Tintin en Amérique est le troisième tome de la série créée par
Hergé. Après avoir mis en déroute dans le précédent épisode un projet de trafic de diamants, le petit reporter est envoyé aux Etats-Unis, et plus précisément à Chicago, pour stopper les agissements frauduleux du plus célèbre gangster, al Capone. Dés les premières cases, nous sommes face à des clichés encore une fois assez déroutants. La question est assez simple, comment un petit blanc à houppette, efféminé et accompagné d'un ridicule chien, pourrait prétendre renverser le roi de la pègre ? La réponse est encore plus simple, avec beaucoup de chance. Car Tintin ne doit son salut qu'à la chance, entre le bandit qui lui tire dessus, le gaz soporifique ou les haltères qui flottent, Tintin se retrouvent à chaque fois dans des situations dangereuses dont il s'en sort avec facilité grâce à un coup du destin bienheureux. Et parfois, Milou, son fidèle compagnon, le sauve in extremis, un peu comme l'inspecteur Gadget est secouru par sa nièce. Nous faisons face encore une fois au racisme envers les minorités que sont les Indiens d'Amérique et les noirs, mais le petit reporter est moins « virulent » que dans son précédent voyage au Congo, laissant les attaques verbales aux américains.
Quant au graphisme,
Hergé améliore son dessin et certaines cases sont intéressantes. J'ai particulièrement apprécié quand il passe d'une fenêtre à l'autre.
Hergé essayait de donner du rythme à ses bandes dessinées en essayant de trouver des alternatives au niveau de la mise en page de ses cases.
Tintin est peut-être un classique de la bande dessinée, mais son voyage en Amérique n'est pas le meilleur qu'il ait fait.
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