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Par jostein, le 24/01/2012
Le chapeau de Mitterrand de
Antoine Laurain
Les évènements importants de nos vies sont toujours le résultat d'un enchaînements de détails infimes.
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Par Zazette97, le 26/02/2010
Fume et tue de
Antoine Laurain
Cette idée de ne plus jamais refumer de ma vie m'attristait, je dois en convenir, et c'est empli d'une douce nostalgie que je répondis :
- J'ai tout de même l'impression d'avoir perdu une partie de moi-même.
- La plus dangereuse, Fabrice, me répliqua ma femme avec gravité.
Pouvait-elle comprendre que mes paquets m'avaient accompagné toute ma vie, que mes cigarettes étaient mes amies fidèles, toujours à portée de main quand j'avais besoin d'un réconfort. Je venais de divorcer de cette compagne, sans accord mutuel. J'aurais souhaité une sorte de compassion, une minute de silence. p.104
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Par Zazette97, le 26/02/2010
Fume et tue de
Antoine Laurain
Si je devais me pencher sur ma vie, au risque d'en éprouver un certain vertige, je dirais qu'avant les événements qui la bouleversèrent j'étais un homme sans histoires, presque banal.
J'avais une femme, une fille, un métier dans lequel j'étais connu et reconnu et un casier judiciaire aussi vierge qu'une feuille de Canson achetée chez un marchand de couleur. Quelque temps plus tard, on tenta de m'évincer de mon poste, ma femme me quitta, et j'avais quatre meurtres à mon actif. Ce parcours atypique, s'il me fallait le résumer en une formule accessible au plus grand nombre, je dirais que tout cela est "une histoire de cigarettes. p.11
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Par liliba, le 21/01/2010
Fume et tue de
Antoine Laurain
Le plaisir de boire un bon vin, le plaisir de faire l’amour, le plaisir de fumer bien sûr, mais aussi le plaisir de se baigner sous le soleil dans une jolie piscine, le plaisir d’un bon repas dans un bon restaurant, le plaisir d’un beau paysage, le plaisir d’aimer tout simplement."
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Par Musikant, le 15/11/2010
Carrefour des nostalgies de
Antoine Laurain
Je ne sais pas la phrase qu'il venait de laisser en suspens et qui annonçait pourtant bien des surprises. A cet instant j'avais les yeux fermés et respirais le parfum de mon verre : des fruits roses pâles avec une touche impalpable venue de très loin, quelque chose d'une vieille armoire fermée depuis des lustres et que l'on vient de rouvrir. La tête me tournait. Lorsque j'en bu la première gorgée, j'eu l'impression que la Terre s'arrêtait. 1937... C'est la jeunesse du vin qui me surprit le plus, avec ce parfum de framboise qui s'imposait, suivi de notes salines apaisant sa légère acidité, puis sa longueur qui était fascinante.
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Par Musikant, le 15/11/2010
Carrefour des nostalgies de
Antoine Laurain
Je m'étais souvent demandé à quoi ressemblait la vie d'un André Calfandieu. Je l'imaginais solitaire dans un microscopique appartement kafkaïen encombré de dossiers administratifs, jusqu'au jour où je luis avais posé la question. Il était marié, et avait cinq enfants. Il était aussi président du Club français des maquettistes navals, ces amateurs qui passent des milliers d'heures à monter des modèles réduits de bateaux? J'avais tout faux, le gros homme maussade que je côtoyais avait une vie bien remplie en dehors des horaires de l'Assemblée. C'est ce jour-là, je crois, que je me suis un peu plus intéressé à la politique. Les gens avaient des vies et nous en étions les gardiens, c'était à ce genre de sentences que je croyais.
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Par Musikant, le 15/11/2010
Carrefour des nostalgies de
Antoine Laurain
Je reprenais mes vieux réflexes politiques; Appeler l'électeur par son prénom, cela crée une connivence, la connivence est sœur de la confiance, et la confiance est mère de tous les bulletins de vote.