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Taïfu Comics

Maison d'édition française fondée en 2004, Taïfu Comics est spécialisée dans l'édition de manga. En 2012 la maison se spécialise dans la publication de manga pour adultes, pour certains à caractère érotique et pornographique, notamment du style Yaoi.

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Dernières critiques
Foxfire
  16 octobre 2017
Métropolis, Tome 1 : de Osamu Tezuka
C'est simplement en voyant une photo tirée du film "Metropolis" de Fritz Lang que Tezuka eut l'idée de cette histoire. L'intrigue du manga est donc différente de celle du film puisque Tezuka ne l'avait pas vu (ou comment une image suffit à enflammer l'imaginaire !) mais les deux oeuvres partagent des univers voisins. Tandis que le film de Lang peut-être sujet à débat quant à l'idéologie sous-tendue par le récit (cette ambiguïté n'est pas le fait de Lang), le manga de Tezuka est irrigué par un bel humanisme.



Si ce "Métropolis" est une œuvre de jeunesse et n'est pas aussi abouti que d’autres œuvres du maître, il est tout de même très intéressant et vaut largement le détour.



"Métropolis" préfigure largement "Astro, le petit robot", un des chefs d’œuvre de Tezuka. Beaucoup de thématiques d'Astro sont déja annoncées dans "Métropolis" : réflexions sur les limites que la science ne doit pas franchir, rejet et acceptation de la différence, amour filial, robots haïssant les humains...

Comme souvent chez Tezuka, le traitement de ces sujets sérieux n'est pas dénué d'humour. Si dans ses œuvres futures le mangaka parvient à trouver l'équilibre parfait entre réflexion, action et humour, ce n'est pas tout à fait le cas ici. "Métropolis" apparait parfois comme un peu trop naïf, le recours à l'humour pas toujours bien dosé.



Cependant, il s'agit d'une œuvre de jeunesse, il faut le garder à l'esprit. Tezuka n'avait pas encore une grande expérience. Malgré les petits bémols que j'ai souligné, "Métropolis" est une œuvre de qualité, au scénario intéressant et au dessin très réussi (est-il besoin de le préciser ?!). En plus, c'est un one-shot, aucune raison de se priver.



Challenge 14-68 entre 2 points de bascule (publié en 49)

Challenge BD 2017
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LireEnBulles
  16 octobre 2017
Love stories, tome 1 de Tagura Tohru
Tagura Tohru est une illustratrice qui a su exposer son talent sur de nombreuses couvertures de romans, dans les CD de dramas du label IM. Entre 2009 et 2010, elle s’est occupée du character design des personnages du manga Are You Alice ?, puis du one-shot Cello Mellow. Avec Love Stories elle signe ici sa première série en relié en tant que scénariste et illustratrice. Pour le moment, la série ne compte qu’un tome au Japon et en France, et selon ses dires il devrait être terminé en trois tomes.



Love Stories est le genre de yaoi que j’apprécie parce qu’il fait appel à la psychologie des personnages avant tout. Comme dans chaque œuvre c’est ce qui arrive à me faire entrer dans l’histoire et à créer un lien avec untel ou un autre. De ce point-là, la mangaka réussie pleinement à me satisfaire puisque nos deux principaux héros, Yuiji Hasegawa et Yamato Yoshinaga, sont à la fois touchants et complexes. Hasegawa est un jeune homme intégré, sportif à ses heures, amical et qui a une petite amie. Très vite il va s’apercevoir que Yoshinaga semble lorgner sur un de ses amis, Kyôsuke. Ce dernier lui est plutôt du genre insouciant, amoureux des idoles (que l’on voit au Japon) souhaite se trouver une copine. Alors que Hasegawa se méfie de Yoshinaga, la situation va évoluer tout doucement avec la création d’un groupe d’étude entre les différents élèves de la classe. À travers cette bande d’amis et ces deux jeunes hommes, la mangaka écrit à la fois un message de tolérance et universel. Si la sexualité des deux est différente, les questionnements à ce sujet sont les même pour chacun d’eux. Hasegawa se demande s’il est attentionné envers sa copine ou s’il devrait faire plus d’efforts tout en se préoccupant de Yoshinaga puisqu’il a découvert sans le vouloir son secret. De son côté Yoshinaga a l’impression de mentir à celui qu’il considère comme son meilleur ami, Seki et à lui-même également. S’il ne vit pas cacher, il ne vit pas sa sexualité au grand jour.



