AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

La Lettre Volee


Livres les plus populaires voir plus


Dernières critiques
NonFiction
  13 novembre 2018
Luc et Christian Boltanski de Anne Sauvageot
C’est à partir de ces archives des deux frères ou de leur entourage que la reconstitution proposée aboutit à un ouvrage, presque un récit, et que l’auteure peut témoigner aussi de la sympathie, de l’intérêt et de l’émotion qu’ont entretenus en elle les personnes de Luc et Christian Boltanski, leurs proches, les concepts, les écrits, les œuvres qu’on leur doit.
Lien : http://www.nonfiction.fr/art..
Commenter  J’apprécie          00
Wozniaksandy
  09 juillet 2018
Ce que le vin sait de nous de Jan Skacel
Jan Skacel est le poète le plus authentique et le plus mûr dans la "nouvelle vague" de la poésie tchèque. Après l'invasion soviétique, les écrits de Skacel sont interdits et il est exclu de la littérature officielle. Cependant, il accepte sa condition humaine et poétique tout en continuant à s'insurger contre la bêtise, la médiocrité et à exprimer par les vers l'amour de son pays et de la nature.

La première caractéristique formelle de la poésie de Skacel, est l’enchaînement extrêmement dense de métaphores lyriques qui s’appuie avant tout sur les éléments traditionnels (authenticité, sobriété, innocence et faute, homme et nature, etc.). Il exploite aussi bien l’héritage de la chanson populaire et de la poésie orale que la symbolique mystique du Moyen Âge : le pouvoir magique du mot dans son sens premier et la renaissance du symbole font ainsi face à la mort de l’homme et à l’incertitude du monde contemporain. Une poésie remarquable à découvrir !
Commenter  J’apprécie          20
titodupret
  16 février 2018
Le Bracelet et autres nouvelles de Guy Gilsoul
Un chapelet de perles de pluie courent le long de lignes électriques. C’est comme un collier de gouttes d’eau qui surmonte le titre : Le bracelet et autres nouvelles. Un large fond bleu nuit et nuageux dramatise l’élan de branches noires et nues qui soulignent le nom de l’auteur : Guy Gilsoul. La couverture est comme une fenêtre dénonçant une saison pluvieuse et annonçant une série de textes à lire bien au chaud, à distance de la tempête qui arrive.



Neuf nouvelles s’égrainent ainsi, chacune séparée par une photo d’artéfact appartenant à la collection Mis. Ce recueil rappelle un catalogue d’exposition rassemblant des objets précieux. Une légende dit leur provenance : les ethnies Bama, Karamojong, Kuba en Afrique, l’Afghanistan, la Chine, la Mongolie, la Thaïlande, la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Pakistan. Cet ouvrage de nouvelles serait-il un catalogue raisonné par d’imaginaires descriptions qui adonnent aux objets une histoire valorisant leur rareté, leur exceptionnalité ?



Pas exactement. C’est un univers artistique qui s’installe et qui propose de sublimer quelqu’attendus dialogues entre collectionneurs, conservateurs de musée ou commissaires de vente. Guy Gilsoul est historien de l’art et critique. Il connait ce monde-là mais, manifestement, les objets lui inspirent plus que des analyses strictes et scientifiques ou bien de vulgaires échanges marchands et spéculatifs. Ils lui inspirent des aventures, des rencontres, dont et surtout celle entre la vie et la mort.



C’est le cas de la victime du premier texte, forcée d’abandonner sa collection pendant quelques jours parce que son père mourant la réclame. Elle hésite, s’inquiète, appelle au secours. Pour elle, ses objets d’art sont vivants. Ont-ils remplacé son père absent et lointain ? Est-ce pour les substituer à lui qu’elle les a collectés ?



Ailleurs, un collectionneur déclare : « Quelle jouissance ! Mes couteaux, je les frotte chaque matin avant même de me laver les dents. Pour rien au monde je ne raterais ce moment. Ce couteau-ci possède une sensualité extraordinaire ». Quelle violente ambiguïté ! Elle n’échappe pas au lecteur car l’auteur construit une menaçante analogie entre galeriste et chasseur.



— Et c’est ainsi que vous êtes devenu chasseur.

— Non voyons, il ne s’agit pas de chasse.

L’artiste ne lui était jamais apparu comme une proie et de son côté, il ne désirait rien d’autre que d’élever son âme aux choses les plus subtiles de l’esprit. (…) Jouir du beau sans pour autant verser la moindre larme.



Vraiment ? Un collectionneur, un commissaire, un conservateur, un galeriste ne tueraient-ils père et mère, selon l’expression consacrée, pour un objet à posséder bel et bien ; solide et tangible ? L’art est un patrimoine vivant qui ne meurt pas. C’est pas comme tout le reste ; fragile et sensible.
Lien : https://le-carnet-et-les-ins..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20