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motspourmots
  06 mai 2021
De la neige pour Suzanne de Clément Osé
Changer de mode de vie. Penser retour à la terre, décroissance, sobriété et simplicité. Beaucoup y songent, le fantasment. Clément Osé l'a fait. Jeune diplômé à l'avenir presque tracé, il commence par retarder son entrée dans la vie active en partant sur les routes, expérimenter, s'ouvrir. Un périple qui le conforte dans son intuition : il veut autre chose que les modèles qu'on lui propose. Après avoir vu la façon dont ses parents, cadres dans un grand groupe étaient essorés par le système, il ne se pose plus qu'une question : "Quel métier choisir pour ne pas s'effondrer dans un escalier et apporter sa contribution au monde ?" Ce livre est le récit de ses deux années passées dans une ferme collective dans le Béarn, magnifique endroit face aux sommets des Pyrénées mais éloigné de tout. Un récit sans concession à la fois tendre, lucide et drôle.



La démarche de Clément Osé m'a beaucoup fait penser à celle de Jennifer Murzeau relatée dans La vie dans les bois. Il n'est pas question d'idéaliser mais d'expérimenter sans occulter les difficultés voire les incohérences d'un tel projet de vie ; et cette sincérité rend le texte particulièrement agréable et touchant. Depuis la sélection du collectif (qui nous vaut un savoureux passage sur les différents gourous, profiteurs marketeurs, survivalistes ou collapsologues dont les offres pullulent... il faut savoir faire le tri) jusqu'à sa prise de responsabilités, Clément Osé garde un regard critique sur ses avancées, son adaptation, son amateurisme dans un certain nombre de domaines. On l'a prévenu "les collectifs périclitent à cause du facteur humain". Et, invité dans l'intimité du groupe, le lecteur peut découvrir la vérité de cette mise en garde. On n'imagine pas le genre de petits détails qui doivent être débattus au sein d'un collectif... Pour autant, Clément s'accroche. Déjà habile de ses mains, il participe aux différentes constructions, apprend la permaculture, la fabrication du pain tout en continuant ses piges de rédaction et de photographie. Des amitiés se lient, d'autres relations sont plus compliquées, difficile de consolider l'effectif de 10 personnes pour faire tourner la ferme, certains renoncent.



Il y a quelques moments de découragement, mais peu à peu l'idée qu'il est sur la bonne voie conforte Clément dans sa volonté de pousser l'expérience au maximum et l'amène très logiquement à concevoir ses propres projets. Grâce à ce récit, qui confronte habilement les théories écologistes à la réalité du terrain, le lecteur peut faire siennes les interrogations de l'auteur sur la façon de mieux être au monde, de l'habiter de façon plus harmonieuse, plus douce, sans s'embarquer dans des dérives extrêmes ou totalement déconnectées des réalités. Si le récit évite toute stigmatisation, les questions sont bien posées, d'autant que l'expérimentation de l'auteur a croisé la période de pandémie et ce qu'elle a pu révéler de bizarreries dans nos comportements : "Quand on demandera à la majorité des rescapés comment le virus les a affectés, 90% répondront donc : une pénurie de P.Q. Combien parmi eux auront eu l'instinct de donner une seconde vie à leur attestation ?" Voilà qui résume bien le problème.



Mais ce qui reste en tête c'est cet acharnement à préserver le beau, pour le plaisir de pouvoir continuer à le contempler. Un vrai projet de vie.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Chaterine
  28 avril 2021
Fables de Jean de la Fontaine de Jean de La Fontaine
J'ai la chance de posséder ce magnifique fablier abondamment illustré par Grandville. Il contient l'intégrale des fables de La Fontaine sur plus de 600 pages.



Pour moi, les fables de La Fontaine sont toujours d'actualité. Les mille et un travers des grands de ce monde comme des plus obscurs citoyens n'ont pas tant changé depuis le 17ème siècle. Et j'ai toujours admiré la forme si expressive de ces fables dont le rythme appuie constamment la teneur.



Je le mets parmi les 6 livres pour une île déserte, parce que je m'imagine bien dans cette solitude, ajouter le plaisir du son en les récitant à haute voix, à celui plus habituel de la lecture des autres titres.
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CasusBelli
  24 avril 2021
Fables de Jean de la Fontaine de Jean de La Fontaine
Probablement le livre qui m'aura le plus accompagné, l'un des premiers assurément, j'ai encore en mémoire les belles illustrations de l'édition qui avait appartenu à ma mère, et qui comme un secret de famille nous avait été confié à nous, les enfants, lecture transmise, lecture partagée.

Souvent lu, jusqu'à savoir par cœur les plus connues, souvent cité, qui parmi nous ne ressort pas de temps en temps la morale de l'une des fables qui résume mieux qu'un discours une situation ?

Ceux de ma génération n'y ont pas échappé, à l'école ou en famille "La Fontaine" nous a enchantés et instruits de façon ludique, à tel point que nombre des fables lues et relues, et surtout leur morale, sont gravées dans notre inconscient de façon indélébile.

Ces fables avec le recul ne sont pas destinées aux enfants mais plutôt à des adultes en devenir, beaucoup d'entre elles évoquant les aspects les plus sombres de la nature humaine, certaines étant même assez cruelles avec pour conséquences certaines morales empreintes d'un certain cynisme.

C'est en prenant une fois de plus mon recueil des fables de "La Fontaine" que l'envie m'est venue de vous en dire un mot.

"Quand le malheur ne serait bon,

Qu'à mettre un sot à la raison,

Toujours serait-ce à juste cause,

Qu'on le dit bon à quelque chose."
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