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Le Cherche midi

Maison d`édition française fondée en 1978, les éditions Le Cherche midi publient des ouvrages de littérature française et étrangère, de la poésie, des œuvres dans le domaine de l`humour, des documents, des beaux-livres et livres pratiques. La maison d`édition collabore avec de nombreuses associations comme Amnesty International, la Ligue des droits de l`homme, la Licra ou encore la Fondation Abbé Pierre.

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Dernières parutions chez Le Cherche midi


Dernières critiques
AngieRomain
  19 septembre 2018
Today we live de Emmanuelle Pirotte
Je dois avouer que j’attendais ce livre avec impatience. Avant même sa première parution sous le titre Today we live, chez le Cherche-Midi, j’avais repéré cette histoire qui avait juste l’air incroyable. Et puis, sans savoir pourquoi, je ne l’ai pas acheté à sa sortie, pour finalement me le procurer dans une édition France Loisirs, avant de le laisser de longs mois (années ?) sur une étagère. Autant dire que j’attendais beaucoup de cette lecture, qui m’a pourtant relativement déçue.



Je suis assez friande des histoires qui se passent pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est une période à laquelle je m’intéresse depuis toute petite, pour avoir grandi au large des plages du Débarquement, et j’adore lire de temps en temps un récit, fictionnel ou non, qui en parle. Mais je dois avouer que la lectrice en moi, lorsqu’elle se plonge dans une lecture de ce type, réclame d’être remuée par sa lecture. Quand je m’attaque à ce genre de livre, j’ai envie qu’on me prenne aux tripes, pas nécessairement en faisant dans le sensationnel ou le trash, mais juste qu’on me raconte une histoire qui va me toucher. Et là, ça n’a clairement pas été le cas. Cette lecture a été pour moi un vide émotionnel complet, je n’ai juste rien ressenti. Pour un roman fondé sur ce que ressent justement un soldat SS jusqu’alors insensible en rencontrant une petite fille juive hors du commun, j’ai regretté qu’on ne m’amène pas sur les sentiments de cet homme, et de ceux qui vont jalonner le chemin de ce duo improbable. Je pense que l’autrice n’a pas voulu faire dans le pathos. Il est vrai que la période de la Seconde Guerre mondiale permet assez facilement d’écrire des histoires bien horribles qui donnent la larmichette au lecteur sans trop se fouler. Pour moi, Emmanuelle Pirotte a tenté d’éviter ce piège, et je ne vais certainement pas la blâmer d’avoir osé sortir de ces sentiers battus. Mais pour le coup, à force de vouloir trop nettoyer son texte de bons sentiments débordants et faciles, elle a fini par le purger de toute émotion, et c’est personnellement un flop.



Par ailleurs, et pour le coup c’est purement personnel, l’autrice utilise deux procédés que j’exècre vraiment dans la littérature : le style indirect pour la restitution des dialogues, et l’introduction de discours très « parlés », voire du patois à plusieurs reprises. Je ne supporte pas le langage parlé dans les textes. Je sais que c’est censé apporter une sorte de « couleur locale », de réalisme au texte, mais c’est un procédé qui ne fonctionne pas du tout avec moi et qui m’agace. Alors quand en plus, c’est cumulé à la restitution indirecte… eh bien, je souffre ! Bon, il faut reconnaître cependant que ce qui me gène ici est vraiment un goût personnel, et que cela ne gâchera pas la lecture de nombreuses autres personnes.



Si ces remarques peuvent donner l’impression que cette lecture a été horrible, ce n’est pas le cas. L’intrigue est intéressante. Je trouve le concept de départ très original, et qu’il permet de développer des idées intéressantes. De plus, on ne montre pas les nazis comme les grands méchants loups et les alliés comme les sauveurs parfaits. L’autrice a, d’après moi, mené une recherche documentaire très complète qui lui permet de respecter un fait historique véridique trop souvent oublié par les auteurs qui s’attaquent à la Seconde Guerre mondiale : tous les soldats allemands n’étaient pas des nazis convaincus et de grands salauds, et tous les soldats alliés n’étaient pas des anges. Certains méfaits ont été commis par les soldats alliés, censés secourir les populations et libérer les pays occupés. J’ai apprécié que cette partie de l’Histoire ne soit pas occultée ici, et qu’on n’ait pas un schéma manichéen dans la création des personnages.



