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Critiques de Micky Papoz (4)
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Le Cahier gainé de noir
  19 octobre 2017
Le Cahier gainé de noir de Micky Papoz
Isidorine Bournier, quinquagénaire célibataire est femme de chambre dans un hôtel cannois.

Sous son apparente banalité, elle cache un secret inquiétant et malsain...



Le roman de Micky Papoz, s'inscrit dans la politique éditoriale des éditions "Rivière Blanche".

A savoir perpétuer l'esprit des collections du Fleuve Noir, au travers de rééditions ou, comme ici, de textes inédits gardant l'esprit maison.



"Le cahier gainé de noir", aurait en effet pu figurer dans la collection "Angoisse" des années 70.

L'action se déroule en France, les personnages sont des gens ordinaires, et l'aspect "horrifique" est plutôt soft.



On peut considérer que ce livre est un hommage réussi à ce type de romans populaires très spécifique.



Pour le reste, il ne faut pas s'attendre à une oeuvre d'une grande puissance, ou d'une originalité bouleversante, mais plus comme un roman à la noirceur assumée.
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Puntaterra
  14 août 2018
Puntaterra de Micky Papoz
Petite lecture chez le Rivière Blanche de Philippe Ward et artikel unbekannt / schweinhund, histoire d'essayer d'oublier que des copains décident de casser leur pipe, et je dois dire que le Puntaterra de Micky Papoz remplit son office avec une certaine réussite. Tout d'abord, je pensais, il me faut le dire, tomber sur un roman fantastique puisque la dame, talentueuse, m'avait déjà bien diverti avec son roman Les Malfairies, petite perle à peu près introuvable désormais, et qu'elle verse quoi qu'il en soit globalement dans le fantastique. Ainsi, ce roman, précisément, se trouve dans la collection noire de Rivière Blanche, mais n'aurait pas fait tâche, loin de là, dans la collection blanche tant il est en réalité loin du fantastique que je pensais trouver. Il s'agit en effet d'un roman d'aventures post-apocalyptique, et l'histoire se déroule environ un millier d'année après notre effondrement. Les continents ont fait plouf plouf, les volcans se sont bien marré à en cracher des tas de glaires chauds et rougeauds qui, une fois refroidis, forment sur les océans des îles mouvantes que les hommes survivants sont capables de diriger sur l'eau et d'accoster sur les rives quand ils en ont besoin (pour du troc, des explorations, visites amicales ou inamicales, etc.). Dans tout ce micmac des plus étrange on suite Aliénor et Romanic, deux séniors qui vivent sous la coupe d'un mystérieux Commandeur, dans une société où les radiations ont tellement causé de dégâts qu'il est devenu impossible ou seulement miraculeux d'avoir des enfants. Eux, couple amoureux qui plus est, n'ont pas eu ce miracle mais une deuxième chance leur est pourtant offerte. Il leur suffit de suivre les indications d'un parchemin, qui doit les mener à la "Cueillette". Il s'agirait d'étranges fruits en mesure de rajeunir ceux qui le consomment. Bien évidemment, tout un tas d'embûches les attend. Durant leur périple, ils rencontrent Zeev, commandant d'une île que n'aurait pas reniée le maréchal Pétain adepte du retour à la terre, et leur destin va basculer...

