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Note moyenne 3.72 /5 (sur 62 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Vichy , le 30 oct.1950
Biographie :

Ancien élève de l'école des Beaux-Arts de Toulon. Il a longtemps vécu dans la précarité, et exercé de nombreux petits métiers. Auteur de romans, principalement publiés aux Éditions de Minuit : Isabelle de dos, Basse Ville, Lendemain de Fête, Plus rien dire sans toi, L'acrobate, il écrit aussi pour le théâtre (dont Rimmel, Éditions de Minuit, Quart d'heure et Velvette, Ed. Les Solitaires intempestifs...).

Ses derniers ouvrages parus sont Les Fiévreuses (nouvelles+photos) en 2005 aux Éditions Argol et Le Ruisseau (photographies de Virgil Brill) en 2006 aux Éditions Complicités.




Source : http://www.theatre-contemporain.net
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
brigetoun   08 décembre 2009
Elles en premier toujours de Jacques Serena
Et encore et toujours au fond de leurs yeux, après ce vieux réflexe mal exhumé, cet équilibre revenu. Stable. De croire encore, et déjà plus. D'être encore là, et si loin déjà. Déjà autre chose, et encore ça. Ni paraître, ni disparaître.

Avec cette patience séculaire redécouverte.

Cette virginité aussi, oui, je ne vois pas d'autre mot, cette virginité retrouvée.
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brigetoun   08 décembre 2009
Elles en premier toujours de Jacques Serena
Cherchant depuis leurs rêves et leurs espoirs ensevelis, à penser à autre chose, ou ailleurs, sans plus trop y arriver. Se demandant ce qu'elles font là. Du reste n'y faisant rien ou presque. Dans ce temps mort ou presque. Assises sur ces grabats comme immuables, ces planches et couvertures, sus depuis toujours.
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brigetoun   12 avril 2011
Elles en premier toujours de Jacques Serena
 Leur attente exténuée, leur constance, patience. Un homme assis sur le perron se met de dos pour allumer sa cigarette, et quand il se retourne tout redevient comme avant. Sauf sa cigarette qui lentement fume. Mais son regard, sa pensée, comme chacun des autres, chacun pour soi, revenu regarder, vers plus rien, la route. Et rien au bout de la route, rien à attendre. Mais quand même l’attente.
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brigetoun   22 décembre 2009
Artisans de Jacques Serena
Et ils faisaient bien, d’après moi, les artisans, et pas encore assez, d’après moi, non, parce que, comment plaindre ces tarés qui venaient baguenauder par là avec leur caméra, leur portable, leur gourmette, allez, enlève-moi ça. De ces niais qui appelaient marginal un artisan, drogué un fumeur d'herbe, comment les encadrer, comme ces bonnes âmes qui venaient pour donner la parole, tendaient un micro, et repartaient vite, sans le micro, mais ayant au moins appris que le monde n'était pas leur salon, même pas pour les bonnes âmes, surtout pas pour les bonnes âmes.

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LaDameAuChapal   18 juillet 2017
Elles en premier toujours de Jacques Serena
Ce qu’il y a, aussi, c’est que tu écoutes mal. Ça ne joue pas en ta faveur, que quand on te parle on ne soit pas sûre que pourras écouter jusqu’au bout. Parce que d’autres types, d’autres soirs, ont été là, comme toi. Ils me regardent, ou évitent, se croient forts, et c’est parti. Je fuis, souvent, à peine je sens qu’ils se croient forts, je me précipite pour descendre, il faut y aller franco, question d’habitude, on se fait si vite accrocher, dès qu’on a un peu l’air fatigué. Et moi, pas le temps, pas pour tout le monde. Non parce que, les types, entre eux, ils s’ennuient les uns les autres, et un soir, ils me voient, et alors là. Peuvent pas s’empêcher. Mathématique. Pour cent cinquante mille présences qui les ennuient, il y en a une qui les intrigue, une à qui ils voudraient oser demander qu’elle vienne sur leurs genoux, mais là, moi, souvent, j’ai déjà plongé dehors.
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brigetoun   08 avril 2011
Wagon de Jacques Serena
Et peut-être que, comme on les a radiées, déclarées en fin de droits, elles, elles sont peut être en train de se dire qu’elles n’ont plus rien à perdre. Que, quand on n’a plus aucun droit, en fait, on les a tous. Y compris celui de ne plus très bien distinguer qui d’entre vous était le plus mauvais ou le moins pire, ...
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brigetoun   08 avril 2011
Wagon de Jacques Serena
Mais la gêne de quoi, comment la dire, la sorte de gêne que c’est. La gêne peut-être parce qu’on sent qu’elles sont trop accessibles. Accessibles à quel point de vue. À tout point de vue. Leurs corps, déjà, ça se voit. Aussi accessibles que des corps morts, leurs corps. Morts de n’avoir pas été assez regardés
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brigetoun   05 février 2012
La sortante de Jacques Serena
Ça fait drôle à entendre, ça charme, bien sûr, et évidemment ça agace, la dose de niaiserie qu’il faut pour encore aller rêver des bons vieux escaliers, et pour venir s’en vanter, on l’envie d’être comme ça, et on lui en veut, d’avoir pu, elle, le rester.

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brigetoun   08 avril 2011
Wagon de Jacques Serena
Le père qui, pour sa gamine, de la tendresse, en a vraiment beaucoup, mais que de l’argent il n’en a pas beaucoup. Et que ça tombe mal, vu que, de partout, les affiches répètent que la tendresse ça va avec acheter, tu sais, bien sûr tu sais.
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LaDameAuChapal   18 juillet 2017
Elles en premier toujours de Jacques Serena
Elles, en premier toujours, c’est elles, qu’on voit. Assises, avec leurs couvertures. Et qu’en voyant on se souvient d’avoir vues, dans tous les magazines, sur tous les écrans, courir dans les rues pour s’approvisionner en échappant aux balles. Ces corps osseux d’elles passant en tous sens, se croisant sans se voir, dans des envols d’étoffes, de plis.

Le pire, entre autres, c’est qu’on aurait presque juré qu’ils dansaient, ces corps d’elles, ou de leurs homologues, ces points de mire, dans l’éblouissante et en même temps opaque lumière d’une belle journée dans un centre-ville, ville en grande partie désertée. On les voit encore.

Oser dire que la scène est belle, le moment sublime. Qu’elles sont belles, ces coureuses, qu’on com- prend soudain qu’une danseuse ce doit être ça, que la danse c’est ça, enfin ça, ce sublime. Que le sublime vient de savoir que chaque élan peut être le dernier, l’ultime bond.
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