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Le Cherche midi

Maison d`édition française fondée en 1978, les éditions Le Cherche midi publient des ouvrages de littérature française et étrangère, de la poésie, des œuvres dans le domaine de l`humour, des documents, des beaux-livres et livres pratiques. La maison d`édition collabore avec de nombreuses associations comme Amnesty International, la Ligue des droits de l`homme, la Licra ou encore la Fondation Abbé Pierre.

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Dernières critiques
Lecturepissenlit
  21 juillet 2018
Amelia de Kimberly McCreight
Ce livre est une pure merveille. On assiste à l'enquête de Kate (et d'un enquêteur, un peu effacé, mais présent quand même !) suite au décès de sa fille. Elle souhaite découvrir ce qui lui est réellement arrivée depuis qu'elle a reçu ce mystérieux SMS lui annonçant qu' "Amelia n'a pas sauté".



L'histoire est très bien montée. Nous avons alternativement le point de vue de Kate qui enquête sur sa fille et le point de vue d'Amelia les jours précédant sa mort. Les récits d'Amelia correspondent aux indices découverts par Kate et inversement. Cela nous permet d'avoir deux points de vue. Le point de vue d'une adolescente modèle, et celui d'une mère trentenaire, parfois dépassée, qui a élevé sa fille seule.

On peut se rendre compte qu'une même information peut être traitée et comprise différemment selon qui la reçoit, ce qui laisse place à des non-dits, des incompréhensions et des regrets.



C'est un livre agréable à lire.

Tout d'abord de par sa construction, l'alternance des points de vue est beaucoup plus percutante qu'une enquête seule.

Ensuite nous avons comme des captures d'écran de statuts Facebook, ou de conversations SMS, qui rendent l'intrusion dans la vie privée d'Amelia encore plus réelle.



C'est glaçant de voir à quel point une mère, proche de sa fille, peut à ce point ignorer la vie parallèle, la vie numérique de sa fille. Ce qui rend ce constat encore plus glaçant c'est quand on sait à quel point cela peut-être vrai, pour l'avoir vécu soi-même.



J'ai trouvé l'enquête très bien menée, faisant passer sans aucun scrupule le possible coupable d'une personne à l'autre au fil des pages, nous laissant dans le doute et le noir total, autant que peut l'être Kate.



Avant les quelques petits points négatifs je veux souligner la beauté de cet épilogue.

Il m'a émue, il m'a donné les larmes aux yeux.

Je suis souvent déçue par les épilogues. Ils sont (à mon sens) pas tout le temps nécessaires. Parfois les histoires se terminent d'un coup sec, ou d'une façon un peu choc, et j'aime ça.

Quand l'auteur essaye d'adoucir la fin dans un épilogue où il raconte un blabla à base de " 6 mois plus tard ..." et où tout se passe bien, où tout le monde est remis, ça me casse ma lecture.



Ici j'ai pu lire un épilogue d'une beauté monstre. J'aurais voulu quoter l'ensemble des 5 pages tellement je le trouve magnifique.



Pour contrebalancer, j'ai trouvé parfois les chapitres un peu longs. Je suis adepte des chapitres courts à moyens, ce qui permet d'avoir moins de probabilités de devoir lâcher le livre en plein milieu d'un chapitre ou d'un paragraphe. Mais c'est vraiment du chipotage, les chapitres sont agréables, jamais trop lourds, juste un peu trop longs en matière de pages.

L'intrigue est un peu longue à se mettre en place. En effet les 150/200 premières pages sont consacrées à la mort d'Amelia jusqu'à ce que Kate décide de reprendre l'enquête, alors qu'on n'a qu'une seule envie dès le début de savoir ce qui s'est passé.

Mais encore une fois on chipote on chipote !



C'est une très très bonne lecture !
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LaGeekosophe
  21 juillet 2018
Mille Femmes blanches : Les Carnets de May Dodd de Jim Fergus
Une histoire intéressante qui nous permet de découvrir l'Amérique des indiens alors que les colons européens s'étalent de plus en plus sur le continent. J'étais intriguée par cette histoire de femmes blanches échangées contre des chevaux, poussées à épouser des indiens, promettant un grand choc culturel.



