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3.77/5 (sur 14 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 29/07/1950
Biographie :

Alain Bihr est un sociologue français né le 29 juillet 1950.

Alain Bihr est professeur à l'Université de Franche-Comté et membre du Laboratoire de sociologie et d'anthropologie (LASA-UFC). Il est l'auteur de nombreuses études sur le socialisme et le mouvement ouvrier. Auteur de quelques ouvrages polémiques durant les années 1980, il est également connu comme un spécialiste de l'extrême droite française (en particulier du Front national) et du négationnisme (il a dirigé un important collectif intitulé Les Chiffoniers de l'histoire, 1997). Ses derniers travaux portent principalement sur le capitalisme. Se réclamant du communisme libertaire tout en étant fortement influencé par la pensée marxienne, il écrit par exemple que c'est sous « la forme capitaliste de propriété que se réalisent la domination et l’exploitation du travail salarié »
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Source : Wikipédia
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Entretien avec Alain Bihr, sociologue et auteur du Premier Âge du capitalisme. Avec lui, nous revenons sur la genèse d'un mode de production qui domine plus que jamais la planète et nos existences, tout en traversant la crise la plus longue de son histoire. L'émission intégrale : https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/161020/capitalisme-de-la-naissance-la-dislocationt#at_medium=custom7&at_campaign=1050 Abonnez-vous à Mediapart : https://www.mediapart.fr/abonnement#at_medium=custom7&at_campaign=1050 Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Mediapart : https://www.youtube.com/user/mediapart


Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
CRITIQUE PARUE SUR MEDIAPART :

" Il y avait d'après Marx deux classes sociales distinctes , la bourgeoisie et le prolétariat , depuis les trente glorieuses , une classe intermédiaire a vu le jour , la classe moyenne , évidement la bourgeoisie essaye de convaincre la classe moyenne de faire alliance avec elle contre le prolétariat . Mais ce concept de classe a tendance à devenir flou ......

Penser résoudre les conflits interclasses par le dialogue social est un leurre , et c'est là qu'intervient le maniement linguistique par l'usage de la novlangue : " conflit de classe " est remplacé par " dialogue social " cela s’appelle positiver le vocabulaire et c'est ce qu'Orwell pointait dans ses explications à propos de la novlangue dans son roman " 1984 " . La classe dirigeante remplace un mot contenant une charge négative ( permettant de critiquer ou de remettre en cause une structure économique ou sociale ) par des mots positivés . Si nous utilisons plein de mots positivés , nous ne pouvons plus émettre de contradictions . " Domination " devient " partenariat " et " soumission " est remplacé par " adaptation " .......

Nos ancêtres ont-ils gagné les congés payés , le régime des retraites et la sécurité sociale , par le dialogue social ? L'ouvrier d'Areva peut-il dialoguer avec son employeur qui veut licencier ?
Le Medef veut encore gagner du terrain en instituant le licenciement légal sans motif ......

Seul un rapport de force peut prétendre faire trembler la montagne capitaliste , pas un dialogue apaisé .
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N’oublions jamais que les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes. En l’occurrence, le discours néolibéral vise non seulement à justifier les politiques néolibérales en en masquant le caractère de politique de classe, cherchant à transformer et refonder l’exploitation capitaliste, mais encore à les renforcer, tant en servant de langage véhiculaire qu’en brouillant l’intelligence de leurs enjeux pour les membres des classes dominées. C’est le langage actuel des maîtres du monde
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En renouant avec la critique marxienne du fétichisme économique, dont la fécondité théorique est ici une nouvelle fois illustrée, il est possible de mettre en évidence l’essence religieuse de ce discours. Ce dernier n’hésite pas à proposer d’immenses sacrifices humains pour assurer la survie de la marchandise, de l’argent, du capital, du marché, de la propriété privée, etc., autant de rapports sociaux réifiés et déifiés devant lesquels il se prosterne comme devant autant d’idoles barbares (...) le roundup, l’aspartame, l’agent orange, les OGM, la dioxyne... sont à ce titre, des conspirations financières et politiques contre les peuples du monde
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Le capital fictif est donc le moment où la valeur semble s’émanciper totalement des contraintes et des limites du procès cyclique de reproduction du capital (unité du procès de production et du procès de circulation), où elle semble se détacher de sa propre substance, le travail social, où elle semble pouvoir mener une vie propre dans un monde à part, l’univers de la finance. » ; « Sa fiction est l’indice du degré d’abstraction concrète auquel est parvenue la valeur dans son mouvement d’autonomisation
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La bourse ou la vie!

