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Critique de Livresse_des_Mots


Livresse_des_Mots
  28 août 2014
Comme à chaque rentrée littéraire, les tables des librairies sont prises d'assaut par des centaines de titres qu'il est difficile de distinguer. Cependant, il y en a quelques uns qui se démarquent, qui détonnent. Qui hurlent « lisez-moi » ! C'est le cas de « Ceux qui me restent », roman graphique écrit par Damien Marie, illustré par Laurent Bonneau et édité par Grand Angle. Ce titre capte le regard. Ce titre rayonne. Et ce titre est stupéfiant !

« Ceux qui me restent » de Damien Marie et Laurent Bonneau offre un voyage poétique et erratique aux confins de la mémoire : le lecteur est invité à accomplir une excursion dans l'esprit et les souvenirs d'un vieil homme atteint de la maladie d'Alzheimer. Prisonnier de son passé funeste, il est condamné à une errance perpétuelle...

« Ceux qui me restent », c'est l'histoire des rendez-vous manqués entre un père et sa fille. Après le décès prématuré de sa femme, Florent ramène d'Angleterre sa petite fille Lilie. Sur le bateau qui les achemine en France, elle se dérobe à sa vue. Commence alors une recherche effrénée et paniquée... Des années plus tard, elle fugue avec un homme et, dominée par son ressentiment, fuira son père pendant 20 ans. A 70 ans, il végète dans une maison de repos. Souffrant d'Alzheimer, il continue toujours de chercher sa petite Lilie, alors qu'elle est à son chevet chaque semaine. Elle est enfin là, mais il ne la reconnaît plus et s'acharne à la chercher dans un passé qui n'est plus...

Les périodes se mêlent, s'emmêlent. Cette narration décousue suit l'errance de Florent et emporte le lecteur dans un flot de souvenirs inextricables. C'est volontairement flou, on avance à tâtons, saisi par la douleur et la détresse de cet homme. Par bribes, sa vie se reconstitue...
Ce roman graphique poignant puise une partie de sa force dans le dessin expressif de Laurent Bonneau : réalisé au fusain, rehaussé par l'utilisation de couleurs claires et uniformes, il offre une vision intime et lucide de la maladie d'Alzheimer. le choix du découpage, logique et maîtrisé, nous guide dans les divagations de Florent.
L'intensité de l'histoire et la construction graphique vertigineuse font de cette oeuvre LA pépite de cette rentrée littéraire ! A ne manquer sous aucun prétexte !
Lien : http://www.livressedesmots.c..
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