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Par mimienco le 26/06/2009
Quelques mots de Tardi dans la préface:
C'ÉTAIT LA GUERRE DES TRANCHÉES n'est pas un travail "d'historien"... Il ne s'agit pas de l'histoire de la première guerre mondiale en bande dessinée, mais d'une succession de situations non chronologiques, vécues par des hommes manipulés et embourbés, visiblement pas contents de se trouver où ils sont, et ayant pour seul espoir de vivre une heure de plus, souhaitant par dessus tout rentrer chez eux... en un mot, que la guerre s'arrête! Il n'y a pas de "héros", pas de "personnage principal", dans cette lamentable "aventure" collective qu'est la guerre. Rien qu'un gigantesque et anonyme cri d'agonie.
Je ne m'intéresse qu'à l'homme et à ses souffrances, et mon indignation est grande... Il s'agit de notre Histoire, celle de l'Europe, et c'est à Sarajevo que commence le XX° siècle, celui de l'industrialisation de la mort. La "Première Guerre mondiale", une trouvaille qui semble avoir plu: les gaz ont ouvert des horizons, donné des idées, tout ça était très "moderne"... Toutes ces idées étaient déjà bien ancrées chez Cro-Magnon; cette brutalité, c'est l'homme qui la porte en lui. Seuls les moyens d'extermination se sont sophistiqués, et dans ce registre, nous devons tirer un grand coup de chapeau à la guerre de 14-18!
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Par Nanne le 09/04/2009
C'était la guerre des tranchées n'est pas un travail "d'historien" ... Il ne s'agit pas de l'histoire de la Première Guerre mondiale racontée en bande dessinée, mais d'une succession chronologique, vécues par des hommes manipulés et embourbés, visiblement pas contents de se trouver où ils sont, et ayant pour seul espoir de vivre une heure de plus, souhaitant par-dessus tout rentrer chez eux ... en un mot, que la guerre s'arrête ! Il n'y a pas de "héros", pas de "personnage principal", dans cette lamentable "aventure" collective qu'est la guerre. Rien qu'un gigantesque et anonyme cri d'agonie.
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Par Nanne le 09/04/2009
Les hommes sont des moutons. Ce qui rend possible les armées et les guerres. Ils meurent victimes de leur stupide docilité (Gabriel Chevalier - La Peur).
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Par lacroute le 28/01/2012
Putain, qu'est ce qu'ils ont tous après leur mère..? Maman elle fournit de la chair à canon; le fruit de sa tripaille, y vient au monde tout casqué et armé jusqu'aux dents.
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Par lacroute le 28/01/2012
Les obus tombaient, déterrant les morts qui remontaient parfois s'accrocher dans les arbres déchiquetés, narguant les vivants et leur prédisant leur sort.
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Par lacroute le 28/01/2012
Au début, en 14, on nous a envoyés au casse-pipe à la baïonnette et sans cartouche, pour ne pas perdre de temps à s'arrêter pour tirer.
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Par zevince le 09/11/2011
LECERF avançait avec précaution dans le no man's land. Le secteur était calme ce jour-là.
Ses camarades de section entendirent la détonation et le virent tomber.
LAFONT connaissait bien LECERF... C'était son ami, de la même classe que lui, tous deux parisiens, tous deux ouvriers typographes à Montreuil. LAFONT s'assit dans la boue du boyau et essaya de se remémorer comment tout ça avait commencé pour lui.
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Par lacroute le 28/01/2012
...l'officier qui s'adresse aux soldats [du peloton d'exécution d'un mort pour l'exemple] et leur dit: "Ne tirez pas au-dessus de sa tête, on sera obligés de recommencer"