Autant le dire tout suite, le roman de Micky Papoz ne brille pas forcément par son originalité, bien qu'il contienne quelques idées fort amusantes, comme ces îles mouvantes. Et comme l'autrice manie à merveille le langage maritime, cette idée plus rigolote que crédible passe comme sur du velours (on ne peut, je vous le dis, plus utiliser l'expression "comme une lettre à la poste", première expression familière à avoir pris le sens inverse, à mon sens, ces dernières années !) et comme, pour le reste, l'homogénéité globale de l'écriture apporte une efficacité recherchée de roman d'aventures, le lecteur se retrouve très vite, sans s'en rendre compte, au bout de ce voyage de 188 pages, que l'on aurait pu retrouver dans le catalogue du Fleuve Noir Anticipation, disons période 1970/1990, et dans le bon panier, celui des Jeury, Verlanger, Le May, Hérault, jusqu'au "Cocons" de Philippe Guy qui pour moi clôt presque une époque, celle qui nous offre une SF tournée vers les classiques américains de l'âge d'or, notamment. Si les événements vont parfois trop vite, et si une bonne relecture aurait été nécessaire (mais j'ai tout noté pour l'éditeur), on se retrouve avec un roman d'aventures à l'ancienne (avec Mutants et cyborgs) qui prouvera encore une fois à ceux qui pensent que certains types de SF (qui ont fait le bonheur de certaines collections marquées masculines) sont forcément genrés et écrits par des hommes que toute frontière n'est qu'un mur de plâtre, poreux, facile à battre en brèche. Merci pour ce moment, Micky Papoz.
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Le Cahier gainé de noir
  08 février 2019
Le Cahier gainé de noir de Micky Papoz
Nouvelle lecture du côté de Micky Papoz, après l'excellent Les Malfairies et le bon Puntaterra. Visiblement, j'aime cette romancière, puisqu'aucun de ses romans - j'attaquerai les recueils bientôt - ne m'a pour le moment déçu. C'est le cas avec Le cahier gainé de noir, tout comme Puntaterra publié au sein de la collection Noire de Rivière Blanche, un roman fantastico-horrifique où se révèle une nouvelle fois les facultés de l'autrice à bâtir son histoire avec une précision d'horlogère. Ici, chaque séquence narrative, que l'on suive tel ou tel personnage dans ce diorama tragique, a son importance dans la structure de l'intrigue, jusqu'au dénouement où rien n'est laissé au hasard. En somme, une intrigue sans faille réelle, et cette précision est une des principales forces de l'autrice. Mais que raconte donc de Cahier gainé de noir ? L'histoire prend place dans le sud de la France - près de Cannes - au milieu des années 80. Isidorine est femme de chambre d'un un hôtel agréable, Les Citronniers. Mais notre Isidorine a développé une sacrée manie qui la classe directement dans la case des psychopathes : non seulement elle connaît tout des réguliers de l'hôtel, mais elle ramasse leurs ordures, les archive chez elle et les collectionne. Isidorine n'est pas une femme banale, non, elle note tout sur un cahier, jusqu'au jour où elle se rend compte que, grâce aux ordures qu'elles collecte, elle peut influencer le cours de l'existence des personnes dont elle a récupéré les immondices (et elle ne va pas s'en priver)... Là dedans, le lecteur spectateur assiste, curieux et souvent surpris, à la représentation d'une véritable pièce de théâtre, macabre, grâce notamment à des changements de focales bienvenus et malins qui aident habilement la pièce à se monter. J'y ai retrouvé quelques accents, par moments, et notamment en raison du surnaturel rencontré, du "Magie Sombre" de Gilles Thomas (Julia Verlanger ; et d'ailleurs une des protagonistes principales du Carnet gainé de noir s'appelle Julia. Hasard ?). Incidemment, il me semblait donc que le livre avait peut-être été rédigé dans les années 80, mais un petit détail amusant m'a laissé penser que c'était faux : le roman se déroule en 1986, mais on y parle de... carte vitale ! Cette petite incohérence, plus drôle qu'autre chose, ne nuit évidemment en rien à la saveur de ce petit roman fort bien troussé. Jean-Pierre Andrevon disait de Papoz que son fantastique est "Classique mais efficace. Papoz se révèle à l'aise dans le registre du fantastique campagnard." Il y a de cela, c'est vrai, et c'est une qualité finalement assez rare, quand le fantastique actuel a plutôt des tendances urbaines. Il serait dommage cependant de la réduire à cela. Papoz a sa petite voix bien à elle et il serait bien qu'elle soit entendue - lue.
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Les Malfairies
  30 août 2018
Les Malfairies de Micky Papoz
Je continue d'explorer l'oeuvre de Micky Papoz. Cette fois-ci avec un roman que j'avais déjà lu il y a fort longtemps, tellement qu'il ne m'en restait que deux ou trois images, mais des images fortes, concernant en particulier la fin de ce récit qui court de 1880 à 1904. Oubliez la couverture so 90, de toute manière, le roman n'est plus disponible à ce jour et je ne peux que le regretter tant cette lecture a su me plaire à nouveau, et me surprendre encore. Il s'agit d'une saga familiale, à Mayosc, petite commune imaginaire du haut Var (près de Toulon), nom sans doute calqué sur la commune de Flayosc, qui elle existe bel et bien. Toujours est-il que cette histoire débute avec l'arrivée d'une jeune femme, orpheline, Sara Marrot, laquelle va venir bouleverser la vie d'un morose quadragénaire, Raoul Arbaud qui pour rendre service à un grand ami, a juré de s'occuper de Sara, en lui offrant une petite maison - ancienne forge - Les Malfairies. Petit à petit, l'homme et la femme vont se rapprocher, jusqu'à l'inévitable coup de foudre qui aboutira à la naissance d'un jeune garçon, Justin, hélas né avec un pied bot et un bec de lièvre. C'est surtout à partir de ce moment que nous commençons à comprendre que ce village loin de tout et encore empêtré dans d'anciennes croyances voit en Sara une sorcière, parce qu'elle est devenue une sorte de botaniste, et que la science des plantes c'est bien connu, c'est de la sorcellerie, surtout quand on les mélange à de l'eau (Fuyez l'ice-tea et le Lipton yelllow tout de même). Quoi qu'il en soit, se profile alors, comme en ombre, l'idée d'une malédiction, qui toucherait à la fois Raoul et Sara...

La construction chronologique est particulièrement réussie dans Les Malfairires, et c'est même en cela qu'il nous surprend. Là où on s'attend à une simple histoire - a priori - de sorcellerie, c'est au contraire à une saga familiale plus dense qu'il n'y paraît à laquelle on a le droit. Ainsi, quand nous arrivons à la fin du récit, en 1904, bien des choses ont changé, bien des événements ont eu lieu, bien des hommes et des femmes sont passés. Et le fantastique dans tout cela ? C'est justement par la montée en épingle, au fil des années, d'événements tout à fait naturels que le surnaturel va - peut-être !!! - finir par jaillir dans trente dernières pages assez bluffantes, qui nous laisseront certes avec un final légèrement attendu, mais parfaitement maîtrisé. Un défaut : il manque toutefois d'un éditeur sur ce texte, quelques passages, malgré une langue solide, surtout celle de la ruralité, auraient mérité un retravail (somme toute minime), et une correction orthographique et grammaticale (quelques erreurs d'inattention).
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