Une petite déception donc pour ce roman qui m’attirait pourtant beaucoup. Je suis sans doute passée à côté, mais je reste persuadée qu’il conviendra largement à d’autres lecteurs. Tant pis pour moi !
Lien : https://unlivreenhiver.wordp..
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Sourisetdeslivres
  19 septembre 2018
Adoration de Jimmy Lévy
Chronique à chaud (juillet 2018)



mots acérés maux libérés.

Couches sur le papier pour mieux, peut-être, enfin les émotions libérer.

Un slam qui t’entraîne toujours plus loin dans cette danse mortelle. Exorciser la douleur.

Chercher la lumière ou fond de ce tunnel obscur, sans fin. Spirale infernale d’autodestruction

Adoration qui devient persécution

Jusqu’où l’amour peut mener, aveugles que nous sommes

Perdus dans ce labyrinthe des sentiments

L est là

L. toujours elle, mais lui dans tout ça ? Lui il se perd, s’égare, il cherche l’issue, il trouve un chemin qui se termine en cul-de-sac et fait demi-tour… une autre route sera-t-elle plus belle ?

Libératrice ou exécutrice ? Jimmy Lévy raconte cette odyssée de sa genèse à sa mort, comme Hercule et ses douze travaux comme Achille et son talon.

Il dénonce de nombreuses addictions tout en nous faisant réfléchir sur cette société de consommation.

Consommation matérielle, médicamenteuse et sentimentale.

Amour à sens uniqueDéni maudit

Aider l’autre jusqu’à se perdre totalement toujours cet espoir qui demeure de pouvoir sauver.

Sauvetage impossible quand l’autre ne le veut pas et comment il pourrait le vouloir puisqu’il ne se sent pas en danger.

Le danger de L devient danger pour lui, danger qui se transmet comme un virus.

Péril en la demeure.

Peur.

Enchaînés de chaînes invisibles

Jusqu’à quel moment peut-on admettre qu’on ne connaît pas l’autre ?

Jusqu’à se perdre définitivement ?

Adoration, soumission

Obsession, punitions : tu es à moi, rien qu’à moi, tu ne t’échapperas pas tu m’aimes.

Résistance, résilience, patience, inconscience…Une cage dorée aux barreaux invisibles, des alertes complètement ignorées ou refusées

Accepter c’est rendre réel, c’est mettre ses failles en lumière, mais où est passé cette lumière dans ce tunnel sans fin.

Éternel recommencement. Renoncement.

Adoration, prison, passion, trahison.

Prisonnier de sa propre passion.

Tenir coûte que coûte, y croire encore même si le mur s’approche toujours plus près, plus vite.

Refus de voir. Vivre dans le noir.

Chape de brouillard sur cette relation toxique.Un homme qui cherche à se sauver de ce trou où il est tombé, mais les parois sont lisses, il n’y a aucune prise, aucun appui, pas de soutien comment va-t-il s’échapper

? Victime vaincue en avance.

Recouvrir la blessure qui jamais ne se soignera, car elle ne se voit pas

Soignants assassinants sans intention de nuire, mais qui, pourtant, détruisent.

Comment construire quelque chose de solide sur des sables mouvants qui toujours se dédoublent, se dérobent à l’infini, mirage de l’amour.

Boucle intemporelle.

Placebo sur les maux par les mots.



Vénuse mise sur un piédestal descendue de son radeau.

Addiction d’elle, toujours sous son emprise refus de voir.

Addiction mentale.

Engrenage infernal.



Critique de cette médecine à deux vitesses : soigner à coups de plaquettes de médicaments.



Un livre que j’ai lu comme si j’étais dans l’urgence grâce aux phrases courtes, coupantes comme un cutter, j’ai relu des passages tellement ils sont beaux dans toutes leurs horreurs.

Superbe roman sur une adoration jusqu’à ce que peut-être un jour, les œillères tombent
Lien : http://unesourisetdeslivres...
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Jonian
  19 septembre 2018
Le temps où nous chantions de Richard Powers
Superbe épopée
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