Dans un premier temps, le livre m'a marqué par sa forme. Nous suivons une série de journaux et de courriers écrits par May Dodd. Cette jeune femme a choisi de participer aux échanges de femmes pour échapper à une vie de solitude et d'enfermement au sein d'un hôpital psychiatrique. Ce choix renforce l'immersion dans cette histoire dépaysante, l'auteur a vraiment tenter de se mettre dans la tête d'un personnage de l'époque, même avec les préjugés bien ancrés (cette chère Marie-Blanche qui a moins l'habitude de se tremper car elle est française, hahaha) alors que le personnage qu'on suit est assez anti-conformiste pour l'époque.



Le roman a aussi des parties féministes assez agréables, qui montrent comment les femmes subissent aussi bien les violences, les inégalités, les injustices... Il est ainsi très habile d'avoir fait de May une femme enfermée pour des raisons qui nous semblent inimaginables aujourd'hui mais malheureusement assez courantes à l'époque.



Jim Fergus nous propose aussi une description qui semble très documentée de la vie des amérindiens et notamment des différences les plus importantes avec les cultures occidentales. Le récit peut parfois sembler un peu manichéen, mais l'auteur parvient à être assez subtil pour faire un livre qui ne soit pas uniquement à charge des européens. Il nous montre tout de même une société amérindienne vive et proche de la nature, avec une identité et des croyances fortes qui prônent la vie en communauté et la synergie avec la nature là où les colonialistes prônent une société individualiste qui vise avant tout la conquête et la possession des richesses. Le roman ne nous épargne les violences et se pare d'une certaine amertume dans les passages les plus durs. L'écriture peut ainsi se faire assez crue et rugueuse, ce qui renforce efficacement les passages de tension et les drames.



Enfin, j'ai beaucoup apprécié également le caractères des différents protagonistes, notamment les femmes blanches. Ce sont toutes des femmes qui sont un peu à la marge de la société, qu'elles aient volontairement choisi ce bouleversement dans leur vie ou qu'elles soient contraintes. On voit surtout que ce sont des femmes victimes des circonstances ou d'une société qui les opprime.



Mille femmes blanches de Jim Fergus a été globalement une bonne lecture. L'écriture est maîtrisée malgré quelques longueurs. Le livre est documenté et fera plaisir aux amateurs de la culture indienne. C'est aussi une oeuvre humaniste qui traite aussi bien des différences ethniques que des différences entre les sexes. Car le roman illustre bien une citation de Claude Lévi-Strauss "Le barbare, c'est celui qui croit à la barbarie."
Lien : https://www.lageekosophe.com
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douceplume
  21 juillet 2018
Les cendres mêlées de Joseph Gourand
Ce livre m'a été recommandé par mon père qui l'avait terminé il y a peu. C'est un grand lecteur et c'est à lui que je dois mon goût pour la lecture. Nous partageons souvent nos lectures car nous avons des goûts à peu près similaires. Pour ce qui est de ce livre, ce n'est pas vraiment un thème que j'ai dans mes habitudes de lecture, mais mon père connaissant mes goûts, je lui ai fait confiance et j'ai eu raison.



Le sujet de cette biographie (si je peux me permettre se terme bien que le livre ne traite que d'une infime partie de la vie de l'auteur) est loin de ce que j'ai l'habitude de lire. J'avais peur que ce soit très difficile à lire mais Joseph Gourand a produit un ouvrage très pudique. Bien entendu, on y retrouve les horreurs de la guerre et des camps de concentration mais tout est tourné de façon à ce que ce ne soit pas racoleur. En cela, c'est un livre très émouvant et poignant.



On n'y trouve pas de grandes descriptions, cependant on en sait assez pour imaginer ce qui n'est pas écrit. Les horreurs physiques et psychologiques subies par ces humains qui n'en étaient plus aux yeux de leurs bourreaux, qui n'en étaient même plus physiquement parlant, sont bel et bien présentes.



L'auteur ne nous livre que des moments d'une période qu'il a vécue et on se rend compte à quel point il a bénéficié d'une chance incroyable qui lui a permis de rester en vie. Son écriture est simple mais vivante ce qui fait qu'elle nous touche.
Lien : http://www.unevietoutesimple..
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