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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
"Le traumatisme, c'est un choc dont le corps ne se remet pas. C'est un choc qui reste coincé dans le coeur comme une lame de couteau qui tourne continuellement, blessant et faisant saigner. Certaines personnes se scarifient une partie corporelle, afin de trouver un éphémère moment d'apaisement. La souffrance psychique est si intense, et reste si muette intérieurement, qu'elle a besoin de s'extérioriser sur la peau sous une forme violente. D'autres se font vomir régulièrement pour ne plus donner vie à leur être profondément morcelé. C'est la haine de soi.

Cette haine fait irrémédiablement mourir. C'est le début d'un chemin qui mène inexorablement au suicide. Si la personne traumatisée ressent encore, parfois, l'urgence de la survie, elle se met alors en quête d'un moyen pour recouvrer le goût du respect envers soi. Mais comment faire ? Tous les chemins semblent bouchés, obstrués par ces caillots haineux qui se sont accumulés en soi depuis que le traumatisme est arrivé.
L'écriture comme mise en scène de soi est une des diverses solutions que la psychologie nous offre. C'est cependant une thérapie qui prend du temps, elle n'a rien d'une solution-éclair parce qu'il faut puiser en ses souvenirs, en ses émotions, pour comprendre ce qui se passe en soi. Prendre ce temps pour s'évaluer et se renouveler, c'est faire machine arrière pour comprendre quand et comment s'est opéré le point de rupture en soi.
Inventer des rôles, des personnages, est une façon de s'irriguer à nouveau. Endosser ces rôles, leur apporter une dimension humainement personnelle, c'est projeter à l'extérieur tout un panel de sentiments à qui l'on donne à nouveau la parole. C'est entamer un dialogue entre son moi intérieur cassé et des moi extérieurs imaginaires, afin de trouver probablement un sens aux traumatismes endurés."
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Camille vivait désormais dans la peur. Chez lui, il ne parlait pas de cette situation. A quoi bon ? Sa mère lui criait dessus sans arrêt, son père préférait boire ses verres de vin plutôt que de parler à sa famille. Camille se sentait quasiment orphelin, comme s'il était seul au monde. Il tentait malgré tout de faire bonne figure, de sourire comme on le lui avait appris. Il trouvait de la force dans cette mascarade, un peu comme si c'était carnaval à venise. Camille arrivait à se créer un masque qu'il ne retirait qu'une fois seul. En privé, son faux sourire s'affaissait pour laisser place à l'ennui et à la tristesse. Alors, bien souvent, il s'évadait en lisant pour ne plus ressentir ce mal-être déprimant.
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« Le masque est le même en apparence, comme ce doit être pour un personnage traditionnel ; pourtant un esprit entièrement original adresse ses grimaces au travers. Deburau est jeune, mince, élégant ; ses traits sont délicats et distincts, ses yeux expressifs — et sa bouche petite, qu'il sait étendre pour avaler les plus grosses bouchées, possède une sorte de dédain moqueur, un mépris anglais, qui est très piquant. L'agilité d'un clown anime ce corps gracieux, aux membres délicats, sur lequel la bouse blanche avec ses gros boutons flotte librement ; il se déplace avec facilité, souplesse et grâce, marquant sans effort le rythme de la musique… »
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⦁ " Danser sa vie, ne serait-ce pas d’abord prendre conscience que non seulement la vie, mais l’univers, est une danse, et se sentir pénétré et fécondé par ce flot du mouvement, du rythme et du tout ? " Roger Garaudy
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