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Critique de Sachenka


Sachenka
  06 novembre 2018
Le léopard des neiges. Il s'agit d'un des derniers grands prédateurs d'Asie centrale, errant dans les hautes montagnes et dans les vallées du Tian-Shan. Là, Jaabars a perdu sa place auprès des femelles, délogé par un jeune ambitieux. Depuis, rejeté, il est devenu une de ces bêtes solitaires. Et c'est la pire espèce, celles-là… Toutefois, rapidement, après une dizaine de pages, la narration passe du règne animal à celui des humains. Arsène Samanchine rumine ses pensées dans un restaurant moscovite. Lui aussi, c'est solitaire à sa façon. Sur le déclin ? Autrefois journaliste respecté et en demande, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Dans cette Russie d'après-communisme, l'argent est devenu omniprésent et essentiel mais, lui, il n'en a pas. On le suit dans ses mésaventures mais rien ne débouche. Même ses histoires amoureuses ne lèvent pas… Les parallèles entre l'homme et la bête deviennent de plus en plus évident. Mais, plus ma lecture avançait, plus je me demandais où l'auteur Tchinguiz Aïtmatov désirait m'amener. L'intrigue semblait s'étirer, tout comme mon ennuie qui pointait. C'est que le personnage n'est pas particulièrement attachant à la base, alors vous imaginez ce qu'on peut penser de ses péripéties… Quand Samanchine retourne dans son patelin au Kirghizistan, dans les hautes montagnes, je me suis dit : « Ça y est, le journaliste va se retrouver face à face avec le vrai léopard des neiges. Peut-être même l'affronter. » Bon, ce n'est pas tout à fait ça, Samanchine se fera plutôt le guide pour des princes arabes voulant chasser le fameux félin mais ici encore l'auteur me réservait quelques surprises. Et j'inclus là-dedans la drôle de finale que j'ai dru relire pour comprendre. Dans tous les cas, si je n'ai pas détesté le roman – après tout, il m'a fait découvrir une région du monde peu exploitée dans la littérature, en marge des grandes histoires – il me laisse sur ma faim. J'ai l'impression qu'Aïtmatov tenait un bon filon, plein de potentiel, mais qu'il ne l'a pas suffisamment exploité.
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