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Par Seiren, le 29/01/2012
La malédiction d'Edgar de
Marc Dugain
L' électeur nous laissera toujours le sale boulot. Il sait bien que là-haut les choses ne sont pas si claires. Mais il ne sait pas toujours à quel point. Quand il le découvre, il fait mine de s'en offusquer. Mais tant qu'il est devant son téléviseur avec une bière bon marché et qu'il y a de l'essence dans le réservoir de sa voiture, il est plutôt satisfait que d'autres fassent le sale boulot à sa place. Il est comme tout le monde, pris entre le rêve et la réalité.
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Par ides60, le 01/07/2010
La chambre des officiers de
Marc Dugain
car moi, le mutilé de la face, je ne vieillirai pas. La guerre m'a fait vieillard à vingt-quatre ans. Je n'ai pas eu le courage de me suicider. J'ai eu le courage de ne pas me suicider. La rancoeur, l'aigreur menacent. Je fais face à l'ennemi intérieur.
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La malédiction d'Edgar de
Marc Dugain
Une de mes maximes préférées a été mise ici en valeur et a permis à Hoover de rester au pouvoir:''Il faut choisir les batailles que l'on peut gagner. ''
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Par Peggy, le 22/03/2009
La chambre des officiers de
Marc Dugain
Je suis réveillé quelques heures plus tard par une douleur si forte et si diffuse que je suis incapable d'en localiser l'origine précise. Mes pieds bougent. Les deux. Les mains aussi. Chacun de mes yeux perce la semi-obscurité. Je suis entier. Avec ma langue, je fais le tour de ma bouche. En bas, elle vient s'appuyer sur les gencives de la machoire inférieure : les dents ont été pulvérisées. Les hauteurs, elles, s'annoncent comme un couloir sans fin ; ma langue ne rencontre pas d'obstacle et lorsqu'elle vient toucher les sinus, je décide d'interrompre cette première visite. C'est tout ce vide qui me fait souffrir.
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Une exécution ordinaire de
Marc Dugain
(de mes années d’enseignement) Il reste toutefois celui des conseils de classe, en fin d’année, à l’époque soviétique, quand le chef d’établissement demandait de majorer les notes, pour que le maximum de nos élèves passent dans la classe supérieure et que le lycée remplisse les objectifs assignés par le plan. p 219
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Par Nanne, le 19/05/2008
La chambre des officiers de
Marc Dugain
Nous éprouvions ce sentiment d'extrême liberté qui est l'apanage de ceux qui sont débarrassés de leur image et ont retirés, du voisinage de la mort et de la cohabitation quotidienne avec la souffrance, cette distance avec ce qui rend l'homme si petit et si étriqué.
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Par caro64, le 21/09/2010
L'insomnie des étoiles de
Marc Dugain
Quand le mal atteint de tels sommets, le bien ne connaît plus de plaine.
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Par luocine, le 27/02/2011
L'insomnie des étoiles de
Marc Dugain
Ce peuple avait défié les lois de la pesanteur humaine dans un allègrement fanatique. On ne sentait ni regret, ni peur, ni culpabilité, il était simplement dégrisé, étourdi de n’être rien de plus que les autres, réduit jour après jour à trouver sa pitance. Le Reich millénaire déchu avait fait de ses hommes et de ses femmes de petits rongeurs anonymes surpris par l’hiver sidéral qu’ils avaient eux-mêmes soufflés à leur manière.
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Par kathel, le 04/11/2010
L'insomnie des étoiles de
Marc Dugain
Les lettres de son père étaient rangées par ordre d'arrivée dans un grand secrétaire bancal en bois sombre et de facture grossière. L'adolescente l'avait poussé près du poêle pour le protéger de l'humidité. Les lettres avaient été disposées sur la dernière étagère. Elle n'en avait ouvert que deux, les deux premières. Les autres étaient restées cachetées et soigneusement empilées à mesure qu'elle les recevait. Une fois ses lunettes perdues, Maria avait renoncé à lire. Profitant de ses longues journées de désoeuvrement, elle avait essayé de se fabriquer une loupe avec du verre de bouteille, mais cela ne produisait qu'une déformation surréaliste des mots. "Mon père ne peut pas m'annoncer sa propre mort", s'était-elle dit pour se réconforter. Elle avait décidé de patienter jusqu'au jour où les conditions lui permettraient de se procurer de nouveaux verres épais à monture noire qui avaient fait d'elle autrefois la risée de ses camarades d'école. Des quolibets douloureux resurgissaient, réveillant la nostalgie d'un temps révolu. Ce temps-là était pourtant bien le sien, celui d'un monde familier et domestiqué proche du bonheur.
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Par jostein, le 04/10/2010
L'insomnie des étoiles de
Marc Dugain
La haine est bien utile pour mobiliser les tueurs, vient ensuite l'utilité, puis la nécessité.