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"Si le monstre était vraiment le reflet de l'âme, Célie aurait jamais eu un monstre aussi mignon."

J'ai accroché vite et bien à cette BD pour les ados dès le début avec "le contrôle de fin de chapitre sur la génétique des monstres".
Excellent !

À l'adolescence, les êtres humains ont un monstre.
Ils vont être ensemble jusqu'à la fin de leur vie.
Chaque monstre est unique et personnel.

Éloïse a un peu de mal avec le sien, c'est le moins qu'on puisse dire... Elle le trouve moche, pourri, indésirable.... Elle pense qu'il n'est pas normal comme monstre.
Et en plus, il ne fait même pas ce qu'elle a envie qu'il fasse !
Et puis, il a des pouvoirs !
Elle se dit que ce n'est pas comme cela qu'elle va être plus appréciée dans sa classe de troisième !

Bravo à Enzo Berkati (journal Spirou, réseau Canopé) pour le scénario et les dessins, et à Lisa Guisquier (illustratrice pour la jeunesse) pour les couleurs de cet album.
Cette première bande dessinée pour Glénat est reussie !

Quelle bonne idée originale, réaliste, drôle, sensible, intéressante, juste, métaphorique, initiatique et fantastique !

J'aime beaucoup les thèmes qui sont abordés… les relations avec les copains et les copines, l'image de soi, l'effet de groupe, les relations parentales, les secrets, les critiques, la jalousie, la colère, l'exclusion, le fait de rabaisser les autres, l'ambivalence des émotions et leur gestion, la popularité, le quotidien, l'envie de se moquer du regard des autres, le harcèlement, le besoin de se confier, le manque de respect, la vengeance…

Un grand et sincère merci à lecteurs.com et aux Éditions Glénat (Éditions de talents !).
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À la puberté, tous les humains acquièrent un monstre, qu'ils gardent jusqu'à leur mort. Ces petites créatures sont souvent le reflet de la personnalité de leur propriétaire. Au collège, tout le monde ou presque a vu ses oeufs éclore avec son monstre. Tout le monde ? Non ! Eloïse attend le monstre qui lui sera assigné pour le reste de sa vie. Mais, une fois que le sien sort de son oeuf, ce n'est pas tout à fait celui qu'elle espérait. Elle ne veut pas le montrer aux autres, ne lui donne pas de nom et il devra se cacher dans son sac à dos lorsqu'elle est au collège, tout ça parce que son monstre est hideux. Pour ne rien arranger, toutes les autres filles de sa classe ont eu des jolis monstres. Déjà pas très populaire au collège, ce mauvais monstre ne peut qu'empirer la situation, car on dit qu'il ont des pouvoirs paranormaux.
Avec Mauvais monstre, Enzo Berkati aborde les thèmes liés à l'adolescence. Des thèmes comme le regard des autres, l'estime de soi, la popularité, la beauté, mais aussi la puberté et les premiers amours.
Un récit dense avec des personnages bien développés et un humour subtil. Un grain de folie et voilà une bd rafraîchissante!
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Je tiens à nouveau à remercier toute l'équipe de Babelio pour m'avoir sélectionnée lors de cette masse critique jeunesse ainsi que les Editions Glénat qui m'ont envoyé cette bande dessinée.
Nous sommes dans un monde où chaque individu est doté d'un monstre dès qu'il atteint la puberté, et ce, jusqu'à sa mort.
Aujourd'hui l'oeuf de Célie a éclos alors ce matin elle présente son monstre à toute sa classe. Il faut dire que Célie est très populaire, elle a beaucoup d'amies et tout le monde l'admire, donc, son monstre, tout comme elle, remporte un grand succès. Seule Eloïse reste à l'écart de la liesse générale. Est-ce de l'envie, de la jalousie ? Eloïse n'a pas encore de monstre, elle est mal dans sa peau, elle n'a pas d'amies hormis Victor qui est un peu amoureux d'elle. Elle se cache derrière des vêtements informes et a toujours une attitude boudeuse. de plus, elle a continuellement ses parents sur le dos. Avec Victor, ils se font régulièrement racketter par les plus grands. Donc, ce n'est pas vraiment la belle vie !
Seulement voilà, un soir en rentrant du collège, elle est surprise de voir apparaitre un monstre dans sa chambre. Son oeuf a éclos mais son monstre, en plus d'être affreux, a des pouvoirs. C'est un mauvais monstre attribué en général aux personnes maléfiques. Furieuse, elle décide de le cacher, de n'en parler à personne et part se documenter à la bibliothèque sur les « Mauvais monstres ». Suite à ses recherches elle apprend que le monstre ressemble à son humain. Elle suppose donc que changer de comportement pourrait rendre son monstre présentable.
La voilà donc devenue une jeune fille habillée normalement qui décide de faire amende honorable en allant demander pardon à Célie et à ses amies pour son attitude à leur égard depuis le début de l'année. Mais Célie n'est pas prête à pardonner. Ne serait-elle la jeune fille populaire et sympathique qu'en apparence ? A partir de ce moment-là, vengeance et complications vont s'enchainer à un rythme effréné qui accrochera le lecteur jusqu'à la dernière page.
Avec cet album, nous explorons le thème de la puberté, période compliquée et complexe pour les ados qui voient leur corps se modifier et entre facilement en conflit avec tout le monde. Petites mesquineries, jalousies, coups bas et règlements de compte entre « copines » ainsi que premiers émois amoureux parfois à sens unique sont de mise.
La puberté avec l'ambivalence des sentiments et ses extrêmes, la rébellion face aux parents, le poids du regard des autres, l'appartenance ou non à un groupe, l'effet meute, l'entrée dans l'âge adulte et ses bouleversements, rien qui ne soit vraiment rassurant pour des ados qui se retrouveront facilement dans cette BD.
Avec les monstres associés à leur humain on aborde la nation de réputation, d'image de soi, de standard de beauté qui engendre la popularité ou à l'inverse le rejet.
Enzo Berkati fut repéré au Festival d'Angoulême de 2019 lors du concours des jeunes talents, « Mauvais monstre » est sa première BD.
Dans ce premier tome, il pose les bases, le contexte et les personnages qui évolueront autour d'Eloïse dans sa quête initiatique.
Les dessins sont très attractifs et les couleurs sont pleines de punch. le tout devrait faire un carton auprès des ados qui se reconnaitront dans l'un ou l'autre des personnages qui tout comme eux traversent, parfois désemparés, cette difficile période de la puberté avec ou sans le soutien des parents comme ce sera le cas également dans cette histoire.









