ISBN : 2258075661
Éditeur : Les Presses De La Cite (2011)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Un homme mérite-t-il de mourir pour ses crimes ? Pendant longtemps, Edward Finnigan n'a vécu que pour une chose : assister à l'exécution de John Meyer, le meurtrier présumé de sa fille. Une soif de vengeance contrariée par l... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par lisalor, le 15 mai 2012

    lisalor
    Mon avis : Deuxième ouvrage que je lis de Roslund et Hellström. Je m'étais dit que quand l'occasion se présenterait j'essaierasi un autre titre, c'est chose faite. Donc après "La bête", j'ai poursuivi avec leur dernier titre "L'honneur d'Edward Finnigan", un policier sur les valeurs éthiques de la peine de mort et aussi sur le couloir de la mort.
    John Schwartz est chanteur sur le ferry qui relie la Suéde et la Finlande; un jour, exaspéré par l'attitude d'un passager envers une femme, il lui met son pied dans la figure. Une plainte est déposée ; convoqué au poste de police, les autorités se rendent vite compte que cet homme n'existe pas car il est mort il y a 15 ans en Ohio dans sa cellule. Condamné à mort pour le meurtre d'une jeune fille, il attendait une injection létale.
    Même si ce livre est une fiction, je parle dans le sens que ce qui se passe dans le livre n'est pas réalisable c'est quand même un fabuleux plaidoyer pour les deux pour cents d'innocents qui attendent leur exécution dans le couloir de la mort.
    Aprés l'histoire n'est que haine et désespoir et humiliation. Deux pays s'affrontent, les états-unis et l'état de l'Ohio qui demande l'extradition pour l'éxécuter et la Suéde contre la peine de mort.
    Des parents qui pensent que la mort du tueur de leur fille sera pour eux une rédemption et qui finalement se rendent compte qu'il n'en est rien. le manque et la haine seront toujours présents.
    Une enquête baclée, une course aux votes en période électorale, tous les ingrédients pour que John Schwartz devienne le coupable idéal enfin l'innocent idéal.
    C'est un livre vraiment poignant, certains passages sont très durs, surtout les derniers moments d'attente dans le couloir et la mort et le déroulement d'une éxécution.
    Extrait p 160
    " Il déglutit en revoyant la scéne.
    - La première décharge, deux mille volts, a fait sauter l'électrode fixée sur une jambe. le gardien chargé de lui raser les jambes avait mal fait son boulot. Alors on m'a dit de le refaire. Et je l'ai rasé avec soin. Puis je lui ai maintenu la jambe pendant qu'on lui fixait une nouvelle électrode.
    .....
    - La décharge suivante a duré trois minutes. Je ne l'oublierai jamais. Les tendons de sa nuque, on aurait dit qu'ils allaient craquer. Ses mains sont devenues rouges, puis blanches. le doigts, les orteils, le visage, tout était tordu et il y avait ce bruit. Un grésillement, comme lorsqu'on fait cuire de la viande. Tu comprends ? Et ses yeux. Il portait une cagoule mais j'ai quand même vu ses yeux gicler de sa tête et couler sur ses joues. Il faisait sur lui. Il bavait. Il vomissait du sang.
    .....
    - A la troisième décharge, il a pris feu. On a dû éteindre les flammes qui jaillissaient de son corps. Mais le pire, je ne sais pas comment l'expliquer, c'était l'odeur. Une odeur sucrée. de viande grillée. Comme une soirée barbecue en été. La même qu'on respire dans tous les jardins de Marcusville.
    ....
    - J'avais déja pris ma décision à ce moment-là. Je me suis dit que ça suffisait. Je ne voulais plus voir ça.


