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Je cultive le minimalisme

Un livre sur le minimalisme via masse critique. Le sujet m'intéressait.

Le livre nous amène vers une découverte du minimalisme. Il est en quatre parties : Elaguer - Arroser - Tailler - Eclore et embellir

C'est un peu comme lorsque l'on jardine.

On commence par élaguer c'est-à-dire se débarrasser du superflu, à se désencombrer. On pense en premier au désencombrement matériel avec les objets, documents, numérique, tout ce que l'on accumule. Pour cela, l'auteur nous guide en proposant des listes en annexe. Dans cette démarche d'élagage, il faut aussi penser aux relations, aux occupations.

Lorsque que l'on a un peu éclairci le terrain, on arrose en prenant soin de soi. On profite des moments de vie et on essaie de se recentrer sur le relationnel, la communication et moins l'accumulation, les envies de toujours plus.

La notion de tailler est différente de celle d'élaguer. On approfondit la démarche et par exemple, privilégier la qualité plutôt que la quantité.

Eclore et embellir finalise la démarche. On cultive sa relation avec soi, les autres et le temps. On apprécie chaque moment, on prend le temps, on fait des pauses.

Ce livre peut aider si l'on veut entrer dans la démarche du minimalisme. Après, c'est aussi une question de bon sens quant à savoir ce que l'on veut privilégier dans sa vie. Je pense que l'on n'a pas le même ressenti selon l'âge auquel on lit ce livre. Personnellement, à la retraite, j'essaie de ne pas me mettre trop de contraintes. Je choisis mes activités et n'en fais pas trop, mais il faut garder un lien social. J'ai commencé à désencombrer du point de vue matériel il y a un certain temps et notamment au départ des enfants. Je recommence avec les petits-enfants, donner, recycler ce qu'ils n'utilisent plus.
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Dis-moi pourquoi les chats...

J'ai eu la chance de recevoir mon choix préféré lors de la dernière édition Masse Critique organisée par Babelio. Je vis avec quatre chats, ou peut-être que je vis chez eux mais j'aime à penser qu'on est colocs même si c'est moi qui paie tout. En contrepartie ils me font plein de câlins et de ronrons en m'apportant de la zenitude et de l'amour.



Donc, l'idée de découvrir les secrets des matous m'enchantait, car je voue une adoration totale à mes petits poilus. Et j'ai bien raison car après lecture de cet ouvrage, j'ai la confirmation que les félins sont des petites merveilles de la nature.

Ce livre est découpé en quatre parties.

Première partie : Du côté de la génétique. Et là on apprend, entre autre, que nos chats sont champions d'équilibrisme grâce à un corps absolument parfait, qu'ils sont gauchers ou droitiers et là je peux dire que je vais les observer de près pour voir ça de mes yeux 👀, que les chats noirs sont en meilleure santé, que les félins font de l'automédication par le ronron...

Deuxième partie : Du côté du comportement. Alors bon, qui vit avec eux en connaît un rayon. À cohabiter avec eux on a fini par être de la même famille et forcément on les comprend. D'ailleurs je vais envisager de prendre des cours de "destressage" félin auprès d'eux, il paraît qu'ils excellent dans ce domaine qui consiste à faire retomber leur stress, alors que moi... Néanmoins pour ceux qui adoptent leur premier chat, ce livre pourra les aider à éviter des erreurs. Car les chats sont des petites personnes sensibles, faciles à comprendre pour peu qu'on ait décrypté les messages qu'ils nous font passer, comme par exemple : y'a trop de bruit, je cherche une connerie à faire, je veux des câlins, je suis content, je t'aime, je ne suis pas d'humeur, lache-moi les baskets j'ai pas envie d'être touché, etc... Après tout, le consentement ça vaut aussi pour les animaux !

Troisième partie : Du côté de l'étrange. Des choses insolites nous sont rapportées, comme les cat's eyes sur les bords des routes britanniques, ou la capacité des chats de neutraliser des nœuds de courants électromagnétiques, mais aussi gardiens métaphysiques de l'harmonie spirituelle pour les médiums, et pourquoi ils ont neuf vies, et le feng shui...

Quatrième partie : Du côté de l'histoire. Là malheureusement on apprend que les chats n'ont pas toujours été à la fête, même en Égypte. Ils ont servi de remèdes dans beaucoup de pays. En France, au Moyen-âge, on sait à quel point les chats noirs (mais pas que) ont été exterminés à cause de ces arriérés d'ecclésiastiques.

Cette dernière partie évoque essentiellement ce que les humains ont fait subir aux chats de tous temps, et j'ai détesté lire ça. La cruauté liée à la bêtise dont l'humanité est capable est affligeante. Mais merci la nature, la peste à vengé les chats au Moyen-âge.



Ce livre est une mine d'informations, j'adore ! Par contre, sur la nécessité de laver son chat une fois par mois... je ne m'y risquerai pas.



Donc, si comme moi on vit avec des fauves miniatures depuis de nombreuses années, cet ouvrage est intéressant pour l'aspect génétique car on apprend des choses étonnantes. Sur le comportement on apprend le pourquoi de certains aspects sale gosse de nos petites merveilles comme quand ils jettent les objets par terre, mais aussi pourquoi ils aiment le silence, pourquoi ils marchent parfois en crabe... J'ai aussi été détrompée sur des comportements que je croyais avoir compris et en réalité mal interprétés, qui me laissent cependant perplexe sur certains de mes chats. Sur l'étrange, eh bien... les chats sont étranges, mais pas tant que ça pour qui les aime et les comprend, mais ils sont fascinants sans aucun doute. L'histoire est la partie dont je me serais bien passée. Trop cruelle...



