
Le jeune Staline de
Simon Sebag Montefiore
Sous vos yeux se dresse le héros de Gogol qui pris d'aberration se crut roi d'Espagne, tel est le sort de tous les mégalomanes.
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Par Gwordia, le 20/06/2012
Sashenka de
Simon Sebag Montefiore
Au pays où le flot brille
Sur le roc désert et noir...
Une tendre magicienne
M'a donné un talisman
Et m'a dit avec tendresse :
"Conserve mon talisman
Il t'est offert, je le confesse,
Dans un amoureux élan."
Alexandre Pouchkine, Le Talisman
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Par Gwordia, le 20/06/2012
Sashenka de
Simon Sebag Montefiore
- (...) Vous et moi, Sashenka, nous sommes des vampires. Je me nourris du sang des travailleurs et vous de celui des capitalistes qui eux-mêmes vivent du sang des ouvriers. Plutôt darwinien, non ?"
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Par Gwordia, le 20/06/2012
Sashenka de
Simon Sebag Montefiore
Il se trouvait dans la capitale du plus grand empire au monde, gouverné par les hommes les plus stupides du pays, au coeur de la guerre la plus meurtrière de l'Histoire.
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Par Gwordia, le 20/06/2012
Sashenka de
Simon Sebag Montefiore
"Si tu aimes, aime avec fougue ; si tu menaces, fais-le avec passion", avait écrit le poète Tolstoï.