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Note moyenne 3.69 /5 (sur 72 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Colombus (Ohio) , le 16/05/1969
Biographie :

Julie Gregory a grandi dans le sud de l'Ohio. Diplômée en psychiatrie, elle œuvre à présent pour faire connaître le fléau de la maladie du syndrome de Münchhausen par procuration. Dans les vingt pays où il a été publié, Ma mère, mon bourreau a permis d'ouvrir le débat sur une forme de maltraitance méconnue, car très difficilement détectable.

Source : Amazon et Wikipédia
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Tristhenya   20 avril 2012
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
« En ce temps-là, papa me faisait penser à un lamantin : énorme, la peau douce, aussi propre que s'il venait de passer au lavage automatique. Son ventre tendu et rebondi laissait apparaître une peau blanche et blafarde comme la glaise. Il n'entendait rien, ne voyait rien, ne pensait rien. Seuls des éclats de rire sporadiques manifestaient sa présence dans l'obscurité du salon.

Un jour, vers l'âge de sept ans, j'étais sur le point de m'endormir quand j'entendis papa hurler : «Douillette ! Douillette !» Je me levai d'un bond en pensant qu'il y avait le feu et dévalai le couloir, manquant glisser à chaque pas à cause de mon pyjama fermé au niveau des pieds.

- Tu veux bien me préparer un toast ? demanda-t-il sans même me regarder.

Les doigts tranquillement croisés sur la poitrine, ses lourds mollets appuyés sur les charnières à tête de tortue du repose-pied de son fauteuil inclinable, papa ne quittait jamais l'écran de la télé des yeux.

Hormis les sorties chez le docteur, nous restions la plupart du temps à la maison. En fait, notre vraie vie - là-bas, dans l'impasse au bout du chemin de terre - n'avait rien à voir avec l'image que nous donnions à l'extérieur. Je possède une photo de nous tous, à l'époque où j'avais à peu près onze ans et Danny à peine quatre, près des Chutes du Nia¬gara. On nous voit tous les quatre, debout dans un faux tonneau sur le point de chavirer dans les eaux des Chutes, arborant des sourires aussi faux que les remous qui nous entourent. Mes cheveux sont teints en blond et je suis vêtue à la dernière mode. Visiblement, je respire le bonheur. »
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Cielo1984   25 mai 2013
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory


Si vos vêtements sale ne pataugent pas d'abord dans leur eau sale, avant que la machine ne les secoue dans tous les sens avec la lessive, jamais ils ne ressortiront propres.

Je me donne du courage avec des platitudes : "Nous somme ce que nous sommes non pas malgré l'adversité mais grâce à elle" ; "On dit que la vérité peut faire souffrir, mais la seule chose que la vérité fasse vraiment souffrir, ce sont nos illusions". Toutes ces réflexions sont les piliers qui soutiendront mes nouvelles fondations...
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armand7000   17 août 2019
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
Un après-midi, maman me colle dans la voiture.



— Il va falloir faire quelque chose pour tes cheveux.



Au salon de coiffure, je prends place sur la chaise pivotante pendant que maman demande à la femme aux ciseaux de couper très courts mes longs cheveux; la coiffeuse reste interdite. Je suis blonde depuis ma naissance mais maman affirme que, comme elle, mes cheveux vont foncer avec l’âge et prendre une teinte marron sale. Pourtant, voilà sept ans que mes cheveux sont blonds et soyeux, les pointes presque blanches à cause du soleil.



— Vous êtes sûre? demande la coiffeuse.



— Écoutez, je me bats depuis des années pour faire quelque chose de ces cheveux et regardez le résultat! Alors, faites-lui cette coupe!



C’est la première fois de ma vie que je viens chez le coiffeur; quand je regarde le résultat dans la glace, je ne comprends pas où tous mes cheveux sont passés: tout est court et complètement brun à cause de mes racines! La petite fille blonde que je voyais toujours dans le miroir a disparu.



— Mes cheveux! Je veux mes cheveux! dis-je en hurlant.



