AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Citations de LeON (66)


- On dirait que vous cherchez à l’excuser, observa la vice-questeur. Est-elle jolie ? »
Brunetti comprit que Patta devait avoir compris la différence d’âge qui existait entre Wellauer et sa veuve.
« Oui, à condition d’aimer les grandes blondes.
- Vous ne les aimez pas ?
- Ma femme ne m’y autorise pas, monsieur. »

Commenter  J’apprécie          350
L’un des grands charmes du commérage est son insondable inutilité.

Commenter  J’apprécie          294
Jadis capitale des plaisirs de tout un continent, Venise n’était plus qu’une ville de province somnolente plongée dans un quasi-coma après neuf ou dix heures du soir. Pendant les mois d’été, elle pouvait s’imaginer revenue au temps de sa splendeur galante, tant que les touristes payaient et que le beau temps se prolongeait ; mais, en hiver, elle n’était plus qu’une vieille mémère fatiguée, seulement désireuse de se couler de bonne heure sous sa couette et de laisser ses rues désertées aux chats et au passé.
Commenter  J’apprécie          212
Off in the distance, the angel on top of the bell tower spread hi swings in benediction above the city and all those in it. Even if exile is spent in the most beautiful city in the world, Bunetti realized, it is still exile.
Commenter  J’apprécie          180
Chez mes copines, quand leur mère ne travaille pas, comme maman, c’est leur père qui décide de tout, où ils vont en vacances, tout. Et certains ont même des maîtresses. » Cette dernière remarque fut émise d’un ton moins sûr, presque comme une question. « Et s’ils le font, ce sont parce que ce sont eux qui gagnent l’argent, et c’est pourquoi ce sont eux qui doivent dire aux autres ce qu’il faut faire. » Paola, elle-même, songea-t-il, n’aurait pu résumer aussi succinctement le système capitaliste. En réalité, c’était sa femme qu’il entendait par la voix de Chiara.