Le remplacement d'un système de retraites par répartition par un système de retraites par capitalisation serait donc une escroquerie. Et une escroquerie de taille, dont l'enjeu est constitué par les quelque 150 milliards d'euros que les français consacrent chaque année à financer, de différentes manières, les pensions de retraite versées aux plus âgés d'entre eux. Autrement dit, une
escroquerie comme seul le capital financier sait en organiser, à l'image de toutes celles, plus scandaleuses et plus désastreuses les unes que les autres, qui parsèment son histoire pluriséculaire.

Comme toute escroquerie financière, elle repose sur un tissu de mensonges et d'illusions. J'ai eu l'occasion de les mettre en évidence dans les lignes précédentes. Ces illusions et mensonges
procèdent d'ailleurs tous d'un même fétichisme monétaire et capitaliste : de la croyance naïve dans la capacité de l'argent de produire par lui-même de l'argent, en oubliant que toute richesse sociale, qu'elle prenne la forme abstraite de l'argent ou celle concrète de valeurs d'usage courantes, n'est jamais que le fruit du travail et de la nature conjugués.
Quant aux victimes potentielles de cette escroquerie, elles sont toutes désignées : les salariés, dès aujourd'hui, à qui l'on propose de lâcher la proie pour l'ombre, tout en se plaçant
du même coup sous la coupe du capital financier; les retraités demain, ces derniers risquent de ne plus toucher que des pensions de retraite en peau de chagrin, ou risquent même de se voir spoliés
de tout l'argent qu'on les aura contraints d'avancer au seul bénéfice des requins financiers. Et, tout au long de ce processus, ce qui persiste de la démocratie politique et de la solidarité sociale sera jeté par-dessus bord au profit du veau d'Or.