Au fil des pages, on découvre les incertitudes de cette bande d’amis aux personnalités diverses, mais qui possède une sincère complicité malgré le jardin secret de chacun. J’ai trouvé agréable d’avoir la meilleure amie et confidente féminine numéro un de Yoshinaga, Shibata, qui joue très bien son rôle d’ami. En fait, tout le long je n’ai pu que constater que chacun d’eux pouvait compter sur leurs amis respectifs et communs pour les aider, écouter et s’amuser. Leurs échanges sont drôles, familiers, sincères et remplis d’une certaine de je-ne-sais-quoi de communicatif. Si au départ, Hasegawa était plutôt gêné de savoir le secret de son nouvel ami, il va très vite apprendre à devenir un confident qui n’aura de cesse de le conseiller au mieux sans pour autant prendre des décisions à sa place. Ayant le cœur plus léger et le sentiment d’être accepté et surtout épaulé, Yoshinaga va peu à peu essayer d’être plus en concordance avec lui-même. Mais ce n’est jamais chose simple. En effet, dans une société où le regard des autres est souvent critique et sévère, l’angoisse de se voir stigmatiser et rejeter est immense.



Avec de tels personnages, il est impossible pour le lecteur de ne pas s’attacher à l’un d’eux. La mangaka arrive à placer les deux protagonistes sur le même pied d’égalité quelle que soit leur orientation sexuelle, car ce qui compte ici c’est la difficulté de chacun dans sa vie personnelle, son rapport à soi et aux autres. L’auteure a également veillé à mettre en avant les pensées des deux protagonistes ce qui permet de se rendre plus facilement conte de leurs tourments.



Les dessins sont doux et harmonieux. Les traits et expressions des visages sont agréables et soignées. Il s’en dégage une sensibilité particulière rendant l’atmosphère encore plus aboutie. Toutefois, je ne peux passer outre le fait que sur les premières pages j’ai eu du mal à différencier Yoshinaga et Hasegawa tant ils se ressemblent physiquement. Mais pas la suite, cela ne m’a plus posé problème et j’ai vite su les reconnaître.



En conclusion, en ouvrant Love Stories vous y trouverez un récit mature sur la vie quotidienne de jeunes gens doivent faire de leurs mieux pour affronter les obstacles qui se dressent face à eux. L’acception de soi et de l’autre, de ce qui est normal ou non, les thèmes et sous-thèmes sont nombreux mais traité de la même façon à chaque fois. Ce n’est en rien un récit moralisateur ou qui dira mettra plus l’accent sur un côté ou à un autre. C’est objectivement neutre, humain et très bien géré. Il me tarde donc de découvrir ce qui adviendra de ce groupe d’amis.
Lien : https://lireenbulles.wordpre..
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Lilylelfe
  12 octobre 2017
Une nouvelle chance, tome 1 de Yuiji Aniya
Tout d’abord un grand merci à Taifu comics pour ce beau partenariat et pour la gentillesse de leur accueil.



J’adore les tons pastel de la couverture. C’est une très belle image que nous avons là, et qui m’a tout de suite donné envie de lire ce manga. Malgré le thème récurrent de l’histoire, cette illustration est un vrai plus qui démarque immédiatement ce livre d’autres qui ont pu traiter le même sujet de l’amnésie. Le thème y est d’ailleurs traité d’une manière très originale.



Les dessins sont très spéciaux, et lorsque j’ai feuilleté ce manga avant de le lire, je n’ai pas du tout accroché. Mais allez savoir pourquoi, une fois plongée dans l’histoire, j’ai en fait trouvé que ce style très particulier était tout à fait adapté et vraiment savoureux. Il m’a aidée à m’immerger complètement dans le manga.



