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Note moyenne 3.1 /5 (sur 41 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Ses études la mènent vers la comptabilité, avec, paradoxalement, un penchant certain pour la littérature.

Elle a donné de son temps dans quelques associations en Picardie, associations qui lui ont permis de rencontrer des personnes exceptionnelles.

Après une vie tranquille mais bien remplie, partagée entre le travail, la maternité, la famille, les voyages, elle s’est dit qu’il était peut-être temps d’en parler. Pas forcément de sa vie, pas forcément de son métier ou de ses voyages, mais de tout ça en même temps, mais de façon impersonnelle. Alors, elle a écrit un livre et c’est son tout premier.


Source : rebelleeditions.
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Bibliographie de Brigitte Baumont   (17)Voir plus

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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
J'ignorais comment j'avais pu tenir comme ça, sans rien dire, mais le quotidien insipide que je vivais journellement me pesait encore plus ce matin. J'explosai et m'écroulai sur une chaise de cuisine où je pleurai à chaudes larmes. Thomas avait raison, comment en étions-nous arrivés là ? Nous nous entendions tellement bien et, pourtant, les jours, les mois et les années avaient tout détruit de nos beau rêve d'adolescents. Je fis rapidement ce que j'avais prévu et je quittai la maison. Les enfants ne rentraient pas à midi ; de ce fait, j'avais la journée pour moi toute seule, alors il fallait que je l'emploie et de bonne façon. Le repassage, la lessive, la préparation des repas... tout ce qui illuminait ma vie de femme au foyer pouvait attendre. Je laissai cela de côté, sans aucun regret.
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- Dis-moi, elle te plaît cette robe ?
- Bien sûr...
- Alors on y va, c'est moi qui te l'offre. C'est pour fêter... l'anniversaire de notre rencontre.
- L'anniversaire de... ? Mais ça ne fait pas un an...
- Non, mais on peut le fêter n'importe quand, ça ne regarde que nous.
Greg était incroyable, il avait de ces idées, mais comment résister.
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— Mag.
Magalie était perdue dans ses pensées et elle rêvait.
— Mag.
Toujours aucune réaction. Paula l’appela plus fort.
— Magalie, se fâcha-t-elle.
— Oui ? répondit-elle, un peu dérangée dans ses rêveries.
— La table 5.
— Quoi, la table 5.
— Je te signale que tu es serveuse et la table 5 te réclame.
— Ah ça va, j’y vais.
— Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Tu regardes quoi ?
— Rien.
Elle se dirigea vers la table en question, le client semblait furieux et il lui fit remarquer.
— Mademoiselle, si vous n’avez pas envie de travailler, une autre sera heureuse de prendre votre place.
— Excusez-moi, monsieur.
— Apportez-moi un café et l’addition.
— Bien sûr, monsieur, je vous l’apporte immédiatement.
Magalie revint vers le bar et demanda à José de lui préparer le café commandé, puis elle établit l’addition sur la caisse. Paula s’avança vers elle.
— Si le patron te voit encore en train de rêver, tu vas perdre ta place, qu’est-ce qui t’arrive ?
— Tu n’as pas remarqué le type à la table 8 ?
— Non, je n’ai pas remarqué.
— C’est pourtant toi qui t’en occupes.
— Bon, je l’ai vu, enfin, je le sers, mais pourquoi ?
— Tu ne vois pas ? C’est la première fois qu’il vient ?
— Je n’en sais rien du tout.
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"Une bonne idée
Depuis le matin, David ne se sentait pas vraiment dans une forme olympique. Toutefois, il avait réussi à donner ses cours en matinée, avait grignoté à midi à la cafétéria avec ses collègues et repris sans entrain son travail après le repas.
— Bonjour, lança-t-il, en entrant dans la classe.
— Bonjour professeur, crut-il entendre dans une impressionnante cacophonie.
Debout devant son bureau, il fouilla dans sa sacoche et en ressortit une chemise contenant quelques feuilles volantes. Il consulta sa montre, il était très exactement seize heures. Bizarrement, il éprouvait encore une drôle de sensation, et aurait été bien en peine de donner un nom à ce malaise. Il fallait qu’il se ressaisisse et pendant qu’il triait les documents à distribuer, il expliqua à ses élèves ce qu’il avait prévu pour ce cours, en insistant bien sur le sujet sélectionné, pour capter au maximum leur attention.
— Je vais vous parler du grand Zeus, le Dieu des Dieux de la mythologie grecque. Vous connaissez tous, je pense ?
Quelques « oui » fusèrent, éparpillés çà et là dans la classe, mais c’était une majorité. Toutefois, les élèves se regardèrent en souriant et David surprit, avec une certaine satisfaction, leur regard étonné. Il pensait qu’un peu de fantaisie ne leur ferait pas de mal. Il savait pertinemment que ce n’était pas au programme, mais il était tellement passionné par la mythologie grecque, que rien ni personne n’aurait pu le dissuader de faire ce cours, ni même les cours suivants, parce qu’il comptait bien ne pas s’arrêter à celui-là. Il pourrait intercaler cours classique et mythologie, selon la motivation de ses élèves.