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Cette bande dessinée me tentait depuis un moment, et l'arrivée des beaux jours m'a donné envie de lire quelque chose de coloré, allez savoir pourquoi.

J'ai trouvé le personnage d'Éloïse très crédible : c'est une ado angoissée, qui se compare aux autres et ne se retrouve pas dans le comportement des élèves de sa classe. Harcelée et mise de côté, son unique fréquentation est Victor, un garçon un peu gênant et (très) amoureux d'elle.

La puberté est abordée grâce à la dimension fantastique, qui permet de personnifier et de dédramatiser cette période complexe. L'humour a une grande place dans le récit, et Éloïse ne rate pas une occasion de faire rire les lecteurs et lectrices grâce à son caractère déjanté.

À partir du moment où l'oeuf d'Éloïse éclot, l'action et les problèmes arrivent dans sa vie. Comment changer son mauvais monstre, qui n'est pas très beau et dont ses camarades vont se moquer, en monstre adorable, comme celui de Célie, la fille la plus populaire de la classe ?

Les illustrations sont colorées, dynamiques, et la diversité des monstres est très agréable à observer. Chacun est unique, et on a envie de scruter chaque page pour tous les apercevoir !

En bref, c'est une très bonne lecture, et j'attends la suite de la série avec impatience !
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Enzo Berkati nous plonge dans un environnement cartoonesque, inspiré du quotidien des collégiens, et y ajoute une pointe de fantastique. Il développe le concept de la puberté, qui nous fait changer, évoluer. Quelle personne voulons-nous devenir ? Pouvons-nous décider d'être gentil ou méchant ? Il explore l'ambivalence des sentiments, les extrêmes de l'adolescence. L'utilisation de monstres est aussi un élément qui permet de nous questionner sur la notion d'image, de beauté. Sur les standards de la beauté qui engendre de la popularité, ou à l'inverse du rejet. le récit est parsemé d'humour, mais aussi de réflexions plus profondes. Ce premier tome dynamique pose les bases, le contexte et les personnages, mais aussi la trame centrale : une quête initiatique pour Eloïse.
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Pas évident de passer par la case « puberté », plus d'un adolescent se demande si et quand leurs poils vont pousser, la mue de la voix, le développement de la poitrine, … tant de choses à la fois excitante et terrifiante, revues par le prisme de l'éclosion d'un monstre destiné à accompagner toute personne jusqu'à la fin de sa vie.

Comme le disent si bien les éditions Glénat dans leur présentation, on dirait un peu les daemons dans « à la croisée des mondes » avec le graphisme de Cartoon Network, à l'instar des « Gumball » et autres « Adventure Time » & Cie. Un graphisme loin de plaire aux anciennes générations, mais totalement dans l'air du temps des jeunes d'aujourd'hui… Alors on suit les aventures d'Éloïse, une jeune fille marginalisée qui tarde à voir éclore son monstre… Mais quand ce dernier pointe le bout de son nez, c'est la catastrophe : c'est un « Mauvais Monstre » !

Il ne ressemble absolument pas à celui qu'elle espérait pour enfin se faire une petite place au sein des élèves de sa classe. Une situation dépeinte par Enzo Berkati qui ressemble magistralement à ce que vivent bon nombre d'adolescents qui se cherchent encore… Colorisée dans des teintes assez naturelles par Lisa Guisquier, ce récit est parlant de vérité même en passant par le fantastique pour ressembler davantage à une fiction qu'à la parfois cruelle réalité des adolescents.

