Biographie et informations
Nationalité : France
Né(e) à : Rennes , 1942
Biographie :
Annie Le Brun, est un écrivain, poète et critique française.
« J'ai parlé sans éclats de voix, mon cheminement ne fut pas sans éclats de verre. »
Elle rencontre André Breton en 1963 et prend part aux activités du mouvement surréaliste jusqu'en 1969, année de l'autodissolution du groupe. Elle retrouve, en 1972, une activité collective autour des éditions Maintenant avec le poète et auteur dramatique Radovan Ivsic et Toyen. En 1977, avec le texte « Lâchez tout », puis en 1990 avec « Vagit-prop », elle critique la réappariton « insidieuse du moralisme et de la niaiserie qui caractérise le point de vue féministe militant sur la sexualité ». En 1982, avec « Les Châteaux de la subversion », elle se penche sur le roman gothique et le roman noir fantastique. Devenue une spécialiste de Sade, depuis sa rencontre avec l'éditeur Jean-Jacques Pauvert en 1977, elle rédige une préface à une édition complète des œuvres de Sade. Cette préface est rééditée en volume séparé sous le titre « Soudain un bloc d'abîme, Sade » (1986) et organise, en 1989, l'exposition « Petits et grands théâtres du marquis de Sade ».
Dans un entretien accordé au Matricule des anges elle parle du lyrisme : « Difficile de parler du lyrisme quand les poètes subventionnés s'en réclament pour employer leur souffle court à exalter les plus dérisoires jouissances du quotidien, et, quand, pour les esprits forts qui tiennent le haut du pavé intellectuel, le lyrisme est la chose la plus mal portée qui soit, comme la vieillerie définitive dont il faut se défaire. Le fait est que les uns et les autres se trompent pareillement à y voir une esthétisation du réel. Le lyrisme est, au contraire, lié à la plus violente conscience de la disparition. C'est d'abord une façon de voir la beauté en transparence sur ce qui la menace. C'est à la fois le jaillissement premier de la poésie et le refus instinctif de tout ce qui l'entrave. La détermination actuelle de se priver de cette énergie transfigurante en dit long sur la médiocrité de l'époque. Nous n'avons rien d'autre à opposer à la mort. Car si le lyrisme est toujours le développement d'une protestation, comme on l'a justement dit, il est aussi un stupéfiant rempart passionnel qui protège ce qui vit en l'exaltant. »
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Source : wikipédia
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