    Lien : http://lisalor.loulou.over-blog.com/article-l-honneur-d-edward-finni..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 09 mars 2012

    Apikrus
    Ce roman policier débute dans une prison de l'Etat d'Ohio pour détenus condamnés à mort et s'y achève aussi, mais avec des personnages différents (ce qui ne devrait pas étonner compte tenu du taux de mortalité de l'endroit...), après un long détour en Suède.
    L'histoire est particulièrement originale et la qualité de sa construction fait totalement oublier son caractère finalement improbable. Cette fiction est l'occasion d'un brillant réquisitoire contre la peine de mort, sans pour autant sombrer dans la caricature qui aurait consisté à présenter les partisans de cette sanction comme des êtres outrageusement détestables et ses adversaires comme des héros.
    Ce livre m'a fait penser à l'excellent (mais très dur) film "La dernière marche" en raison de leur thématique commune, même si la présentation de ce dernier est encore plus subtile qu'ici puisque le personnage central condamné à mort y est d'emblée présenté comme coupable d'un viol suivi d'un meurtre, alors que dans cet ouvrage un doute subsiste longtemps à ce sujet .
    J'ai cependant été agacé par l'insertion dans ce roman de l'histoire du commissaire Ewert Grens avec son amie Anni, histoire qui me semble avoir été intégrée par les auteurs uniquement afin de rendre leur enquêteur principal plus humain, au détriment de la vivacité du récit. L'insertion, sans doute par par l'éditeur cette fois, de nombreuses pages blanches intercalaires m'a aussi semblé superflue.
    En résumé : un très bon livre, avec une histoire captivante et une réflexion intéressante sur la peine de mort.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 19 janvier 2012

    canel
    Quel lien entre une altercation opposant deux hommes en Suède, et les couloirs de la mort dans une prison de l'Ohio (USA) vingt ans plus tôt ?
    Après La bête, les auteurs nous proposent de nouveau une réflexion sur la peine de mort, sous un autre angle. Certes l'apaisement espéré par les familles des victimes est présenté, mais on suit surtout le point de vue des condamnés à mort - coupables et innocents - et de leurs proches.
    Le lecteur est à peine plus épargné que dans le premier ouvrage : si les actes péd*ph!les étaient insoutenables dans La bête, ici on subit les descriptions du décès par électrocution étape par étape.
    Roslund et Hellström ouvrent également un débat intéressant sur la conception de la peine capitale selon les pays. Aux Etats-Unis, elle représente un argument de poids (démago) pour les hommes politiques, soucieux de promettre davantage de sécurité à leurs électeurs, et revient même dans certains Etats qui l'avaient abolie.
    En bref, un polar aux acteurs sympathiques (l'équipe Grens-Sundkvist-Hermansson), une intrigue politique palpitante, et une réflexion riche et passionnante, ouverte, sur la peine de mort.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 16 janvier 2012

    Bien sûr, il va mourir. Bien sûr, il attend la mort depuis quatre ans et demi.
    Mais le châtiment, le vrai châtiment, c'est de connaître le moment exact.
    Non pas plus tard. Non pas quand il sera vieux. Non pas dans un futur lointain, si lointain qu'il n'a pas besoin d'y penser.
    Le moment exact.
    L'année, le mois, le jour, la minute.
    Le moment où il cessera de respirer.
    Le moment où il cessera de sentir, de voir, d'entendre.
    A tout jamais.
    Seul celui qui a été condmné à mourir à une minute précise peut savoir ce que c'est.
    Tout ce qui rend la mort presque supportable aux autres ; l'incertitude, le fait de ne pas être obligé d'y penser puisqu'on ne sait pas.
    Lui, il sait.
    Il sait qu'il cessera d'exister dans sept mois, deux semaines, un jour, vingt-trois heures et quarante-sept minutes.
    Très exactement. (p. 7)
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  • Par canel, le 16 janvier 2012

    Le crime, le châtiment, la réparation due aux victimes, tout cela jouait un rôle important dans la société américaine. Et ces dernières années avaient été marquées par des procès retentissants, par la construction de nouvelles prisons, par l'élection de gouverneurs et sénateurs promettant un durcissement des lois pour rompre la spirale de la violence. (p. 195)
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  • Par canel, le 15 janvier 2012

    Il entendait les gens venus assister à l'exécution.
    On distinguait sans peine les voix des gens libres de celles des condamnés à mort. Il est facile de reconnaître le timbre de celui qui ignore quand il doit mourir et qui n'a pas besoin de compter les heures. (p. 31)
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