Commenter  J’apprécie          170
Signora, nous méritons tous de mourir, mais personne n'a le droit de décider pour nous du moment auquel nous devons mourir.
Commenter  J’apprécie          161
Jadis capitale des plaisirs de tout un continent, Venise n'était plus qu'une ville de province somnolente plongée dans un quasi-coma après neuf ou dix heures du soir. Pendant les mois d'été, elle pouvait s'imaginer revenue au temps de sa splendeur galante, tant que les touristes payaient et que le beau temps se prolongerait ; mais en hiver, elle n'était plus qu'une vieille mémère fatiguée, seulement désireuse de se couler de bonne heure sous sa couette et de laisser ses rues désertées aux chats et au passé.
Ces heures étaient cependant celles où Venise était la plus séduisante, pour Brunetti, les heures où lui, pur Vénitien, sentait le plus vivement la présence de son ancienne gloire. L'obscurité de la nuit dissimulait la mousse qui envahissait les marches du palais, le long du Grand Canal, faisait disparaître les fissures des églises et les plaques d'enduit manquantes aux façades des bâtiments publics. Comme beaucoup de femmes d'un certain âge, la ville avait besoin de cet éclairage trompeur pour donner l'illusion de sa beauté évanouie. Une embarcation chargée de barils de lessive ou de choux devenait, la nuit, une silhouette inquiétante en route vers quelque destination mystérieuse. Les brouillards, si fréquents en ces jours d'hiver, métamorphosaient objets et gens, y compris les adolescents à cheveux longs partageant une cigarette à un coin de rue, en fantômes mystérieux du passé.
Commenter  J’apprécie          140
- [...] Pendant un opéra, c'est le chef d'orchestre qui donne sa cohérence à la représentation, qui veille à ce que les chanteurs respectent la mesure, à ce qu'ils soient soutenus par l'orchestre, à ce que les attaques tombent pile en mesure - à ce que la scène et la fosse restent synchronisées, si vous préférez. Le chef doit aussi veiller à ce que l'orchestre ne joue pas trop fort, que la montée des crescendo soit sensible, mais sans qu'elle ne vienne noyer, cependant, la voix des chanteurs. Quand il sent que cela risque de se produire, il peut les faire jouer plus doucement d'un mouvement de la baguette ou en portant un doigt aux lèvres.
Commenter  J’apprécie          121
Jadis capitale des plaisirs de tout un continent, Venise n'était plus qu'une ville de province somnolente plongée dans un quasi-coma après neuf ou dix heures du soir.
Commenter  J’apprécie          120
Comme toutes les adresses de Venise, celle de Brett Lynch n'avait pratiquement aucun sens, dans une ville qui ne connaissait que six noms de rues et disposait d'un système de numérotation hautement fantaisiste. La seule manière de trouver son chemin consistait à aller jusqu'à l'église et, une fois là, à interroger quelqu'un du quartier.
Commenter  J’apprécie          120
Tôt, le lendemain matin, alors que Paola dormait encore, Brunetti, à demi comateux, se rendit dans la cuisine d'un pas de zombie et mit la cafetière en marche. Il revint ensuite jusqu'à la salle de bains, s'aspergea la figure et se sécha en évitant de croiser le regard du type dans le miroir. Avant le café, il n'avait confiance en personne.
Commenter  J’apprécie          110
Or de toute évidence, le moyen le plus sûr de se procurer des renseignements précis sur le maestro défunt consistait à remonter jusqu'à la source inépuisable de toute information, les ragots.
Commenter  J’apprécie          100
La troisième sonnerie annonçant la reprise imminente de la représentation retentit discrètement dans les foyers et les bars de La Fenice. Les gens éteignirent leur cigarette, vidèrent leur verre, interrompirent leur conversation et commencèrent à refluer vers la salle, brillamment éclairée pendant l'entracte; le bourdonnement des voix se fit plus fort au fur et à mesure que les spectateurs reprenaient leur place - un diamant lançait un éclair ici, une étole de vison s'ajustait sur une épaule nue là, une main chassait une poussière invisible d'un revers de satin ailleurs. Les balcons du haut se remplirent les premiers; puis ce fut le tour de l'orchestre et enfin des trois rangées de loges.
Commenter  J’apprécie          100
Paola, dit-il en écartant le journal pour la voir, si je n’étais pas marié avec toi, je divorcerais pour t’épouser ».
Commenter  J’apprécie          90
Est-elle jolie ? 
« Oui, à condition d’aimer les grandes blondes.– Vous ne les aimez pas ?– Ma femme ne m’y autorise pas, monsieur. »
Commenter  J’apprécie          80
Et comment se faisait-il que lorsque régnait l'affection, on comprenait tout de ses enfants, et plus rien dès qu'ils étaient en colère ?
Commenter  J’apprécie          70
Tu sais comment ça se passe, là-bas. Peu importe que tu aies volé ou tué pour te le procurer. L’astuce consiste à le garder un siècle, et te voilà aristocrate.
Commenter  J’apprécie          61
Comme beaucoup de femmes d’un certain âge, la ville avait besoin de cet éclairage trompeur pour donner l’illusion de sa beauté évanouie.
Commenter  J’apprécie          60
Elle lui avait expliqué qu'ayant écrit sa thèse de doctorat sur Henry James, elle se considérait en droit d'énoncer les évidences dans ce qui touchait à la vie réelle, n'en ayant jamais trouvé dans ses romans.
Commenter  J’apprécie          60
- Wellauer était capable de tout. Croyez-moi. Il se voyait comme une sorte de protecteur des lois de la morale.
Il ne supportait pas que les gens vivent en violation de ce qui était pour lui, le bien et le mal.
Qu'on ose le faire, le rendait fou. Il se sentait investi du droit divin de rétablir la justice, sa justice.
Commenter  J’apprécie          50



Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de LeON (8)Voir plus

Quiz Voir plus

A la recherche de San Antonio

En quelle année Frédéric Dard est-il né ?

1921
1923
1925

10 questions
31 lecteurs ont répondu
Thème : Frédéric DardCréer un quiz sur cet auteur

{* *}