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Le Plus Petit Zoo du monde de
Thomas Gunzig
« Il suivit l’homme en tenue de chirurgien jusqu’à un bureau où une jeune fille semblait les attendre d’un air un peu triste. Elle portait un tailleur un peu ringard, un imprimé gris avec épaulettes, mais excepté cela, elle était vraiment jolie. Très joli. Un visage harmonieux, de longs cheveux sombres. Henry dit bonjour en souriant. « Elle ne vous répondra pas », dit le médecin. Devant l’air étonné d’Henry il ajouta, « C’est une vache. »
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10 000 litres d'horreur pure : Modeste contribution à une sous-culture de
Thomas Gunzig
Kathy savait ce qui allait se passer :
On allait d’abord la chercher. La police ferait des battues, on sonderait le lac, il y aurait sa photo à la télévision où une voix off de femme décrirait ses vêtements, mais évidemment, ça ne donnerait rien. On interrogerait JC, Patrice, Marc, Ivana, ses parents, quelques connaissances, mais ça ne servirait à rien. Puis, la police finirait par démanteler la cellule de recherche et doucement, progressivement, comme un frigo qui dégivre, les recherches cesseraient. On parlerait un peu d’elle dans les auditoires de l’université, entre étudiants. Il y aurait ceux qui affirmeraient avoir « bien connu cette grande blonde bien roulée » et ceux qui voudraient des détails. Dans un an, elle sera oubliée. Même JC l’aurait oubliée et il se taperait une autre blonde bien roulée. Peut-être même que cette histoire ne ferait qu’augmenter encore « la puissance de son aura » sur les filles. Il serait celui qui « était avec cette fille qui a disparue ».
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Par Zazette97, le 13/10/2009
De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers de
Thomas Gunzig
- Quand j'avais ton âge, le monde était bien différent. Les enfants ne travaillaient pas, les usines et les compagnies comme celles de Farben ne dirigeaient pas tout...
- Qu'est-ce qui s'est passé alors?
- Personne ne sait exactement. Je crois que ça doit être lié au pouvoir de l'argent. Les gouvernements faisaient de plus en plus de compromis avec les grosses sociétés, on leur accordait de plus en plus de droits, les gens en avaient de moins en moins. Et puis les gouvernements ont fini par disparaître et par être remplacés par des conseils d'actionnaires.
" Mondialisation " on appelait ça. Au début, on trouvait ça formidable, on croyait que ça apporterait la paix et la prospérité et, au lieu de ça, regarde où ça nous a menés. Des enfants qui travaillent douze heures par jour. La misère...
- Ca peut peut-être encore changer, fit Polo.
- C'est bien, petit, garde l'espoir. Ca, au moins, c'est gratuit. p.44
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Par Zazette97, le 04/06/2011
Mort d'un parfait bilingue de
Thomas Gunzig
Les épouvantés nous avaient regardés faire sans, manifestement, rien comprendre à notre manège jusqu'à ce qu'on les mette à contribution. La première prise dut mettre en scène deux soldats (Moktar et moi) apportant le miracle de la barre Snikers, son caramel, ses cacahuètes, son sucre raffiné aux victimes de la guerre. Il fallait que David, François, Emilie et Elodie nous sautent dessus en riant (pas facile à tourner, mauvaise volonté des petits comédiens), tandis que leurs parents versaient des larmes (facile) avec un regard plein de reconnaissance (pas facile).
La deuxième prise ressemblait à la première à la différence qu'elle devait figurer les parents apportant des céréales à leurs enfants malades. p.174
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Par Zazette97, le 04/06/2011
Mort d'un parfait bilingue de
Thomas Gunzig
En plein été la ville ressemblait à une pomme au four. Le soleil vous arrivait dessus, toutes griffes dehors, s'attaquant à la peau du nez, des oreilles ou des avant-bras avec une voracité de termite africain. On était obligé de rester chez soi, assis à poil devant les machines à air conditionné, à siroter des baccardi-coca, à regarder la météo et des dessins animés japonais. Les gens qui se retrouvaient dehors faisaient des grimaces d'haltérophiles, dans les rangs des petits vieux c'était une hécatombe, leurs coeurs ridés s'ébouillantaient comme de vieux oursins, des ambulanciers trempés de sueur venaient les chercher et les embarquaient par trois ou quatre pour gagner du temps. p.16
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Kuru de
Thomas Gunzig
Fred le migraineux, Kristine l'intello, Paul la brute révolutionnaire et Pierre le clone souffreteux. Une bande de héros pour dénoncer les horreurs de la répression capitaliste et, si possible, l'existence d'un grand complot mondial…
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Par Zazette97, le 13/10/2009
De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers de
Thomas Gunzig
Il y a effectivement une espèce intelligente sur cette planète. Elle a su tirer parti de son intelligence mais d'une manière étrange car elle semble l'utiliser pour asservir ou dominer toutes les autres espèces.
Ces autres espèces servent même souvent de matières premières, d'objets décoratifs ou même de nourriture.
(...) Cette espèce intelligente a poussé une sorte de développement industriel archaïque et polluant au delà de la capacité d'absorption de la planète qui montre des signes de déséquilibre à plusieurs niveaux, à tel point que cette espèce intelligente met sa propre survie en danger. p.52
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