J’ai vraiment dévoré cette histoire. L’ambiance est très étrange, avec un côté très cru, très réaliste, dans les situations autant que dans les dessins. Les scènes de sexe sont un peu trop floues hélas, parfois j’ai dû relire deux fois une même page pour bien cerner ce qui se passait. C’est toujours le souci quand les sexes sont gommés et les détails effacés. Ça, et le fait que l’on passe parfois du coq à l’âne d’une scène à l’autre sont peut-être les deux seules choses que j’aie à reprocher à ce manga. Par contre les scènes érotiques restent très originales et pour le coup, ma foi, très appréciables. Et intenses, également !



Pour le reste, ce n’est que du positif. L’histoire est captivante. Takahiro a tout oublié, alors qu’il vit avec son petit-ami, Tarô. Il ne se souvient même plus d’avoir vraiment été ami avec lui, pour commencer… Sans compter qu’à la base, il n’est pas gay non plus. En deux ans de temps, nombre de choses se sont produites, ses proches ont changé de vie, il a un travail, a rencontré du monde… mais il a perdu tous ses souvenirs. Ce qui fait que les situations s’enchainent, remplie de quiproquos, de non-dits et d’incompréhension.



J’adore le personnage de Tarô. On peut voir qu’il souffre atrocement du fait que Takahiro ne se souvienne plus de leur relation, et pourtant son caractère flegmatique lui permet de prendre de la latitude et de rire de la situation. J’adore son rire un peu bête, en fait. Il a un côté très cru, Tarô, très cash, également, qui, loin d’en faire un personnage désagréable et écœurant, le rend très attachant. Il est à l’aise dans sa relation de couple, et sa confiance envers Takahiro est touchante. Il a foi en lui, en eux, et ce malgré les souvenirs effacés, et le fait que Takahiro lui demande de ne pas le « spoiler ». En parlant de spoil, le passage où il tombe sur la vidéo est juste… hilarant. Du coup, Tarô se retient de raconter son passé à son petit-ami, se retient de se comporter comme son petit-ami… accepte même de l’appeler par son nom de famille, comme s’ils n’étaient pas proches. Aussi douloureux et déroutant que ce soit, pour Takahiro, il est prêt à le faire. C’est assez bouleversant, ce lâcher-prise qui le caractérise, quand on sent qu’il n’a qu’une seule envie, tout révéler à Takahiro, et tenter de le convaincre de reprendre leur liaison là où elle s’était arrêtée…



Le personnage de Takahiro, lui, est peut-être plus complexe et perturbé. Normal, me direz-vous, puisqu’il a perdu la mémoire et se retrouve à vivre une vie dont il ne se souvient pas. Mais même avant ça, dans son passé, il a toujours été plus compliqué que Tarô. Bon, en même temps, Tarô est tellement nature et vrai dans ce qu’il dit, tellement direct dans ce qu’il veut que c’est difficile de faire plus « simple » (mais loin de moi l’idée que Tarô soit un personnage simpliste, ceci dit ! Il est très complet, et très vivant !). Takahiro est tiraillé entre deux comportements. Quoi qu’il advienne, après sa perte de mémoire comme avant qu’il ne sorte avec Tarô, il oscille entre une attirance presque viscérale pour Tarô et sa certitude de n’être pas gay. Tarô le fascine, le captive et l’excite indubitablement. Mais il cherche toujours mille excuses pour ce désir d’aller plus loin avec lui qu’il éprouve et lui demande beaucoup de self-contrôle.



Ce premier tome est donc aussi addictif que prometteur. Une fois arrivée à la fin, je dois bien avouer que j’ai été terriblement frustrée de ne pas pouvoir dévorer la suite sur-le-champ. La conclusion ouvre une porte à un second tome qui s’annonce trépidant, et nous laisse remplis d’interrogations. Takahiro va-t-il retrouver la mémoire ? Va-t-il se reconstruire avec Tarô et accepter l’attirance et le désir qu’il a pour lui ? À quels genres de rebondissements peut-on s’attendre ? Vu la complexité de cette belle histoire et la présence de certains protagonistes qui peuvent rapidement devenir de véritables bombes à retardement, il est impossible de prévoir la suite…



Aurélie, pour le blog d'Amabooksaddict
Lien : http://amabooksaddict.blogsp..
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