En définitive, l'alternative est bien la suivante : la bourse ou la vie! Que la première soit porteuse d'une logique mortifère, conforme à la nature du capital, cette immense accumulation de
travail mort qui ne peut subsister qu'en absorbant sans cesse du travail vivant, rien ne l'illustre mieux en définitive que cette affaire des fonds de pension. Car quel en est l'enjeu en définitive?
La vie, sous la forme du prolongement de l'espérance de vie individuelle. Cette conquête merveilleuse de la civilisation a certes un coût, puisqu'elle implique que la société consacre une part croissante de ses ressources à l'entretien de ses membres les plus âgés. Ces ressources, la société actuelle les possède et peut les mettre au service de la vie, du prolongement de la vie, dès aujourd'hui et plus encore demain.Et ce sont précisément ces ressources et ces possibilités que les tenants de la bourse entendent jouer à la roulette, gaspiller à leurs stupides et criminels jeux de Monopoly, au risque de nous empêcher du même coup de pouvoir jouir de la vie, d'une espérance de vie plus longue, dans des conditions de vie normales.
La bourse ou la vie! Choisissons délibérément la seconde contre la première et refusons catégoriquement toute implication dans ces funestes projets de fonds de pension.
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Car tant que perdurera l’inversion qui soumet les hommes à la loi des choses qu’ils ont créées et qui érige inversement ces dernières en idoles barbares exigeant des sacrifices humains comme condition de la poursuite de leur règne, il faudra en reprendre mais aussi en prolonger et en actualiser la critique, théorique et pratique.
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En détournant quelques centaines de milliards supplémentaires vers les marchés financiers et immobiliers, la constitution des fonds de pension français ou, plus largement encore, européens alimenteraient en définitive la spéculation dont ces marchés sont le siège, en en aggravant du même coup tous les effets ravageurs sur l'économie. Parmi d'autres, j'en soulignerai deux particulièrement pervers.
D'une part, la subordination plus étroite encore de la gestion des entreprises industrielles et commerciales aux seuls critères de rentabilité financière, avec pour conséquence une pression accrue à la baisse du coût salarial, donc aussi de la masse salariale, conduisant une aggravation du chômage et de la précarité ainsi qu'à une faible croissance voire une stagnation des salaires réels.
Ainsi, en cotisant aux fonds de pension, les salariés seraient incités à alimenter un mécanisme qui accroîtrait leur propre exploitation et les risque de leur mise au chômage, sans pour autant leur garantir leurs futurs pensions de retraite. Un comble!
D'autre part, de la même manière, les fonds de pension exercent une pression accrue à la baisse sur les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques, précisément pour assurer une meilleure rentabilité financière des entreprises et pouvoir verser des dividendes plus élevés à leurs actionnaires, aux propriétaires des fonds de pension. Par voie de conséquence, ils ne peuvent que rendre plus aigüe encore les difficultés financières actuelles des systèmes publics de protection sociale. La boucle serait alors bouclée : en précipitant la crise financière des régimes de retraite par répartition, telle qu'ils l'ont annoncée, les promoteurs et défenseurs des fonds de pension trouveraient ainsi à justifier, par avance, leur mise en place, selon le mécanisme pervers de la prophétie autoréalisatrice.
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C'est dire aussi que ce discours procède d'un cynisme radical. Cynisme de l'exaltation de l'individualité, alors que les politiques néolibérales empêchent le plus grand nombre de construire ou d'épanouir leur individualité. Cynisme de l’exaltation de la propriété (privée), alors que l'extension de la sphère de cette dernière que le néolibéralisme propose et organise ne peut signifier qu'une aggravation et l'expropriation de l'immense majorité de l'humanité à l'égard de ses conditions de travail et d'existence en général. Cynisme de l'exaltation de la liberté individuelle pour enrober, sous couvert de libéralisation, des mesures qui ne visent qu'à renforcer davantage encore l'exploitation et la domination capitalistes du plus grand nombre. Cynisme de l'exaltation de l'égalité formelle alors que, sous l'effet des politiques néolibérales, les inégalités réelles se sont remises à s'aggraver dans tous les domaines. Cynisme de l'exaltation de la flexibilité du travail, alors qu'elle signifie l'inflexibilité du capital. Cynisme de l'exaltation des fonds de pension qui, sous couvert de pseudo-problèmes démographiques, ne vise qu'à ouvrir de nouveaux champs à la valorisation du capital financier, en menaçant du coup de plonger les retraités dans la pauvreté et la misère. Cynisme de l'exaltation des risques soi-disant assumés par les capitalistes, alors que ce sont les travailleurs licenciés et les populations prises en otage par des installations industrielles polluantes et menaçantes qui en encourent réellement tous les jours. Cynisme de la dénonciation de l'assuré social comme rentier à une époque où le capital financier met le monde entier en coupe réglée pour assurer leurs dividendes et leurs rentes aux actionnaires.
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L’objet du présent ouvrage est précisément d’établir que cette condition suffisante a été fournie par l’expansion commerciale et coloniale de l’Europe occidentale, qui débute à la fin du Moyen Age et s’est poursuivie durant tous les temps modernes, pour reprendre la périodisation historique classique, et qui a abouti à la formation d’un premier monde capitaliste centré sur l’Europe occidentale, un monde que cette dernière entend diriger et ordonner en fonction de ses intérêts propres
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Avec la soumission réelle du travail au capital, la loi de la valeur ne fonctionne plus seulement comme principe régulateur de la circulation des marchandises. De loi externe au procès de production, réglant a posteriori la circulation des marchandises en exigeant qu’elles soient échangées équivalent contre équivalent, elle devient une loi interne à ce procès, réglant a priori leur production en exigeant que n’y soit dépensée que la quantité de travail social nécessaire en moyenne.
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