Éloïse est marginalisée, elle se fait racketter avec son meilleur ami Victor par des élèves plus âgés et comble de tout, elle est la cible des moqueries de la fille la plus populaire de la classe. Alors un mauvais monstre en prime… c'est un véritable challenge que de se réaliser dans ces conditions, pourtant l'auteur dépeint une adolescente résolue et profondément humaine, ce qui la rend attachante aux yeux des lecteurs. Son entourage verra-t-il la même chose que nous au fil des tomes ?!
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Et si quand tu deviens ado, une partie de ton âme se transformait en petit compagnon appelé "monstre". Un petit être généralement mignon qui te suit partout, te parle et te conseille. Éloïse n'a pas beaucoup d'amis, n'est pas du tout populaire et n'a pas encore son petit compagnon. Pas facile de voir tous les autres élèves avec le leur et surtout Célie, LA star de l'école qui a le "monstre" le plus mignon de tout le collège.

Un jour, ça arrive enfin… mais pas vraiment comme elle le voulait. C'est même carrément un drame ! Éloïse se retrouve avec ce qu'on appelle un "mauvais monstre", c'est-à-dire qu'il est très très moche et possède des pouvoirs maléfiques. Sa réputation, déjà au plus bas, risque d'en pâtir et sa vie sociale toucher le fond… ou pas ! Découvre le premier tome d'une BD drôle et décalée sur le regard que les autres peuvent avoir sur toi et sur le difficile passage vers la puberté.
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Zone(s) de turbulence

Pour sa première série Enzo Berkati aborde par le biais du fantastique le mal-être de l'adolescence…

Dans un monde ressemblant étrangement au notre, tout le monde possède un oeuf qui éclos à la puberté, libérant un sympathique petit monstre qui les accompagnera toute leur vie durant. Alors que Célie, la fille la plus populaire du bahut exhibe son monstre so kawaï, Eloïse fait tout pour cacher le sien : un horrible monstre qui plus est doté de pouvoirs surprenants… en un mot comme en cent : un mauvais monstre ! Après maintes péripéties racontées dans le tome 1, Eloïse et son monstre vont se lancer en quête de l'auteur du fameux grimoire magique parlant des mauvais monstres tandis qu'ils apprennent qu'une équipe d'un bureau spécial chargé de repérer et éliminer les mauvais monstres et leur propriétaire se sont lancés sur leur trace !

Drôle et décalé, l'histoire du second tome de Mauvais Monstre s'avère parfaitement maîtrisé alors que le dessin cartoonesque débordant d'énergie s'avère follement rafraîchissant et bougrement efficace pour mettre en scène cette galerie de personnages tout en nuances qui évoluent subtilement au fil des péripéties…

Mauvais Monstres est une série jeunesse drôlement original si bien pensée qu'elle captivera les parents comme les enfants !
Lien : http://sdimag.fr/index.php?r..
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Un monstre apparaît à l'adolescence de chaque personne. Ils seront désormais liés. Mignon ? Moche ? Avec ou sans pouvoir ? Qu'est-ce qui détermine le type de monstre qui nous accompagnera ? Dans ce monde aussi les stéréotypes sont légions : il faut avoir un monstre mignon et sans pouvoir. Alors comment gérer quand on est une ado harcelée, mise à l'écart et que le monstre qui apparaît un jour ne rentre pas dans les "bonnes" cases ?

La meilleure critique chez moi : mes enfants !
Concernant Mauvais Monstre, ils ont été unanimes. Ils ont adoré. Quoi ? Tout ? L'histoire, les dessins... Et ils ont hâte de pouvoir lire la suite pour en apprendre plus sur ces mauvais monstres.

De mon côte aussi, cette BD a été appréciée. Elle aborde des thématiques qui questionnent les ados sur leur rapport aux autres, à eux, au jugement.
Comment s'accepter quand on est mal dans sa peau ? Comment se faire accepter quand on n'arrive pas à s'aimer ?
Elle aborde également en filigrane, la question du rapport parents-enfants qui sera peut-être développée un peu plus à l'avenir.

Une belle découverte.
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Chaque individu est accompagné d'un oeuf dont il va avoir la surveillance. Lors du passage tant chaotique de la puberté , les adolescents se retrouvent en compagnie d'un monstre qui va en éclore. Chaque spécimen est unique et reflète la personnalité de celui qui le possède et peut prendre une multitude de formes. Célie voit ses camarades accompagnés de leurs monstres si parfait à ses yeux. Hic lorsque le sien vient pointer son nez : elle le trouve hideux et va tenter de la cacher à son entourage. Elle va alors se renseigner sur l'existence des mauvais monstres Belles métaphores sur la puberté de sens cachés dans cette histoire. On se demande comment la relation entre Célie et son monstre va évoluer .
J'ai trouvé certains personnages un peu trop caricaturé. J'aurais aimé aussi que l'origine des monstres et leur histoire soit un peu plus développé : on doit surtout fait appel à notre imagination . J'espère que cela sera un peu plus développé dans les prochains tomes .
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