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Note moyenne 3.83 /5 (sur 3 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 01/02/1956
Biographie :

Née en février 1956, Ghislaine Leloup a passé son enfance en Normandie, en contact permanent avec la nature et la mer. Études de Littérature française et comparée. Travaille dans le secteur artistique. 1er recueil de poésie publié en 1999. Bibliographie non exhaustive Recueils La joie, pourtant. Hélices Poésie, Sur le seuil, promis.
Nuit chorale, son soleil sous les paupières (préface d’Emmanuel Merle). Editions Unicité, 2016

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Bibliographie de Ghyslaine Leloup   (4)Voir plus

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Ghyslaine Leloup
coco4649   20 août 2021
Ghyslaine Leloup
Pas loin pourtant…







extrait 4



Pas loin pourtant

Cette image

Non pas obsédante

Non pas attristante

Seulement présente



Pas loin pourtant

Une image

Ton éternité dans mon temps périssable



Ô ma piratesse des bois endormis

Tu te berces dans les branches

D’un pommier à l’acmé de sa floraison

Un oiseau a déposé sur mon oreiller

Un pétale blanc un pétale rose

Cette nuit éblouie d’il y a longtemps



Ô vagues des insomnies

Dentelées de tendresse

Ô nuit de marbre

Attendant un éclair

Pour couler l’aube qui approche







/Esprit poétique n°3 – Hélices poésie, 2010

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Ghyslaine Leloup
coco4649   08 août 2017
Ghyslaine Leloup
à LR

LA FENÊTRE OUVERTE





Dehors

Battements d’ailes et friselis des feuillages

Dedans

Un merle ponctue la voix sereine

Monde d’ascensions, d’espoirs et de larmes

Modelé par un christ-oiseau

Souffert par l’enfant volé envolé

Le fils de l’homme et le fils de l’autre



Raviver la parole et l’image

Pétrir l’écho et le reflet en pâte de lumière

Qu’ainsi la présence froisse l’air

Présence

Légère et fidèle comme les printemps

Souveraine comme cette fillette sous un pommier

Bravant jadis la guerre dans son abri de fleurs



Aux confins du cœur

Sur une crête du temps

Fleurit continûment l’arbre bienveillant

Elle y retrouve ses voyageurs ineffables



Dilater le présent





                   C’était un jour ensoleillé, n’est-ce pas ?
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Ghyslaine Leloup
coco4649   21 août 2021
Ghyslaine Leloup
Moi qui viens de la bruine…







extrait 7



Moi qui viens de la bruine aux contours indécis

Tes grondements déchirent le conforme

Dans le blanc mutique alentour



Ô mon exotique des grandes terres plates

Où la Baltique lèche une île aux pétunias

Je t’offre en ces jours parallèles où je t’écris

Des bijoux lents comme un dimanche

Des saphirs sertis de sentiers côtiers



Colère basse retirée au rythme de marée

Mots coquillages dans un verger de pommiers

Nacre et fleurs unies par l’écume

Ô tu dansais dansais en koré décalée

J’arpente au petit bonheur une grêve végétale

Aucune réponse à la devinette de l’océan

Le sable rosit derrière un vol de pétales



Sous ce ciel, cette nuit, loin de toute hypothèse :

Ton éternité dans mon temps périssable





/Esprit poétique n°3 – Hélices poésie, 2010

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Ghyslaine Leloup
sonatem   16 mars 2022
Ghyslaine Leloup
Tectonique



Tu marches entre les lèvres d’une faille

Entre un éclat de soleil et le vent

Tu penses à l’origine, aux dieux pas encore nés

Aux vents sur les terres fracturées de feu

Aux spasmes des aurores et aux déluges

A la terreur de tes lointains ancêtres

Tu marches dans la démesure minérale

Nulle racine, pas d’empreintes de pas

Un vol de bernaches confirme ciel et silence

Peu à peu l’espace abolit la durée

Comme une colombe de magicien

Surgissent l’instant et la lumière





Revue Lichen n° 24 – mars 2018.
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Ghyslaine Leloup
sabine59   03 mai 2017
Ghyslaine Leloup
Tu cherches des mots fiables