David avait mis tout son cœur dans ses explications et à la suite de sa déclaration, il y eut quelques chuchotements, puis à nouveau des sourires et là il sut que les lycéens étaient vraiment à l’écoute. C’était gagné. Alors, sans perdre une seule minute, il attaqua aussitôt.
— Bien. Avant de vous parler du grand barbu, je vous expose les principaux sujets que nous aborderons : les épouses, les maîtresses déesses, les maîtresses mortelles et quelques personnages célèbres, directement liés à Zeus. Nous commencerons donc par les épouses légitimes, celles qui furent ses préférées, mais également ses protégées. Enfin, si l’on peut dire, parce qu’elles n’ont pas eu toutes les mêmes chances. Vous constaterez au fil des différents récits qu’il a une longue lignée de prodigieux descendants, tel que le bel Apollon, pour ne citer que lui.
Puis David leur donna un petit aperçu de ce qu’il aborderait en premier, grâce à l’une des deux feuilles représentant l’arbre généalogique des parents de Zeus et leurs descendants.
— Pour avoir une idée générale et ne pas vous sentir perdus dès le début, je vous ai préparé cette fiche, qui devrait vous aider à suivre le premier cours.
Un élève se leva, à la demande de son professeur, pour faire la distribution.
— Vous devez d’abord savoir comment est né Zeus et surtout comment il a survécu. C’est quand même important… leur dit-il en souriant. Vous notez bien tout ce que je vais vous raconter et à la fin, je vous explique ce que j’attends de vous. Sachez déjà qu’il s’agit d’un dossier sur la mythologie. Quelque chose que vous ferez vous-mêmes, votre œuvre, en quelque sorte. Mais on en reparle, il faut d’abord que je vous sente bien dans le sujet. D’accord ?
Et à peine eut-il l’approbation de ses élèves que David commença le récit qu’il affectionnait par-dessus tout et qu’il connaissait par cœur.
— Alors, la vie de Zeus débuta bizarrement, puisqu’une pierre est à son origine… Oui, je sais, ça peut paraître curieux, mais attendez pour les questions, je vous explique d’abord. Son père, Cronos, avait entrepris de faire disparaître tous ses enfants. Mais pourquoi, me direz-vous ? C’est très simple. Afin de conjurer les augures, genre boule de cristal humaine, l’avertissant qu’il serait détrôné par un de ses enfants, Cronos, le père de Zeus, ne trouva rien de mieux comme solution au problème que de les « avaler ». On se protège comme on peut…
— Les avaler, vraiment ? intervint Mickaël en souriant, porte-parole pour l’occasion de tous les élèves.
— Oui, vous avez bien entendu, les manger si vous préférez. Et c’est ce qu’il fit, dès la première naissance. Prenez votre feuille et repérez les noms que je vais vous énoncer, ils sont dans l’ordre. Cronos avala d’abord Hestia, elle sera plus tard la déesse du Foyer. Puis ce sera au tour de Déméter, qui deviendra une des maîtresses de Zeus, malgré leur parenté. Oui, oui, ça se passait aussi en famille. Ensuite, Cronos avala Héra, qui sera la troisième et dernière madame Zeus. Et pour finir, ce sera au tour de Zeus lui-même, remplacé par la fameuse pierre, de Hadès et enfin de Poséidon.
— Pardon monsieur… Poséidon ?
— Attendez, laissez-moi finir, on va en parler. En ce qui concerne Poséidon justement, il existe une autre version qui dit que son père l’aurait jeté à la mer dès sa naissance ; pour moi, c’est la version la plus plausible, puisqu’il deviendra le Dieu de la mer, sûrement une sorte de cause à effet.
Comme un grand nombre d’élèves, Mickaël semblait particulièrement attentif aux paroles de son professeur et David sentit qu’il allait devoir s’expliquer sur pas mal de points encore. La mythologie était complexe, il le savait. Malgré tout, il espérait vraiment une complète adhésion de la classe, et pas seulement celle de Mickaël. Il reprit :
— Mais nous reparlerons de Poséidon plus tard, au fur et à mesure de l’évolution des cours. Juste un mot sur Hestia dont la légende est pour ainsi dire inexistante. En fait, son histoire est pauvre, on ne parle jamais d’elle, même si Apollon et Poséidon, justement, l’ont recherchée et traquée, sans succès. Elle resta vierge et exigea également la virginité pour ses prêtresses.
Fin de l’histoire de Hestia, il n’y avait vraiment rien de plus à ajouter, décréta David sans toutefois l’exprimer tout haut. Ses élèves l’avaient bien compris et avaient enregistré qu’il n’y aurait rien de plus à apprendre concernant cette fille de Cronos. David reprit :
— Lorsque le tour de Zeus arriva, il fut sauvé par Rhéa, sa mère, qui eut la merveilleuse idée de le remplacer par cette fameuse pierre.
— Mais une pierre, c’est gros ?
