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Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
« Insensiblement, nous formons un trio. Un vrai. Contrairement aux apparences, cela n’est venu que petit à petit. À force de route et de Thunderbird. Nous étions partis, trois éléments morcelés, prêts à prendre des envols différents. Le voyage nous colle ensemble. » (p. 163)
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Par Canaju, le 05/02/2012
Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
"Samuel prend des photos.
Moi, non.
Je ne veux aucune trace que celles qui s'incrustent dans la mémoire.
Le profil de Laure découpé dans la lumière jaune, la nuque de Samuel qui oblitère la route [...] Des touches. De toutes petites touches, millimétrées. Des princesses qui s'endorment à peine couchées dans ma boîte à images. Des princesses qui attendront des années, dix, vingt, peut être davantage avant d'être réveillées en sursaut tout d'un coup et ressortir intactes, pimpantes, lustrées - un bâillement étouffée, un étirement -, elles regarderont le monde autour d'elle. Tout aura changé.
J'aurai changé
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Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
« J’ai vingt-deux ans. J’aurais eu vingt-trois ans dans un mois et demi. J’aurais pu avoir la vie devant moi. Le problème, c’est que je l’ai derrière. » (p. 228)
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Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
« Je fais ce voyage pour trouver mon itinéraire singulier, alors, en marge, je trace mon sentier. » (p. 114)
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Par Canaju, le 05/02/2012
Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
Etre le roi du malheur, ça a quand même des avantages. Les sujets se plient de mauvaises grâce à vos désirs, mais ils n'ont pas assez de crans pour vous contredire.
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Par Canaju, le 05/02/2012
Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
Je n'aime pas les photographies. Je n'aime pas ce qui fixe. Je préfère le mouvant. L'indistinct. Le fondu enchaîné. C'est ce que je suis. Fondu et enchaîné.
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Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
« Moi, je ne sais pas en quoi je suis doué. En capacité de survivre au décès de mes proches, peut-être. » (p. 214)
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Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
« Je sais très bien sourire pour briser le cœur. C’est comme un don. » (p. 90)
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Par Canaju, le 05/02/2012
Et rester vivant de
Jean-Philippe Blondel
Nous nous perdons.
De vue, de sentiment, d'intimité.
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Blog de
Jean-Philippe Blondel
C’est sûrement ça, grandir – abandonner petit à petit tous les attributs qui font de toi un des pions de ta génération pour aller plus profond et découvrir ce qui fait de toi un être unique. Aller vers l’individualisation, et non vers l’individualisme.