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Critique de denis76


denis76
  03 juin 2019
Bertrand Russell ( 1872-1970 ) est un mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique. Il gagne à être connu, car reconnu comme un des plus importants philosophes du XXè siècle.
Notre Ken Follett, Gallois comme lui, doit certainement en avoir entendu parler.
Dans ce petit livre très bien écrit, Russell cherche à démontrer que l'oisiveté, malgré tous les préjugés qu'on a contre elle, est utile. Moi qui suis paresseux ( péché capital n°8, donc un peu moins capital ) ne dirai pas le contraire : )
En effet, autrefois, la classe oisive des aristocrates, décriée, a créé la civilisation : arts, sciences, livres, philosophie, et elle est même à l'instigation de la libération de l'esclavage.
L'université qui la remplace pour pérenniser tout ça a quelques défauts : un décalage avec la réalité sociale et un manque de liberté.
La guerre de 1914 ayant démontré qu'on pouvait se passer d'une bonne partie des citoyens ( employés à la guerre ) pour faire fonctionner le pays, au lieu de faire trimer les pauvres travailleurs plus de dix heures par jour ( on est en 1932 ), on pourrait se contenter de quatre heures, libérant des loisirs pour tout le monde, loisirs qui seraient entamés par une bonne éducation, et qui pourraient permettre à tout le monde, au lieu d'être stressés par le travail, de peaufiner les arts, sciences, écriture, philosophie, etc...
Je trouve que c'est une excellente idée, bien sûr, qui a été reprise par Jean Fourastié avec " Des loisirs : pour quoi faire ?", et sans doute d'autres.
.
Pourquoi, encore une fois, presque cent ans après, ça n'a pas marché ?
Eh bien, encore une fois, une quantité de gens sont méchants, Orgueilleux, Avides, à commencer par les "Gros" qui continuent à réaliser leurs profits sur le dos des travailleurs. Russell en est conscient, citant le paradoxe suivant :
la classe oisive ( les Gros ) disent (préjugé ) que le cinéma donne des mauvaises idées aux classes laborieuses, mais en même temps on est bien contents de produire, investir dans des films dont ils payent l'entrée dans les salles, et qui nous rapportent des bénéfices...
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