— Cronos était immense et ne vous étonnez pas trop, je vous réserve des choses bien pires que ça."
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Comment satisfaire les exigences des uns et des autres, se demandait-il parfois. Bien sûr qu'il travaillait trop, donc pas de temps mais beaucoup d'argent et de ce fait, il pouvait subvenir aux caprices de tous ; par contre, s'il devait travailler moins, il aurait évidemment un peu plus de temps, mais moins d'argent, ce qui impliquait quelques sacrifices - vacances, sorties, écoles privée, vêtements etc. - tout aurait été réduit. Ils le savaient tous, pourtant ils continuaient inlassablement leur litanie.
Christophe aurait dû trouver le meilleur équilibre, pour ne froisser personne. Mais quel était cet équilibre et l'équilibre de qui?
S'il devait perdre le sien, personne n'y trouverait son compte, et surtout pas lui. Il ne voulait en aucun cas paraître égoïste. Mais comment devait-il s'y prendre?
Il avait dangereusement augmenté le rythme au fil des années et n'aurait su comment le freiner sans créer de problèmes. Bien sûr qu'il aurait voulu diminuer ses heures à rallonge, mais quelque part, il ne parvenait pas à dire non et il ajoutait un contrat, puis deux et ainsi de suite, jusqu'à cette fameuse semaine où il se rendra compte que ce n'était plus possible. Il voulait tout arrêter, ou presque, au lieu de cela il continua, et à présent, il se retrouvé tellement submergé par la travail à fournir dans les délais de plus en plus court, qu'il en oublia sa famille, il en oublia presque de s'alimenter, en résumé, il oublia tout.
Mais comment résister, comment ne pas se laisser emporter par cette vague de réussite, qui comblait ses désirs les plus fous, mais également ceux de son épouse chérie et de son adorable fille.
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Il ne nous a fallu qu’un regard pour évaluer l’attirance que nous avions l’un pour l’autre. Je n’imaginais pas que ça puisse exister à ce point, mais ça existe. Ceux ou celles qui ont vécu pareille expérience, savent-ils la chance qu’ils ont ? Ils sont rares. Quel bonheur ! Mais quelque part, ça fait un peu peur. On a envie d’avancer mais on hésite, sans savoir pourquoi. Et la phrase : C’est trop beau pour être vrai, sonne comme un signal d’alarme, pour éviter les désillusions et la tristesse qui pourrait s’ensuivre. Mais qui ne tente rien n’a rien. Que des proverbes assez vrais, mais tellement cinglants. En résumé, si vous ne faites rien, alors ne vous plaignez pas.
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Vu leur regard, je compris qu’ils étaient bien d’accord, ce pantalon était fait pour moi. Je leur tournai le dos et fis face au miroir.
– Il te va comme un gant, souligna Franziska, pour appuyer sa remarque muette.
– Je suis d’accord avec ma cousine, lança une voix masculine derrière nous.
Elle se retourna et sourit à l’homme en question en l’interpellant joyeusement :
– Greg ! […]
– Julie, je te présente Greg, le cousin dont je t’ai parlé dans le car. Greg, je te présente Julie, une amie… ma meilleure amie.
– Enchanté, Julie.
– Enchantée Greg, répondis-je, un peu mal à l’aise, en découvrant le cousin en question.
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Bien souvent, les femmes se retrouvaient, mais ce n’était pas systématique. Mélanie n’appréciait qu’à petites doses de parler pendant des heures, de tout, de n’importe quoi et surtout de n’importe qui. Ses amies – si l’on pouvait vraiment employer ce mot – ne lui apportaient pas grand-chose, contrairement à ce qu’elles imaginaient. Elles semblaient lui faire comprendre que, sans elles, elle risquait de s’ennuyer. Elles étaient également capables de dire dans la même conversation, qu’elles ne pourraient pas vivre seules, mais que certains jours elles auraient préféré, plutôt que de supporter leur mari.
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Une famille typique, ressemblant à beaucoup d’autres, parce que légèrement dispersée, et il s’avérait presque impossible d’entretenir des relations, surtout avec la distance et un mari sédentaire comme Alexandre. Sauf que les changements de régions remontaient à très longtemps concernant la famille de Mélanie, et ce n’était pas très courant du temps de sa grand-mère de bouger aussi loin de son lieu de naissance. Mais au fil des années, les enfants et petits-enfants avaient continué et ils s’étaient ainsi retrouvés assez éloignés les uns des autres.
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Je prie pour que les quelques gouttes d’essence qui restent dans le réservoir se transforment en litres. On peut toujours rêver ! Toutefois la chance est de mon côté ; j’arrive enfin à la maison en question. Génial ! C’est une auberge. 
Je me gare, coupe le contact et sors. Mais cette fois, la chance ne me suit plus, parce qu’à peine le deuxième pied dehors, je dérape sur un sol particulièrement glissant et je tombe. Ma tête rebondit lourdement sur ce que je pense être le bas de l’auto, j’émets un petit cri et puis plus rien, c’est le trou noir…
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