Après cette lecture, nos nyctalopes adorés n'auront plus de secrets (ou si peu) pour les ailurophiles dont je fais partie. Ah oui, j'ai découvert un mot !! Oui, je suis une vraie de vraie ailurophile ! En plus de mes quatre chats, j'ai plein de statuettes de chats, et dans la rue je parle aux chats que je ne connais pas.

En tout cas, en rentrant, je vais sûrement m'adresser à mes matous avec déférence tant j'ai le sentiment (confirmé par ce livre) qu'ils sont des petits êtres supérieurs et qu'un jour ils domineront le monde ;D et le monde s'en portera bien mieux XD.
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Endogirls

Je considère ce roman graphique comme un excellent ouvrage de vulgarisation sur l'endométriose. Il mêle faits historiques, témoignages de femmes en souffrant, explications médicales et donne des pistes pour mieux vivre avec étant donné qu'on n'en guérit pas.

Endométriose : maladie gynécologique chronique. Elle se définit par la présence d'un tissus semblable ( mais pas identique) à l'endomètre, muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus, en dehors de la cavité utérine Elle est dite bénigne car le pronostic vital des patientes n'est pas engagé, mais elle est très souvent difficile à vivre au quotidien.

Rose est journaliste santé. Le jour où elle s'intéresse à l'endométriose, elle est sidérée par le succès que rencontre son appel à témoignages. Elle reçoit plus de mille récits de vie qui la bouleversent et part à la rencontre de ces femmes qui n'ont pas envie de se taire. Ce qu'elle découvre la laisse une nouvelle fois sans voix. Pourquoi, malgré la stratégie de lutte mise en place par le gouvernement, faut-il encore en moyenne sept ans aux femmes souffrant d'endométriose pour être diagnostiquées ? Rose décide alors de mener cette enquête passionnante auprès de médecins, psychologues, sexologues, sages femmes et même ministre de la santé. Elle dévoile que si les femmes et les « endogirls » en particuliers doivent endurer tabou autour de leur corps , omerta du monde médical et sexisme ambiant, elles sont également parvenues à faire naître une formidable sororité autour d'elles, aidées en cela par des marraines très médiatiques.

Nathalie André, journaliste et Violette Suquet, illustratrice, ont souhaité raconter cette histoire, comme on dit « inspirée de faits réels. » Au travers de ce texte, elles souhaitent mettre en lumière le courage et l'abnégation de ces femmes trop souvent délaissées, trop souvent raillées.

Ce récit sera émaillé de nombreux témoignages de femmes fortes et résilientes dont l'histoire va nous être racontée ainsi que leur parcours parsemé d'embuches.

Dans un premier temps, retour sur l'historique de cette maladie.

Ses symptômes sont connus depuis l'antiquité égyptienne puis grecque.

Au Vème siècle Hippocrate les dissocie de la sorcellerie et en fait un processus naturel dont il faut chercher le diagnostique et le traitement. Ses observations tombèrent peu à peu dans l'oubli.

C'est à Galien que l'on doit la confusion entre endométriose et hystérie, ce qui va constituer une source d'errance pour les siècles à venir et retarder la prise en compte des douleurs liées à l'endométriose. A tel point qu'à la Renaissance, les femmes en souffrant furent conduites au bûcher. Car, entre le XV ème et le XVII ème siècle, elles ont été considérées comme des sorcières.

Au XIX ème siècle, si elles n'étaient pas exécutées, les « endogirls »étaient exhibées par ce cher Docteur Charcot, neurologue de son état, lors de séances publiques à la Pitié Salpêtrière. Il utilisait l'hypnose chez ses patientes pour provoquer des crises et les étudier. Pour lui c'était la démonstration de ce qu'était l'hystérie. Cette dramatique confusion fit que ces femmes en pleine crise d'endométriose furent considérées comme folles car elles hurlaient et se tétanisaient.

Dans la moitié du XIX ème siècle différents traitements barbares furent utilisés : saignée, sangsues appliquées sur le col de l'utérus et chocs électriques sur les femmes étiquetées hystériques.

Ce XIX ème siècle vit également des découvertes qui restèrent dans l'ombre, comme avec ce Docteur von Rokitansky, autrichien d'origine tchèque, qui est le premier à décrire l'endométriose comme la présence de muqueuse utérine en dehors de l'utérus. Elle est enfin reconnue comme maladie organique et non plus trouble psychologique, mais il ne fait pas le lien clinique avec la maladie déjà décrite sous de nombreuses appellations.

En 1903, le Professeur Thomas Stephen Cullen, gynécologue canadien, décrit l'envahissement des nerfs pelviens par des lésions, validant le caractère douloureux de la pathologie.

C'est finalement en 1927 que le chirurgien gynécologue John A Sampson nomme cette affection et on parle enfin d'endométriose.

Notre XXI ème siècle voit cette maladie touchant 10 % des femmes sortir de l'ombre grâce au travail remarquable de nombreuses associations de patientes « EndoFrance », « ENDOmind » « Info-Endométriose » qui se démultiplient.

« Ce livre est une pépite, une ressource merveilleuse. Il est sérieux et tendre, il nous donne des clés ,nous force à penser » Anna Roy ( sage femme).



« Lu dans le cadre du Prix Orange de la BD 2024. Je remercie Lecteurs.com ainsi que les Editions le courrier du livre graphic pour cet envoi. »

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