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Une bande dessinée où les planches parlent d'elle-même en livrant une partie de la vie de Joana Balavoine qui a laissé l'enfer de la drogue entrer en elle presque par inadvertance, puis qui a mené une lutte personnelle pour vaincre cette addiction destructrice.

J'aime beaucoup les silences de nombreuses planches sans légende que le lecteur peut visualiser en s'imprégnant du vécu de cette jeune femme sur laquelle plane aussi l'ombre d'un père célèbre que finalement elle vénère, regrettant de n'avoir pu le connaîte.

Elle a la chance d'être assez bien entourée dans sa lutte contre la drogue, malgré quelques défections, elle est honnête avec les autres, c'est certainement ce qui m'a le plus frappé dans son histoire, son absence de dissimulation, aussi bien de son addiction que des étapes de son combat pour en finir avec la drogue.

Les dessins en tons pastels peuvent donner l'impression d'une élaboration simpliste peu travaillée, ils traduisent toutefois le reflet réel d'un environnement dans lequel se débat l'héroïne d'une histoire vraie emplie de différentes émotions qui atteindront d'une manière ou d'une autre les lecteurs.
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En 1985 disparaissait un chanteur assez populaire que j'aimais bien à savoir le talentueux Daniel Balavoine. Il était réellement une belle personne avec des valeurs de solidarité et de générosité. Sa mort m'avait beaucoup marqué à l'époque, bien plus que d'autres artistes comme par exemple Claude François qui n'était pas très sympathique dans la vraie vie surtout avec les femmes.

Cependant, il me semble que sa compagne était enceinte au moment de sa mort. C'est le récit de sa fille Joanna qui nous est conté en l'espèce. Or, cette dernière qui a vécu l'absence totale d'un père s'est plongé progressivement dans la drogue. C'est tout le combat pour en sortir qui sera le thème principal de cette bd.

Comme le chantait Calogero: « Si seulement je pouvais lui manquer; je vous dirais simplement qu'à part ça, tout va bien, à part d'un père, je ne manque de rien ». On peut tout avoir mais le manque d'un père, c'est terrible et cela peut détruire une vie. Je ne connaissais pas le drame personnel de cette jeune fille dont j'ai adoré les chansons du père. On ne se rend pas compte ce qui peut se cacher derrière les tragiques disparitions ainsi que les bombes à retardement.

Parmi les conséquences néfastes qu'entraînent l'usage et l'abus des drogues chez les jeunes, on peut citer la dépendance, les surdoses, les accidents, les dommages physiques et psychologiques et, parfois, un décès prématuré. On assistera à la plupart de ces effets au fil de ce récit.

On est assez loin d'un monologue moralisateur dont le message aurait du mal à passer. C'est plutôt une expérience de vie qui nous est raconté de façon assez sincère. J'ai eu beaucoup de peine pour cette jeune belle fille en quête d'un médicament d'ordre anxiolytique (euphorie, bien-être, apaisement) et stimulant (toute-puissance, disparition de la fatigue, indifférence à la douleur).

Il est important de trouver de l'aide pour décrocher. Fort heureusement, il y aura de telles personnes dans l'entourage de Joanna même si d'autres ont eu des comportements très déplaisants.

Une BD que je qualifierais de très touchante sur un sujet malheureusement toujours d'actualité. C'est un beau témoignage de courage pour sortir de cette addiction mortelle. Espérons que d'autres suivent également cet exemple afin de retrouver le chemin de la vie.
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Joana est une jeune femme qui vit à Paris, dans un beau duplex. Elle prend des cours de chant et chante d'ailleurs dans un groupe. Une chouette vie en somme... Sauf que Joana se drogue. Elle sniffe la poudre blanche à tout-va, de plus en plus souvent. Elle ment à ses proches, elle manque ses rendez-vous. Isolement, déchéance physique, Joana ne va pas bien, elle n'en peut plus et veut s'en sortir.