Je suis laide et je ressemble à un garçon. Je le sais parce que même maman se met à rire en me voyant.
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justine91   26 août 2013
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
Quand j’ouvre la porte du réfrigérateur, je vois des courses, pas de la nourriture. Mon estomac gargouille, mais je n’ai pas envie de manger.

L’appétit et la faim sont deux choses bien distinctes. L’appétit est le stimulus mental qui donne envie d’aller prendre de la nourriture pour la mettre dans sa bouche la mâcher et l’avaler – c’est ce que j’ai appris à mon premier cours de psychologie. Manger n’est pas qu’une réaction mécanique ; la faim doit aussi s’accompagner de désir pour amener l’individu à ingérer des aliments. Mais chez moi, cette alchimie ne se produit pas.

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boubi   12 février 2012
Du hast mich krank gemacht de Julie Gregory
...Und weil ich das glaube, fühle ich mich auch so, und weil ich mich so fühle, verhalte ich mich auch so, und weil ich mich so verhalte, behandelt mich die Welt auch so...(203)
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boubi   12 février 2012
Du hast mich krank gemacht de Julie Gregory
Die Wahrheit in meiner Vorstellung und die Wahrheit im Spiegel können gegensätzlicher nicht sein. (203)
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armand7000   17 août 2019
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
En ce temps-là, papa me faisait penser à un lamantin : énorme, la peau douce, aussi propre que s'il venait de passer au lavage automatique. Son ventre tendu et rebondi laissait apparaître une peau blanche et blafarde comme la glaise. Il n'entendait rien, ne voyait rien, ne pensait rien. Seuls des éclats de rire sporadiques manifestaient sa présence dans l'obscurité du salon.



Un jour, vers l'âge de sept ans, j'étais sur le point de m'endormir quand j'entendis papa hurler : «Douillette ! Douillette !» Je me levai d'un bond en pensant qu'il y avait le feu et dévalai le couloir, manquant glisser à chaque pas à cause de mon pyjama fermé au niveau des pieds.



- Tu veux bien me préparer un toast ? demanda-t-il sans même me regarder.



Les doigts tranquillement croisés sur la poitrine, ses lourds mollets appuyés sur les charnières à tête de tortue du repose-pied de son fauteuil inclinable, papa ne quittait jamais l'écran de la télé des yeux.



Hormis les sorties chez le docteur, nous restions la plupart du temps à la maison. En fait, notre vraie vie - là-bas, dans l'impasse au bout du chemin de terre - n'avait rien à voir avec l'image que nous donnions à l'extérieur. Je possède une photo de nous tous, à l'époque où j'avais à peu près onze ans et Danny à peine quatre, près des Chutes du Nia­gara. On nous voit tous les quatre, debout dans un faux tonneau sur le point de chavirer dans les eaux des Chutes, arborant des sourires aussi faux que les remous qui nous entourent. Mes cheveux sont teints en blond et je suis vêtue à la dernière mode. Visiblement, je respire le bonheur.
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justine91   26 août 2013
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
L’image que j’ai de moi-même influe sur mes sentiments ; mes sentiments influent sur ma façon d’être ; et ma façon d’être influe sur la manière dont les gens me traitent.
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justine91   26 août 2013
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
En général, ce sont les souvenirs les plus lourds à porter qui nous reviennent le plus facilement en mémoire. Ces souvenirs-là ont le pouvoir de changer une vie de manière fondamentale – et de façon définitive. Et peu importe que vous réussissiez ou non à vous en débarrasser : ils auront laissé en vous des traces indélébiles.
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justine91   26 août 2013
Ma mère, mon bourreau de Julie Gregory
Il m’échappe et je n’arrive pas à le retenir. Nous cessons de manger ensemble, de parler ensemble. Nos échanges sont tronqués ; les mots n’arrivent plus à sortir. Je me fiche bien qu’il se drogue ou qu’il boive, ou encore qu’il n’arrive pas à accorder ses chaussettes le matin. Tout ce que je sais, c’est que je suis comme maman : je mourrais sans lui.
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