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paulmaugendre
  18 janvier 2020
Les micochonnes de Max Obione
Au début des années 1950, il n’existait pas de complexes cinématographiques démesurés, surtout en province, comme de nos jours. Et il fallait se rabattre souvent sur des salles de fortune.



Heureusement, dans les régions reculées de la capitale, c’est-à-dire à environ quarante kilomètres de Paris, près de Melun, l’une des capitales du fromage de Brie, une petite salle était aménagée dans l’arrière-salle du bistrot local. L’un des bistrots, car en ce temps-là, les cafés de village étaient si nombreux qu’il fallait bien la journée pour en faire le tour.



Or donc, ce jour à l’Arquebuse, l’épicerie-café où doit se tenir la séance, il y aura les Micochonnes. Le narrateur ne sait pas trop à qui Bernard fait référence, mais il possède sa petite idée. Il s’agirait bien de Solange et d’Huguette (Ah la petite Huguette… Air connu) qui pour un Roudoudou à la fraise n’hésitent pas à montrer leurs genoux jusqu’en haut. Mieux que les dessins retouchés de Paris-Hollywood ! De vraies vamps !



Mais en attendant cette séance de cinéma, il faut penser à l’école. Et surtout ne pas se mettre à rêvasser, à se tourner des images dans la tête, surtout moins intéressantes que celles qu’il verra sur l’écran. Il en est persuadé.



Mais avant le film proprement dit, il faut visionner les mêmes documentaires, des pellicules rafistolées à force d’être projetées. Et quant aux films, parfois ils sont incompréhensibles. Qu’importe, le plaisir d’être dans cette salle, et surtout…



Bientôt sur vos écrans les Micochonnes. Carré blanc !







Cette historiette me fait penser à un article dû à un critique littéraire, œuvrant dans l’un des rares magazines consacrés à la littérature policière et dans lequel il annonçait la sortie prochaine d’un recueil de nouvelles ou d’un roman dans la collection Un Mystère. Mais ayant eu l’information par téléphone, il n’avait pas compris la subtilité et avait signalé cet ouvrage sous un titre complètement délirant, se demandant même si c’était possible que le traducteur ait osé cette ineptie.



Permettez-moi de ne pas en dévoiler plus, car cela déflorerait l’histoire de Max Obione mais sachez qu’il s’agit d’un pied de nez envoyé à tous ceux qui se font du cinéma rien qu’à l’énoncé d’un titre.



Une histoire qui m’a transporté là-bas, dans ma jeunesse, quand j’allais au patronage rien que pour les films qui étaient proposés par les curés d’une paroisse de Sanvic, sur les hauteurs du Havre.



C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup…


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izalion
  08 janvier 2020
A la feuille de rose, maison turque de Guy de Maupassant
Voilà une pièce de théâtre de la fin du 19ème siècle trop explicite et sans aucune délicatesse, l'humour la rate pour l'instant, il faudra attendre quelques centaines d'années pour que les dialogues deviennent plus subliminaires et moins facilement intelligibles.
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paulmaugendre
  02 janvier 2020
Rabbit Run de Gaëtan Brixtel
Un chien ? Trop gros et puis, il faut le sortir, quelque soit le temps.



Un chat ? Il prend trop de place aussi et il faut accepter qu’il griffe les fauteuils.



Et il faut s’en occuper de ces bestioles, être à leur disposition. C’est encombrant dans un studio, bruyant parfois.



Pourtant un animal, pour un jeune homme solitaire, à défaut de femme, c’est un gentil compagnon, qui ne parle pas trop.



Dans une animalerie, une gentille dame, c’est toujours gentil une vendeuse lorsqu’elle veut vous refourguer quelque chose, une gentille dame présente à notre narrateur un lapin. Pas n’importe lequel. Un lapin bélier au front têtu, aux oreilles tombantes, calme, docile, affectueux.



Si, si, un lapin peut se montrer affectueux. La preuve, lorsque le futur acquéreur le prend, Jeannot Lapin se niche dans ses bras.



Rectification : il ne va pas se prénommer Jeannot mais Gustave. C’est bien Gustave, cela sent le terroir, ça rime avec betterave…







Papa c’est pris d’affection pour Gustave qui est presque comme un gamin pour lui. Gustave possède sa cage, Papa lui a installé un parc tout autour pour que son lapin bélier puisse se promener, s’ébattre, comme s’il était en liberté. Parfois Adélie vient voir Papa, s’inquiète de sa santé. Lui il s’inquiète de Gustave, surveillant ses petites crottes noires, semblables à des olives desséchées.



Jusqu’au jour où…







Débutant dans la douceur, ce roman rose devient bientôt d’une noirceur torride.



Avec Gaëtan Brixtel, aucune nouvelle ne se ressemble, et pourtant il existe une continuité dans son œuvre. L’auteur nous plonge dans un quotidien, son quotidien, implacable. Peu de personnages dans ce conte animalier, mais une ambiance familiale qui peu à peu devient étouffante.



Il est simplement dommage que, obéissant à une mode non écrite que l’on retrouve dans les titres de films ou de romans, Gaëtan Brixtel ne nous offre pas un titre français mais emprunte à une manie de plus en plus prégnante d’intituler cette nouvelle, de l’affubler pourrais-je écrire, d’un titre anglo-saxon.



Je lui pardonne, car j’aime bien le style de Gaëtan Brixtel, son univers parfois décalé et pourtant situé dans un quotidien dans lequel chacun pourra se retrouver.



Mais il aurait pu donner comme titre : La course du lapin bélier à travers le studio… Un clin d’œil à Sébastien Japrisot.






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