AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Editions de l`Amandier


Livres les plus populaires voir plus


Dernières critiques
Alieb
  08 octobre 2019
La mort n'est jamais comme de Claude Ber
Quel exercice compliquée que la critique de poèmes.

Exercice d'autant plus complexe quand il touche un sujet aussi dramatique que la mort, ou dans ce cas précis de la perte d'un être cher. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, l’introspection et la multitude d'émotion, de sentiments et d'état par lesquels passe un être endeuillé.

Des passages nécessitent parfois la relecture pour y pénétrer pleinement.

Lorsqu'il s'agit de ce type d'écrit, et plus encore avec celui ci, je ne peux m’empêcher de penser que rien ne nous permet de comprendre et rejoindre l'émotion de l'auteur, à part peut être l'écouter lui/elle même en conter des passages.
Commenter  J’apprécie          00
Gaphanie
  08 octobre 2019
PompierS de Jean-Benoît Patricot
Au début de la pièce, une jeune femme, et un homme.

Ils commencent à se parler, et on comprend très vite ce qu'ils font là : ils attendent d'être reçus par la justice. La jeune femme a dénoncé les abus dont elle a été victime, avec de l'aide, et manifestement, elle ne dispose malheureusement que d'une intelligence toute relative. Alors que la discussion entre les deux protagonistes nous dévoile les faits, les deux versions se répondent, elle dans la crudité et la simplicité, lui, par des tours de phrases sournois avec lesquels il essaie de refaire la guerre à sa sauce et de la convaincre que c'est sa version à lui qui est la bonne, et qu'elle devra bien le dire au juge...



A la fin de la pièce, à nouveau cette jeune femme, et un autre de ses agresseurs, qui cette fois va débriefer du verdict et tenter de l'égarer à nouveau.



C'est une pièce assez difficile à la fois à lire, à digérer, et à commenter du coup. Le sujet est grave, les personnages sont crédibles et le malaise garanti du début à la fin, que ce soit dans les propos de la jeune fille, dans ceux des hommes qu'elle rencontre ou encore dans les propos qui lui ont été tenus par son assistante sociale et qu'elle répète.



C'est d'une tristesse infinie. D'autant plus que la pièce n'explique pas vraiment comment les personnages en sont arrivés là, et n'apporte ni sens ni "leçon à tirer" de ce qui s'est joué là. Enfin, le lecteur peut tout de même tirer satisfaction de voir que la "petite" ne se fera pas avoir deux fois, même si elle échappe à ses bourreaux pour la même raison qu'elle leur avait été soumise : parce qu'elle a tout compris de travers.



C'est un sujet grave et sérieux, et c'est une pièce idéale je pense pour nourrir une réflexion collective autour de ce sujet des abus sexuels, en la faisant suivre d'une conférence ou d'un débat, par exemple. A ne pas digérer seul, j'ai envie de dire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
19chantal
  02 octobre 2019
La mort n'est jamais comme de Claude Ber
J'ai eu quelques inquiétudes lors de la lecture des premières lignes. Serai-je capable d'aller au bout de ce livre reçu dans le cadre de la masse critique de septembre ? Je l'avais choisi pour le sujet et la maison d'édition Bruno Doucey que j'aime bien. J'avais un peu oublié le côté poésie.

Donc, des poèmes en vers libre alternent avec des "découpes", poèmes en prose, denses et plus difficiles à appréhender. J'y suis entrée sur la pointe des pieds puis je me suis laissé emporter par la violence évoquée de la mort, de la folie. J'ai parfois été obligée de relire des passages pour les apprivoiser, les comprendre, les apprécier. Je n'ai jamais été rebutée tellement le texte est poignant, vibrant. La fin intitulée "Fragment in memoriam" me semble plus apaisée, plus ouverte sur le monde avec les yeux grands ouverts, lucides, toujours sans concession.

Ce livre va rester sur ma table de chevet pour que j'y replonge de temps en temps.
Commenter  J’apprécie          10