Par canel, le 16/01/2012
L'honneur d'Edward Finnigan de
Anders Roslund
Bien sûr, il va mourir. Bien sûr, il attend la mort depuis quatre ans et demi.
Mais le châtiment, le vrai châtiment, c'est de connaître le moment exact.
Non pas plus tard. Non pas quand il sera vieux. Non pas dans un futur lointain, si lointain qu'il n'a pas besoin d'y penser.
Le moment exact.
L'année, le mois, le jour, la minute.
Le moment où il cessera de respirer.
Le moment où il cessera de sentir, de voir, d'entendre.
A tout jamais.
Seul celui qui a été condmné à mourir à une minute précise peut savoir ce que c'est.
Tout ce qui rend la mort presque supportable aux autres ; l'incertitude, le fait de ne pas être obligé d'y penser puisqu'on ne sait pas.
Lui, il sait.
Il sait qu'il cessera d'exister dans sept mois, deux semaines, un jour, vingt-trois heures et quarante-sept minutes.
Très exactement. (p. 7)
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