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Critique de bina


bina
26 octobre 2012
Ce petit livre est composé de quatre lettres écrites par Rousseau à Malesherbes dans le contexte de la difficile publication de l'Emile. Dans ces lettres, écrites dans l'urgence, Rousseau cherche une fois de plus à se justifier auprès de son correspondant, voulant effacer l'image fausse que Malesherbes, alors chargé d'accorder les autorisations de publication, avait de lui. Ce ne sont pas des lettres ‘'réfléchies''. Elles sont en quelque sorte à l'origine des Confessions et donc des oeuvres autobiographiques de Rousseau.

L'intérêt de ces lettres résulte d'une part dans le fait qu'elle montre une évolution de Rousseau vers l'écriture sur soi, d'autre part, elles nous font part des thèmes qui intéressent Rousseau. On voit de lui qu'il est solitaire par choix, parce qu'il aime les hommes. Il n'est pas à un paradoxe près, et il profite de ses lettres pour les expliquer.

Dans les deux premières lettres, Rousseau explique les ‘'vrais motifs'' de sa ‘'retraite''. Il argumente alors vivement.
Dans la troisième lettre, il explique à Malesherbes qu'il est heureux (on pourrait dire ‘'enfin''), dans ce mode de vie, en faisant l'apologie de la nature et ce qu'elle lui apporte
Dans la quatrième et dernière lettre, il explique que ce n'est pas parce qu'il est isolé qu'il est un esprit inutile. Il répond ici à Diderot, qui critique vivement ses écrits et son isolement. Il proclame des vérités (Discours, Lettre à D'Alembert sur les spectacles), depuis sa retraite, afin de faire du bien aux hommes de son temps.

Dans sa correspondance (et ses Confessions), on a donc le sentiment qu'il se place en permanence en victime, de la société, des autres philosophes qui ne le comprennent pas.

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