Vivants et chauds comme un pouls régulier

Oiseleur ou jardinier

Au plus près des tilleuls

Au plus près des moineaux

Tu déchiffrerais l'envol

Les destins nervurés

La sève ascendante

Mais tu es là entre horloge et monde

Avec tes vieux secrets doucement douloureux

Ta pauvreté et ton élan

L'exil des mots

Calée dans la parenthèse du présent

Comme au coin d'une cheminée

Tu songes aux sureaux de ton enfance

A l'âne amical

A l'autre ciel à portée de paume



(" Chemins de poésie ")
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Ghyslaine Leloup
coco4649   20 août 2021
Ghyslaine Leloup
Touffes d’oyat dansant…







extrait 3



Touffes d’oyat dansant à ras du sable

Au vent qui s’en fout



Au vent qui se fout

Du tiers comme du quart

De ce qui me tient une et entière

Debout dans ce déluge d’images

Qui me fracasse le jour

Certains jours sans blanc ni rose

Que dis-je

Sans même une rose

Moussue et blanche

Troussée au velours d’une Renaissance

Crevée

Définitivement enfouie sous les décombres

D’un monde dégueulant son cadavre

Dans les vitrines qui embaument



Vois ma chute

Vois mon vertige

Remontant du bitume







/Esprit poétique n°3 – Hélices poésie, 2010

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coco4649   07 août 2017
Nuit Chorale, Son Soleil Sous les Paupieres de Ghyslaine Leloup
Ici, dans l’instant de la nuit





Se soumettre aux mots

Se laisser embarquer

Au-delà des cols et des mers

Loin de Tonio Kröger* et sa roulotte verte

Au-delà des volcans et des îles d’or

Loin de la paix d’un canal flamand

Toujours plus proche de ce qui nous consumera ?

Dire la menace aux aguets

La terre sous les ongles après la lumière ?

La soif des roses suffit à la certitude de l’ombre

L’or coule parfois dans les chants parallèles

Il y a les chevaux bleus gardiens des rêves

Et ceux qui galopent dans ma mémoire

Blancs à jamais sur une plage enneigée

Nuit chorale

Son soleil sous les paupières

Là où je suis

Là où je vous attends

Là où je cherche des mots contrepoison

Pour que le chagrin consente un passage à la joie



* Tonio Kröger est un court roman en allemand de Thomas Mann publié en 1903. L'histoire est celle de Tonio, un garçon issu de la bourgeoisie allemande qui s'interroge sur lui-même en tant qu'adolescent ...

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coco4649   07 août 2017
Nuit Chorale, Son Soleil Sous les Paupieres de Ghyslaine Leloup
En marchant [4]





Le mensonge a soudain flamboyé dans un vitrail

Trop d’oiseaux

Trop d’or et d’azur

Trop d’étoiles

Absence des anges dans leur gloire même

Un vertige qui t’incline devant la brume à venir

Prends l’or dans ton regard

Et les étoiles dans ta nuit

Mais dès la clarté

Écoute les grandes ailes migratoires

Leur chant d’allégeance au vent nomade

Et toi sans route déterminée

Plus pauvre qu’oiseaux

Marche sous ce ciel sans message

Ta fleur bleue à la bouche



Parallèle au fleuve

L’automne fait sa cour à l’été

Vois cet arbre rond comme un soleil feuillu
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coco4649   12 décembre 2018
La joie, pourtant de Ghyslaine Leloup
La joie c’est ta bohème





À vagabonder au plus près de l’écorce

Tu hausses les épaules à l’ordinaire des jours

Nulle cage pour elle

Nulle barrière

Les sens guident mieux que des preuves

Une miette de lumière

Un frémissement de feuilles quand le vent est ailleurs

Un reflet furtif sur une vitre

Reflux des voiles au fond de nos geôles

Grains d’éternité dans le mécanisme des heures

Un chant s’élève de la mer

L’élan dans ton plexus l’ange entrevu

C’est toujours le début du monde

Et tu hausses les épaules

Ton rire auréolé d’écume
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coco4649   08 août 2017
Nuit Chorale, Son Soleil Sous les Paupieres de Ghyslaine Leloup
Paysages d’enfance mêlés

à la rose de Desnos





Et la plage se fait et se défait

Coquilles, étoiles, varechs

Écriture et réécriture illimitée

De la matrice du monde



Et un autre paysage affleure

Boues, ferraille, béton

Débris gris brun rouille

De l’histoire des hommes



Temps fixe lumière globale

Et ce silence que la marée ponctue

Et ce ciel que tracent les oiseaux



Ta verticale contrant le vent

L’écran de tes pensées

Tu es aveugle quand tout se révèle sur le sable

Ne pas poser de questions

Pour ne plus attendre de réponses

Que le simple advienne enfin

L’être de peu qu’un moineau rassérène



Un buisson d’églantines s’obstine dans une crevasse

Tu t’irrigues à la rose originelle

Sa nacre humide pour tout message

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