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L'art du roman de
Virginia Woolf
Le seul conseil en effet qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions.
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Par brigetoun, le 18/11/2009
Mrs Dalloway de
Virginia Woolf
la paix descendait sur elle, le calme, la sérénité ... C'est ainsi que par un jour d'été les vagues se rassemblent, basculent, et retombent ; se rassemblent et retombent ; et le monde entier semble dire : "Et voilà tout", avec une force sans cesse accrue, jusqu'au moment où le coeur lui-même, lové dans le corps allongé au soleil sur la plage, finit par dire aussi : "Et voilà tout". Ne crains plus dit le coeur
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Par dreulma, le 20/05/2012
La Mort de la phalène de
Virginia Woolf
Préface par Sylvère Lotringer
Les premiers textes subissent ouvertement l'attrait de l'onirique. Ils transfigurent le monde sur la palette du post-impressionnisme, ils le pulvérisent sous un déluge de lumière... Il y a là une première intériorisation du monde, la recherche d'un point d'équilibre entre le vacillement des formes et les palpitations de l'imaginaire, une première enveloppe translucide englobant la conscience et son objet. À voleter ainsi dans cet inter-règne ménagé par la contemplation, l'on court pourtant le risque de perdre pied, non plus de décrire ce va et vient de la chose au regard, mais un état indifférencié perdant avec ses références tangibles tout pouvoir d'élucidation ; une disposition que V. W. qualifie elle-même de «romantique» et qui s'accuse, écrit-elle (1), lorsque «l'écrivain se préoccupe plus de l'effet de la chose que de la chose elle-même. Et jusqu'à un certain point, il n'est rien de plus réel que l'effet des choses sur l'esprit. Le difficile est de résister à la tentation d'évoquer les sensations pour le plaisir de les ressentir; quand il y succombe, l'écrivain est perdu». ...
Les nouvelles suivantes viseront donc à la mainmise sur l'extériorité de l'être. À la spéléologie subjective succède un arpentage purement physique, l'espace cerné de tous côtés par des faisceaux de rencontres fortuites ou voulues, un essaim de regards braqués à divers degrés d'abstraction, dont l'auteur lui-même ne s'exclut pas. L'apex de cette géométrie de l'âme ce sera la Chambre de Jacob, ce creux d'être qu'un enchevêtrement de lignes et de ligaments peu à peu délimite. L'écrivain s'exerce à laisser glisser de regard en regard, au gré des réflexions dans lesquelles formes et couleurs se dissolvent et se coagulent, par une série d'accomodations différées qui tressent entre les éléments distincts de la scène, soumis à d'impalpables pulsations de lumière, à d'imperceptibles migrations d'intensité, des rapports ténus mais tenaces.
V.W. oscille ainsi entre deux écueils : l'abandon à l'imaginaire où se traduit le débordement d'une subjectivité trop longtemps contenue ( il y a du défi dans cette dérive) ...
(1) Times Literary Supplement, 18 janvier 1917
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Journal intégral : 1915-1941 de
Virginia Woolf
p 840 J'ai besoin de solitude, j'ai besoin d'espace ; j'ai besoin d'air. J'ai si peu d'énergie.
J'ai besoin d'être entourée de champs nus, de sentir mes jambes arpenter les routes ;
besoin de sommeil et d'une vie tout animale.
Mon cerveau est trop actif.
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Par Irisa, le 18/06/2009
Mrs Dalloway de
Virginia Woolf
Et alors eut lieu le moment le plus exquis de sa vie ; alors qu'elles passaient devant une vasque en pierre remplie de fleurs, Sally s'arrêta ; elle cueillit une fleur ; elle l'embrassa sur les lèvres. C'était comme si le monde entier avait basculé la tête en bas ! Les autres disparurent. Elle était là, seule avec Sally. Et elle eut le sentiment qu'elle venait de recevoir un cadeau, enveloppé, qu'on lui avait dit de ne pas regarder - un diamant, quelque chose d'infiniment précieux, dans son papier et, tout en marchant avec Sally ( de long en large, de long en large ), elle le sortait de son emballage, ou alors ses feux perçaient à travers, et c'était une révélation, un véritable sentiment religieux.
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Mrs Dalloway de
Virginia Woolf
« Mrs Dalloway dit qu’elle achèterait les fleurs elle-même. »
« Et elle était là. »
Simplicité des phrases qui encadrent un roman si complexe ! Apparence trompeuse, toujours!
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Par Nadael, le 25/01/2011
Une chambre à soi de
Virginia Woolf
Enlevez toute protection aux femmes, exposez-les aux mêmes efforts, aux mêmes activités que les hommes, faites-en des soldats, des marins et des mécaniciennes et des docteurs, et les femmes ne mourront-elles pas si vite et si jeunes qu'on dira : « J'ai vu une femme aujourd'hui », comme on disait autrefois : « J'ai vu un avion ». Tout pourra arriver quand être une femme ne voudra plus dire : exercer une fonction protégée, pensais-je, ouvrant ma porte.
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Par cicou45, le 09/05/2012
La Promenade au phare de
Virginia Woolf
" [...] il n'est rien de plus fastudueux, de plus puéril et inhumain que l'amour ; pourtant il est aussi beau et nécessaire."
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Par cicou45, le 10/05/2012
La Promenade au phare de
Virginia Woolf
"Vous", "moi", "elle",, passons et disparaissons ; rien ne demeure ; tout change ; mais pas les mots, pas la peinture.
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Une chambre à soi de
Virginia Woolf
Tous ces siècles, les femmes ont servi de miroirs, dotés du pouvoir magique et délicieux de refléter la figure de l'homme en doublant ses dimensions naturelles.