Petite précision : Joana, c'est Joana Balavoine, fille du célèbre chanteur décédé en 1986, qui est née cinq mois après la mort de son père. Si je ne l'ai pas dit dès le début, c'est tout simplement parce que les auteures, Sylvie Gaillard pour le scénario et Fanny Montgermont pour le dessin, mettent surtout en avant avec "Les lions endormis" un témoignage sur la drogue, sur ses ravages, sur ses conséquences, sur comment on peut on s'en sortir... et non pas l'histoire personnelle de "la fille de".
"Les lions endormis" donne donc surtout la parole à une jeune femme tombée dans la drogue très jeune et qui, grâce à des amis bienveillants, se lancera sur la voie de la reconstruction. Ce chemin est semé d'embûches, de bons et mauvais jours, de bonnes et de mauvaises rencontres qui font qu'un jour on replonge.
C'est un bel ouvrage, qui délivre un message important : oui, on peut se sortir de la drogue même si c'est difficile et Joana se montre extrêmement honnête vis à vis de son addiction. Pour autant, malgré une démarche louable de la part des auteures, je reste sur ma faim.
L'emprise de la drogue et ses effets au quotidien demeurent un peu trop survolés à mon goût et surtout, trop édulcorés avec un graphisme tout en pastel. Surtout, il faut le reconnaître, l'histoire de Joana Balavoine, qu'on le veuille ou non, est peu particulière et n'est pas représentative de ce que les personnes addictes vivent tous les jours. On est tout de même dans un milieu bobo très parisien où les problèmes d'argent n'existent pas - et pourtant, c'est une grosse question pour les accrocs à la cocaïne. Joana est très bien entourée et dispose de nombreux endroits où se reconstruire.
Heureusement, le témoignage de la jeune femme remet les choses à leur place à la fin de l'ouvrage, expliquant que tout le monde peut tomber dans la drogue et délivrant un message bien plus fort que l'ensemble de la BD qui reste pour moi trop superficielle... Lecture en demi-teinte donc.
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Une B.D. touchante sur une expérience personnelle.
Le destin de Joana est singulier: "fille de..." sans jamais avoir connu son père car née après la mort de ce dernier. Elle ne peut connaitre que l'artiste qu'il a été. Alors elle se cherche, grandit avec un vide à combler.
Tous les orphelins ne plongent pas dans la drogue, heureusement. Joana a de l'argent, c'est facile.
Ce qui me marque dans cette B.D. c'est sa grande honnéteté. Elle reconnait elle-meme avoir de la chance, ne pas etre à plaindre, ne devoir ce gachis qu'à elle-meme. Elle a pris beaucoup de recul face à son histoire, et nous livre un témoignage intéressant et un beau message. Elle a la chance d'etre bien entourée.
Coté graphisme, j'aime beaucoup. Une certaine simplicité d'où se dégage une forte expressivité.
Une très bonne B.D.
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Cette BD m'a attiré par ses couleurs et son titre : " les lions endormis".

Je vous passe le résumé, vous êtes tous capables d'aller le lire.

Le thème c'est l'enfer de la drogue. Des drogues. C'est assumé et expliqué.
La personne a grandi sans Papa. ça n'aide pas.
Bien que je trouve l'idée intéressante et touchante.
Il faut du courage pour raconter sa déchéance et acceptée qu'elle soit connue de tous.
Je la trouve malgré tout quelque peu... édulcorée.
Qui suis-je pour en juger?

Joana dit, dans les pages suivants la BD que forcément, le raconter en BD c'est écourter et modifier des passages tout aussi importants que d'autres.

Son Papa, tout le monde le connaît, sauf elle.
Rien que cette idée est insupportable.

