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Zinedi


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Dernières critiques
diamelee
  15 septembre 2019
Et je suis restée debout vivante de Evelyne Abondio
Trois femmes. Trois destins. Un point commun: la guerre. Une même volonté à se révolter et à faire face. Trois femmes. Trois caractères. Une même force. Une même énergie face à l'inqualifiable. Elles se nomment Emeraude, Flora, Fatima. Des vies racontées. Des vies construites avec douleur. Avec peine. Mais des vies assumées. Une vie aux prises avec l'anarchie extérieure? Et si le chaos les réunissait?

Et je suis restée debout, vivante traite de sujets très lourds avec, parfois, une pointe d'humour qui rend la lecture très agréable. C'est un roman à trois voix. Trois cris hurlant la paix dans le chaos. Trois cris hurlant la peur, la terreur, le désespoir. Trois femmes face à l'inconnu. Face à l'horrible inconnu. Celui qui vous souffle le cœur, vous tord les boyaux et vous empêche de rester debout. Mais elles ont tenu tête à cette terreur. Comment faire autrement, quand le monde s'écroule autour de vous? Quand la vie se dissèque sous les coups de boutoir du malheur, de la poisse, de la violence?

Et je suis restée debout, vivante. Un titre qui dit la force de ces femmes unies par les pertes d'êtres chers. Unies par la volonté de paix sur une terre ravagée par la folie des hommes. Trois femmes que le destin a arcbouté comme des lianes sous le poids de la douleur. Sous le poids des horreurs subies et tues au plus profond de leur âme. Trois femmes qui, sans avoir froid aux yeux et la tête haute, peuvent affirmer: et je suis restée debout, vivante.
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fanfanouche24
  11 septembre 2019
Brûler le Louvre de Didier Goupil
Un livre, petit en volume...mais"très épais" en style et observations sur

l'art et l'oeuvre de certains peintres, mis en avant par Didier Goupil :

Monet, Roger Cosme Estève, Franciam Charlot...sous forme de

nouvelles...ou courtes proses poétiques....



"En exergue

"Demain je vais dessiner jusqu'à ce qu'arrive la couleur." ---Van Gogh, Arles, 1888 "



Un joli rayon de soleil en ouvrant ma boite aux lettres en ce lundi matin [9 septembre 2019 ], avec ce nouveau recueil de nouvelles de Didier Goupil autour de la Peinture et des artistes... que je suis enchantée de découvrir à sa parution !



Un grand merci aux éditions Zinedi et à sa directrice, Fabienne Germain, pour ce S.P. d'un auteur que j'avais beaucoup apprécié dans un texte antérieur, en 2013, "Les Tiroirs de Visconti"....qui parlait aussi du monde de l'art, dans le domaine des Antiquités et des collectionneurs !!



Des nouvelles insolites... qui débutent par de très courtes fictions d'êtres dans la douleur, la guerre et le refuge de familles dans des caves pour se protéger des bombes, un enfant différent, diminué mentalement dans une famille où le père pour conjurer sa douleur, passe ses journées à photographier les nuages...en noir et blanc...et puis une progression

tangible d'êtres dans la souffrance et la quête d'un sens, d'un oubli dans la beauté... Beauté de la photographie, beauté de la peinture...



Mais ce qui m'a le plus captivé ce sont les nouvelles concernant directement les peintres admirés par Didier Goupil, dont il parle avec talent et un lyrisme merveilleux !



Double joie de lire ces nouvelles et de découvrir cette maison d'édition !...



"Alors, vous avez séquestré la peinture dans cet atelier qui tenait à la fois de la remise et de la serre et c'est là que, saison après saison, bien loin des rumeurs de la grande Ville, ignorant d'un même mépris les somptueuses pénombres des salons et les murs moisis des musées, vous vous êtes expliqué avec elle, seul à seule, sans public ni critiques, sans marchands. Je crois que vous l'avez bien malmenée. Vous l'avez honnie, écharpée, saccagée. En un mot, adorée." (p. 86) "L'Ogre ou le Deuil de l'orgueil "[ Monet ]



Dans ces nouvelles,j'ai découvert grâce à Didier Goupil, l'artiste contemporain, Franciam Charlot, dont l' oeuvre plastique est issue de la douleur... Comme Chaïm Soutine, présent dans une des brèves de l'écrivain...comme j'ai appris à connaître non pas Maurice Estève, mais

Cosme Estève... [ autour duquel Didier Goupil a publié un autre texte, "Journal d'un caméléon", qu'il me reste à lire ! ]...



"Ensuite vous l'avez renvoyée [La peinture ] dans le Grand Monde- ou bien on est venu vous la reprendre : on ne sait jamais véritablement qui de l'artiste ou du monde vient chercher l'autre. (...) Après l'avoir entourée de son tumulte, l'avoir invectivée, interrogée, appréciée dans l'éclat des lustres et des parures, à mille lieux des brousses provinciales, méprisant d'un même revers de gant beurre frais le vent vif des vergers et vos mains

gercées, le Grand Monde a décidé de l'admirer. Dès lors vous aviez du génie. Il ne vous restait plus qu'à vaincre les murs médusés des musées. Vous ne vous en êtes pas inquiété, vous avez continué à peindre avec

orgueil." (p. 89) "L'Ogre ou le Deuil de l'orgueil "[ Monet ]



De magnifiques lignes sur l'acte de peindre ...ainsi que sur la complexité de toute création artistique ! J'allais omettre la jaquette couleurs très réussie ornée d' un tableau de Roger Cosme Estève ...



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N.B ***Précision de l'éditeur : certaines de ces nouvelles ont été publiées sous une forme différente aux éditions Alfil (1995)



Les éditions Zinedi ont été créées en 2002, publie des inédits...(d'où

son appellation ) Un catalogue très attractif dont un texte de cette rentrée que je note pour une prochaîne lecture... Fiction autour de la peinture, et plus particulièrement celle de Courbet..."Le Dernier Courbet" de Joëlle Tiano- Moussafir...











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MilleetunepagesLM
  02 septembre 2019
Le Dernier Courbet de Joëlle Tiano-Moussafir
Le commentaire de Nathalie :

Un mot, une phrase et la toile accrochée dans son salon devient un mystère.

Qui est le signataire Robert. Depuis quand est-elle dans la famille et comment y est-elle arrivée ? Une seule phrase lancée par un de ses patients et elle se lance dans l'histoire et la genèse de la toile. Ses recherches la mèneront jusqu'en 1877 à Peilz, dans l'univers du grand peintre Gustave Courbet, de son apprenti Paul Robert et de Jo la Belle Irlandaise. Puis à Marseille, en 1883, avec le commandant Chalier de Néret et nous remontons jusqu'à elle. Mais de quelle manière la toile a-t-elle voyagée, pourquoi et comment ?

L'histoire de la confection d'une toile est décrite avec passion et amour de l'art.

L'auteure nous fait voyager dans un lointain univers à travers de beaux et troublants personnages qui ne vivent que pour l'art et leur liberté d'expression.


Lien : http://lesmilleetunlivreslm...
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