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Par Spilett, le 25/03/2010
A cause de la nuit de
James Ellroy
Le père de Johnny le tient pour une mauviette et organise une cérémonie initiatique afin d'exalter sa virilité: il faut qu'il achève le vieux chien de chasse de la maison. Johnny refuse et son père l'expédie dans un "centre d'apprentissage" dirigé par des sœurs appartenant à une secte extrémiste. Les sœurs enferment Johnny sans pain ni eau dans une cave infestée de rats, et ne lui donnent pour se défendre qu'une unique pelle. Deux jours passent. Johnny se recroqueville dans un coin et hurle à en perdre la voix tandis que les rats lui mordillent les jambes. Le troisième jour il s'endort par terre et lorsqu'il se réveille il aperçoit un énorme rat qui détale, un morceau de sa lèvre entre les pattes. Johnny hurle, s'empare de la pelle et frappant furieusement, il extermine tous les rats de la cave. Le père de Johnny le ramène à la maison le jour suivant. Il passe une main bourrue dans ses cheveux en l'appelant "le petit ratier de papa". En arrivant, Johnny se dirige droit sur le râtelier à fusils de son père, saisit un fusil de calibre 12 et d'un pas assuré se rend au chenil où cinq Labradors et cinq chien d'arrêt à poils ras gambadent derrière le grillage. Johnny les fait passer de vie à trépas, il fait demi-tour et soutient le regard de son père qui pâlit, puis s'évanouit. Des semaines passent. Son père l'évite.
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Par TwiTwi, le 13/04/2010
Crimes en série de
James Ellroy
Ce n'est pas Disneyland quand on te tire de ton lit à 3 heures du matin. Mais quand tu arrives sur les lieux du meurtre, c'est comme si tu entrais à Disneyland et que tu voyais au loin la descente en bobsleigh du Matterhorn. Ce n'est pas Disneyland quand tu vois des horreurs, mais c'est Disneyland au tribunal quand le premier juré annonce : 'coupable', et que tu fonds en larmes comme la famille de la victime.[une dent contre le crime]
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Par toto, le 03/05/2010
Underworld USA de
James Ellroy
Macaque Junkie se payait la tête de Sonny Liston. cela mettait Sonny en rogne. Sonny lâchait la purée sur les drag-queens et ne bandait pas pour Ali. Sa virilité avait perdu tout son jus.
Jomo prenait des appels. Junior se bâfrait de biscuits trempés dans le cognac. Le numéro de Milt traînait en longueur. Wayne et Marsh regardaient Sonny bouillir intérieurement.
Il pleuvait. Le toit fuyait. Le papier peint à rayures se décollait. Un Dr Guérit-Tout devait 350 dollars à Tiger Kab. Il remboursait sa dette en Desoxyn et en Dilaudid. Sonny et Jomo étaient défoncés au cocktail métamphétamine/méthadone.
Macaque Junkie minaudait, aujourd'hui. Macaque Junkie lissait sa coupe afro et faisait sa bouche en cul de poule.
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Par gaillard1, le 18/09/2010
Le Quatuor de Los Angeles, tome 1 : Le Dahlia noir de
James Ellroy
Je jaugeais le bonhomme. La quarantaine passée. Gras et un peu chauve, mais vraisemblablement costaud - comme un ancien athlète dont la pèche se transforme en jugeote quand le corps ne suit plus.
Ellroy James, le Dahlia noir, trad. Fred Michalski
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Par TwiTwi, le 13/04/2010
Crimes en série de
James Ellroy
Ses arguments étaient simples : c'est ma mort qui t'a donné une voix, et j'ai besoin de toi pour que tu me reconnaisses au-delà de l'exploitation que tu en as faite. [L'assassin de ma mère]
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La malédiction Hilliker de
James Ellroy
De la mère aux épouses et aux amantes, toute l'oeuvre d'Ellroy procède du féminin et trouve sa source dabs cet héritage maternzl : l'obssssion. En six mouvements d'une tumultueuse symphonie, James Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes qui ont comtpé dans sa vie, à commencer par la première d'entre toute : Geneva Hilliker Ellroy objet d'une "malédiction" que son fils lança contre elle, enfant, souhaitant la voir morte. Après MA PART D'OMBRE et la vaine traque de l'assassin de sa mère, Ellroy entreprend une autre forme d'exorcisme : annuler cette malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de "ELLE" à "ELLES". Les femmes comme cristalisation du désir, objets de fantasmes libérateurs ou destructeurs, sources d'influencer ou d'inspiration littéraire sont au centre de ce récit dans lequel Ellroy se raconte avec une féroce absence de complaisance, qui prend parfois l'allure d'une poignante confession.