Quoi qu'il en soit :
c'est à lire. A mettre dans toutes les jeunes mains actuelles.. et dans les mains de tous âges confondus.
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Comment témoigner de l'enfer d'une addiction (ici à la drogue) sans être moraliste ? "Les lions endormis" y répondent avec justesse et émotion. Il faut un sacré courage pour parler sans tabou de ce fléau qui peut frapper sans qu'on ai rien vu venir, un enfant, un proche, un ami. Joana Balavoine (fille de l'iconique chanteur tragiquement disparu) témoigne avec une grande honnêteté de ce mal-être qui vous bouffe et vous fait plonger. Comme le décrit parfaitement la jeune femme, cet enfer, elle y est entrée de façon tout à fait anodine, et c'est bien là le danger. A ce titre, cette BD aux très beaux dessins est une excellente manière d'engager un dialogue et peut-être d'éviter de tomber dans "ces rêves artificiels" qui peu à peu vous coupe de tout lien familial, social. Que la libération de la parole et l'aide de personnes extérieures sont indispensables pour sortir de ce cercle infernal. Sans pathos ni effet superflu. Fort !
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Un titre poignant et surtout un témoignage bourré d'émotion, voilà ce qu'est la BD les lions endormis. J'ai plus d'une fois failli pleurer lors de ma lecture.

Joanna n'a jamais connu son père. Il est mort avant sa naissance. Pourtant, il est connu, mais elle, elle porte sur ses épaules un lourd poids. Celui de son héritage, comme une impression de vivre dans l'ombre de cette personne qu'elle ne connaîtra jamais. Ainsi a commencé le cercle vicieux de la drogue. Aujourd'hui Joanna, veut s'en sortir, mais malheureusement, cela n'est pas aussi simple. La drogue est tel un lion sur sa proie, une fois qu'il te tient, il est difficile de se défaire de ses griffes !

Un témoignage important qui m'a complètement chamboulée. Joanna Balavoine parle ici de son vécu, non pas de son nom. Qu'elle soit la fille de n'a aucune importance ici, ce qu'il est important de comprendre, ce sont les ravages que la drogue peut faire. C'est la difficulté que cela demande pour s'en sortir.

En effet, lors de notre lecture, il est mis en avant à quel point cela peut être minimisé. Comme une phrase de la mère de Joanna quand elle discute. « Non mais tu as juste fait comme tout le monde, tu prenais un peu de drogue par-ci par-là ». Les gens n'ont pas réellement conscience que prendre de la drogue, ce n'est pas juste un peu ou beaucoup, en prendre tout simplement, cela reste une addiction, grave, qui peut nous tuer et nous rend fou !

En bref, c'est un titre qui m'a vraiment pris aux tripes ! J'avais les larmes au bord des yeux vers la fin de ma lecture. C'est un titre empreint d'émotion que je ne peux que vous recommander si vous aimez ce genre d'histoire et de témoignage !
Lien : https://lapommequirougit.com..
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J'ai commencé ma lecture... et prise par d'autres activités, je l'ai oubliée et reprise quand la date de retour à la médiathèque est devenu imminent.
Je l'avais emprunté, attirée par sa couverture, sans savoir de quoi il était question. je crois que c'est la première fois que je lis un BD sur ce sujet de dépendance à la drogue, des conséquences de cette addiction et des difficultés à en sortir.
J'ai trouvé cette histoire très intéressante, peut-être parfois un peu dérangeante.
Et le témoignage en fin de lecture, est un beau complément.

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"NO COMMENT"
Comme du voyeurisme. Une très désagréable sensation.
On entre dans une intimité. En plus dans un vrai milieu bobo.
Doublement sans interet !

Et pourtant c'est bien fait. Une des plus belles prestations de cette dessinatrice.




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Un beau témoignage !

Sylvie Gaillard prête son talent pour mettre en scène la sortie de la drogue de Joana Balavoine.

J'ai aimé la douceur des couleurs, côté graphismes, et l'authenticité du témoignage, côté contenu. L'image des lions est bien trouvée en plus, et je trouve très courageux d'avoir témoigné par ce biais.

Une tranche de vie édifiante.
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