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aouatef79
  21 octobre 2021
Au Maroc de Loti Pierre
Pierre Loti de son vrai nom Louis-Marie-Julien Viaud est un officier de la marine française et un écrivain romantique .Il est surtout connu pour ses romans exotiques et ses nouvelles. En tant que marin, il a eu l'occasion de visiter et de connaître un grand nombre de pays arabes, d'Orient et de l'Extrême- Orient, d 'Asie, d'Afrique et l'Islande ...etc

Ce que l'on retient de cet écrivain c 'est qu'il apprécie la sensualité et l'exotisme souvent dépeints avec pleins de détails. A titre d'exemples, on peut citer Aziyadé récit de son voyage en Turquie, les pêcheurs d'Islande ...

Au mois de février 1889, c 'est en tant que membre d'une mission diplomatique que l'auteur s'embarque pour un périple en terre marocaine. Durant la pénétration française, le Maroc était un pays fermé sur lui-même excepté les villes côtières où la présence étrangère se faisait de plus en plus sentir.

Nous apprenons du récit qui retrace le parcours de la caravane ministérielle française qui, d'Oran à Fès, sillonne les territoires des tribus bédouines au rythme des fantasias.

Sur place, alors que la délégation cloîtrée dans les appartements luxueux du sultan, est tenue d'assister aux cérémonies officielles; Pierre Loti profite d'une petite maison mise à sa disposition par un ami pour partir à la découverte de la ville Sainte Fès. Portant un costume arabe, l 'auteur se fond dans les rues tortueuses et encombrées pour approcher ce Maroc intime qui le fascine tant l'intemporalité et le mysticisme religieux qui y règnent .

l''auteur prend plaisir à laisser transparaître son amour pour ces terres d' Islam qui ont su préserver un idéal et résister aux gadgets de la civilisation européenne .



















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Gwen21
  02 septembre 2021
Mémoires d'un éléphant blanc de Gautier
Judith Gautier est une écrivaine peu connue à la biographie assez fascinante. Elle fut notamment la première femme à rejoindre l'Académie Goncourt en 1910. Belle à couper le souffle, talentueuse et recherchée, elle est née sous l'étoile des héroïnes et des poétesses. Rien d'étonnant alors que sa plume invite aux voyages, à l'aventure, à l'extravagance et au dépaysement.



Avec "Mémoires d'un éléphant blanc", nous plongeons dans un roman anthropomorphiste plus mouvementé que les "Mémoires d'un âne" de la comtesse de Ségur. D'ailleurs, les deux auteures n'ont pas grand chose en commun si ce n'est leur talent ; leur style diffère, tout comme leur pédagogie.



"Les anciens racontent que les éléphants ont écrit des sentences en grec et que l'un d'eux, même, a parlé. Il n'y a donc rien d'invraisemblable à ce que l'éléphant blanc dont il s'agit ici, le fameux Iravata, si célèbre dans toute l'Asie, ait pu écrire ses mémoires." Avec un tel avant-propos, on comprend d'emblée qu'on ne va pas s'ennuyer et, en effet, suivre les aventures d'Iravata, roi hindou réincarné en éléphant albinos, est un régal picaresque. D'éléphant sacré à éléphant de cirque, d'éléphant de combat à éléphant docker, d'éléphant d'agrément à éléphant domestique, tous les aspects de la vie d'Iravata défile dans une succession de chapitres courts au rythme enlevé. C'est à la fois amusant, intriguant et instructif ; c'est un conte coloré et parfumé pour petits et grands qui n'est pas sans rappeler certains contes de Rudyard Kipling.



Un vrai beau moment de littérature poétique, plein de sens et d'évasion.





Challenge MULTI-DEFIS 2021

Challenge PLUMES FEMININES 2021

Challenge des 50 objets 2021

Challenge RIQUIQUI 2021

Challenge XIXème siècle 2021
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gill
  23 août 2021
mes voyages : la promenade d'extreme - orient de Claude Farrère
Ce livre est l'aboutissement d'un rêve de gosse, un gosse de cinq ans qui des quais de Marseille voyait partir les longs courriers d'outre-océan.

Un gosse de cinq ans qui aurait bien voulu être à bord, et qui, parvenu à l'âge adulte, y a été.

Pour l'enfant qu'était Claude Farrère, trois pays représentaient les confins du monde : la Chine, la Cochinchine et le Japon.

"Mes voyages" sont une promenade en Extrême-Orient, la transcription de quelques causeries données à Paris en janvier, février et mars 1923.

Il faut d'abord partir pour arriver ...

Le départ se fera donc de Paris, de la gare de Lyon, avec le fameux train bleu, le "Calais-Méditérranée-Express", en sleeping bien sûr.

Puis, à Marseille, ce sera l'embarquement sur un paquebot.

Quarante jours de mer pour un beau et dépaysant voyage.

Et, embarquer avec Claude Farrère, c'est l'assurance que ce voyage soit aussi littéraire et plaisant.

Saviez-vous, par exemple, que Port-Saïd n'est pas une ville mais un buffet de grande gare ?

Farrère a un regard sur le monde de son époque qui n'appartient qu'à lui, une vraie originalité dans l'observation faite de culture et de respect.

Et toujours il y convie Loti, Musset, Ovide et quelques autres ...

Ici, le XIXème siècle, qui vient à peine de se refermer, s'invite également.

Ce livre est un récit de voyages agrémenté d'anecdotes, de souvenirs, parsemé de vieilles connaissances et d'endroits familiers à son auteur.

Parfois même le fantasque s'invite, le merveilleux et l'imaginaire tel ce serpent de mer du Faï-Tsi-Loung aperçu* une fois de plus en 1898 par la canonnière "l'Avalanche".

Le livre de Farrère a beaucoup de qualités, et des meilleures.

Il a bien quelques défauts de son époque, mais des moindres.

Il a d’ailleurs été dit beaucoup de bêtises sur Farrère, souvent sans l'avoir lu, parfois en n'attrapant à la volée que quelques lignes.

Farrère était un homme de son temps, un officier de marine, un homme d'action et d'opinions qui aujourd'hui n'ont plus cours.

Claude Farrère dit ici, dans "mes voyages", qu'il s'est promené des années par le monde.

Qu'il a aimé à peu près tous les hommes et tous les peuples qu'il y a fréquentés.

Mais que c'est dans le peuple chinois qu'il a reconnu les plus grandes profondeurs intellectuelles et morales, dans les peuples musulmans qu'il a rencontré la bravoure, la tolérance et la loyauté, au Japon qu'il a observé l'énergie, l'intelligence et la sagesse.

Et, même si ce livre se referme sur une spéculation hasardeuse et démentie depuis par la tragique conclusion de la seconde guerre mondiale, il n'en demeure pas moins que ce récit de voyages est un bonheur de lecture fait de culture, de paysages dépaysants et de longs jours de mer enchanteurs ...



*Mr Paul Doumer assistait, en 1923, à la conférence au cours de laquelle Claude Farrère rappela ce vieux souvenir. Se souvenant, il approuva d'un geste le conférencier. Il n'avait pas oublié !
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