Mélange de rigueur, de mysticisme et de sexualité, ce livre , à la forme dépouillée et au contenu électrique, rassemble toutes les fulgurances et les faiblesses d'un homme hors du commun.
C'est aussi un indispensable mode d'emploi littéraire pour qui s'intéresse à l'oeuvre d'Ellroy.
Il est impossible de ne pas éprouver de sympathie pour ce petit garçon abandonné qui vit en Ellroy et aspire à la rédemption et à la libération.
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Par TwiTwi, le 07/06/2009
La Confidential de
James Ellroy
- Sergent Vincennes, LAPD. Uniquement une adresse , pour Timothy V-A-L-B-U-R-N, masculin, blanc, entre vingt-cinq et trente ans. Je crois qu'il habite dans le district de Wishire.
- Je note. Restez en ligne, s'il vous plaît.
Jack resta en ligne ; l'employé revint.
- C'est bien Wilshire. 432, South Lucerne. Dites, Valburn, ce n'est pas le mec souris de l'émission de Dieterling ?
- Si.
- Ben ... euh ... pourquoi êtes-vous après lui ?
- Possession de fromage de contrebande.
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Par Couperine, le 03/12/2010
American tabloïd de
James Ellroy
Kemper sortit sa tenue pour l'entrevue. Il mit au net quelques mensonges et appela Sally Lefferts.
Le téléphone sonna deux fois.
- Euh, allô - le petit garçon de Sally avait décroché.
- Fils, va me chercher ta mère. Dis-lui que c'est un ami du bureau.
- Euh... oui, m'sieur.
Sally vint en ligne.
- Qui est membre du personnel des bureaux du Sénat qui se permet de venir tarabuster une pauvre assistante surchargée de travail?
- C'est moi, Kemper.
- Kemper, mais qu'est-ce qu'il te prend de me téléphoner avec mon mari dans l'arrière-cour au moment où je te parle?
- Chut. Je t'appelle pour une recommandation d'emploi.
- Qu'est-ce que tu racontes? Serais-tu en train de me dire que M. Hoover s'est finalement aperçu de tes manières infâmes à l'égard des femmes et qu'il t'a montré la porte?
- J'ai pris ma retraite, Sally. Je me suis servi d'une clause dispensatoire pour service dangereux et j'ai pris ma retraite avec trois ans d'avance.
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Par Spilett, le 09/02/2010
Le Quatuor de Los Angeles, tome 1 : Le Dahlia noir de
James Ellroy
C'était l'aube. Je sortis sur le perron et ramassai l'édition du matin du Hérald. Au-dessus d'un portrait d'Elisabeth Short, au beau milieu de la page, le titre du jour était: "Le meurtre sadique: on recherche les petits amis." Le portrait portait en légende: "Le Dahlia Noir", suivi de: "La police enquête aujourd'hui sur la vie amoureuse d'Elisabeth Short, 22 ans, victime du loup-garou sadique dont les aventures avaient transformé selon des amis une innocente jeune fille en délinquante folle de son corps, toujours vêtue de noir, et répondant au surnom de "Dahlia Noir".
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Par patouche, le 11/12/2011
Underworld, Tome 2 : American Death Trip de
James Ellroy
Nous avons alors installé au Sud-Vietnam un homme à nous.
Ngô Dinh Diêm .Diêm était catholique .Pro-Américain , antibouddhiste, anticommuniste, et hostile aux colonialistes français. Nos agents ont ensuite truqué un référendum qui permit à Diêm de remplacer Bao Dai comme chef de l'état.( L'opération manquait de subtilité : ils ont fait obtenir à Diêm davantage de voix qu'il n'y avait de votants.)