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Par Eric75019, le 02/10/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
Nous nous sommes rendus dans la zone. Les statistiques sont bien connues : il y a huit cents "sépulcres" autour de Tchernobyl. Il s'attendait à des fortifications d'une complexité inouïe alors que ce ne sont que de simples fosses. C'est là que l'on a enterré la "forêt rousse" abattue sur cent cinquante hectares autour du réacteur (dans les deux jours qui ont suivi la catastrophe, les sapins et les pins sont devenu rouges, puis roux). Là gisent des milliers de tonnes de métal et d'acier, des tuyaux, des vêtements de travail, des constructions en béton. Il m'a montré une vue aérienne publiée par un magazine anglais... Des milliers de voitures, de tracteurs, d'hélicoptères... Des véhicules de pompiers, des ambulances... C'était le plus important sépulcre, près du réacteur. Il voulait le photographier dix ans après la catastrophe. On lui avait promis une bonne rémunération pour cette photo. Mais nous avons tourné en rond, d'un responsable à l'autre, et tous refusaient de nous aider : tantôt il n'y avait pas de carte, tantôt il manquait une autorisation. Et puis, j'ai fini par comprendre que le sépulcre n'existait plus que dans les rapports. En réalité, tout a été pillé, vendu dans les marchés, utilisé comme pièces détachées par des kolkhozes et des particuliers.
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Par canel, le 23/04/2012
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
[Tchernobyl]. Pour la petite Biélorussie de dix millions d'habitants, il s'agissait d'un désastre à l'échelle nationale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sur la terre biélorusse, les nazis avaient détruit 619 villages et exterminé leur population. A la suite de Tchernobyl, le pays en perdit 485. Soixant-dix d'entre eux sont enterrés pour toujours. La guerre tua un Biélorusse sur quatre ; aujourd'hui, un sur cinq vit dans une région contaminée. Cela concerne 2,1 millions de personnes, dont sept cent mille enfants. Les radiations constituent la principale source de déficit démographique. (p.7-8)
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Par alicejo, le 28/04/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé, qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination.
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Par dandoune, le 05/11/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
Avez-vous entendu parler des hibakushi de Hiroshima ? Les survivants de l’explosion… Ils ne peuvent se marier qu’entre eux. On n’en parle pas, chez nous. On n’écrit rien à ce sujet… Mais nous existons, nous autres, les hibakushi de Tchernobyl…
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Par zazimuth, le 18/04/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
Ceux qui ont vécu des humiliations ou qui ont connu la vraie nature de l'homme se fuient inconsciemment les uns les autres. (p.119)
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Par dandoune, le 25/10/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
On vit... On est un homme ordinaire. Un petit homme. Comme tout le monde, on va au travail et on rentre du travail. On reçoit un salaire moyen. Et on part en vacances une fois l'an. Un homme normal, quoi ! Et puis, un beau jour, on se transforme en un homme de Tchernobyl, en une curiosité !
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Par zazimuth, le 18/04/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
Un événement raconté par une seule personne est son destin. raconté par plusieurs, il devient l'Histoire. ( p.32)
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Par micky05, le 22/04/2012
La guerre n'a pas un visage de femme de
Svetlana Alexievitch
«Je ne sais pas si je pardonnerais aujourd'hui. Je ne saurais le dire. Ma vie ne me suffira pas à surmonter tout ce que j'ai vu à la guerre. Ma vie entière n'y suffira pas... Parfois, je voudrais pleurer. Mais je n'y arrive pas... »
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Par alicejo, le 02/05/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
Nous vivons dans un pays de pouvoir et non un pays d'êtres humains. L’État bénéficie d'une priorité absolue. Et la valeur humaine est réduite à zéro.
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Par alicejo, le 29/04/2011
La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de
Svetlana Alexievitch
De mon point de vue, nous sommes des cobayes pour des expériences scientifiques. Un laboratoire international... Sur les dix millions de Biélorusses, plus de deux vivent en zone contaminée. C'est un gigantesque laboratoire du diable... On vient chez nous de partout... On écrit des thèses... De Moscou et de Saint-Pétersbourg, du Japon, d'Allemagne, d'Autriche... Ils préparent l'avenir...