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Un léger déplacement de
Marie Sizun
Regarder du côté du passé, c’est chercher à entrer dans l’image que le miroir vous renvoie d’une chambre magique : bien plus étrange, plus belle, plus forte que ne peut l’être la chambre réelle.
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Par anyuka, le 05/06/2010
La femme de l'Allemand de
Marie Sizun
Le regard d'adoration que la petite porte sur sa mère, belle, altière, un peu sauvage. Tu vois tout de suite qu'elles vivent l'une pour l'autre. Elles ne parlent pas. La mère sourit vaguement. Elles forment toutes les deux comme une île où personne n'a accès. Et tu ressens à les regarder comme une petite douleur, obscure, lointaine.
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Un léger déplacement de
Marie Sizun
On ne peut pas vivre de l'autre côté du miroir. Mais si, par hasard, on a aperçu ce qui s'y passait, peut-être perd-on à jamais le goût du réel. Ce n'était qu'un déplacement de quelques degrés, mais il a pour toujours modifié notre vision des choses.
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Par luocine, le 15/08/2009
La femme de l'Allemand de
Marie Sizun
Elle n’est pas comme les autres. Elle détonne parmi les fidèles, ces gens tranquilles, sans éclat, ces gens qu’on ne remarque pas, qu’on ne voit pas….. Elle crie au milieu des muets. Elle danse parmi les gisants.
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Par sylvie, le 23/05/2009
Le Père de la Petite de
Marie Sizun
Le père écoute la radio du matin au soir, et quelque fois celle à laquelle la petite na comprend rien, cette radio qui parle tantôt en anglais tantôt en français mais avec de drôles de phrases où il est question de lapins du grand père, de carottes perdues et autres bizarreries, cette radio qu'on a pas le droit d'écouter, paraît-il.
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Par sylvie, le 23/05/2009
Le Père de la Petite de
Marie Sizun
Et voilà que la petite, revenue par miracle à elle même, retrouve si exactement le parfum, la douceur et la violence de son amour d'enfant, que le cœur lui bat, très fort. Elle pourrait pleurer du désir fou qui la prend soudain de la toucher, cette main, de l'embrasser, de s'y réfugier.
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Plage de
Marie Sizun
Et quoi de plus propice à la curiosité que la promiscuité d'une plage? Là, pas de murs, pas de toits pour enclore les foyer, en dérober la vue, en étouffer la parole. On pénètre quand on veut dans l'existence des autres, à la façon d'Asmodée : mais nul besoin de pouvoir magique. Une plage, c'est un théâtre, ouvert à tous les regards, un théâtre où cent histoires se déroulent sumultanément. Quelle tentation de papillonner de l'une à l'autre, pour moi qui, en entendant que tu sois là, n'en ai pas, d'histoire, moi qui suis libre comme l'air !
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Par irenelec, le 02/11/2011
Le Père de la Petite de
Marie Sizun
Ils se regardent, et lui ce n'est plus France qu'il voit, mais sa petite. Elle, non plus le mari de la dame blonde, mais son père, son père à elle. Celui qui a été son père un peu de temps. Si peu de temps.
Et, dans ce regard, il y a beaucoup de tristesse et un peu de gaîté. Mais cela, c'est leur secret.
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Par canel, le 28/06/2011
La femme de l'Allemand de
Marie Sizun
Tu ne peux plus rien pour Fanny. Tu dois te sauver, ne plus t'occuper d'elle. La tentation de la pitié, tu le sens confusément, c'est la tentation d'autre chose. Tu ne veux pas devenir le double de Fanny, le double de l'image adorée et haïe. (p. 238).
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Par luocine, le 15/08/2009
La femme de l'Allemand de
Marie Sizun
Tant de choses comme cela que tu ignores. Que tu devines vaguement. Des choses qui sont l. Qui te frôlent, cachées dans l’ombre, mais si denses que tu en éprouves la secrète présence, comme une menace.