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Par Aela, le 25/07/2012
L'oranger de
Carlos Fuentes
Je dis que je parle l’espagnol. Mais je dois avouer que moi aussi je dus le réapprendre, car après huit années de vie parmi les Indiens, j’avais failli le perdre.
Avec la troupe de Cortés, je redécouvrais ma propre langue, celle qui avait coulé dans ma bouche des seins de ma mère castillane, puis j’appris le mexicain, afin de pouvoir parler avec les Aztèques.
La Malinche me battait toujours d’une longueur.
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En inquiétante compagnie de
Carlos Fuentes
Sin embargo, si digo "película" en español no me alejo de la definición académica (...) pero tampoco puedo (o quiero) separarme de una visión de la piel humana frágil, superficial, el delgado ropaje de la apariencia. La piel con la que nos presentamos ante la mirada de otros, ya que sin esa capa que nos cubre de pies a cabeza seriamos solamente una desparramada carnicería de vísceras perecederas, sin mas armadura final que el esqueleto - la calavera. Lo que la muerte nos permite mostrarle a la eternidad.
(" El amante del teatro" )
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Par Outis, le 30/09/2007
Diane ou la chasseresse solitaire de
Carlos Fuentes
Dans aucun pays on n’accorde autant d’importance à la célébrité qu’aux États-Unis. C’est l’apogée du grand tapage moderne, cette salve de trompettes qui depuis un demi-millénaire proclame que le nous ne suffit plus, pas même le moi, qu’en plus du nom, c’est le re-nom qu’il faut, la Renommée. Andy Warhol l’avait fort bien énoncé « Nous serons tous célèbres pendant un quart d’heure ».
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En inquiétante compagnie de
Carlos Fuentes
Tengo pocos amigos, por no decir, francamente, ninguno. Los británicos no son particularmente abiertos al extranjero. Y quizás - voy averiguando - no hay nación que dedique tantos y tan mayores sobrenombres despectivos al foreigner : dago, yid, frog, jerry, spik, hun, polack, russky...
(El amante del teatro)
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Par Aela, le 25/07/2012
L'oranger de
Carlos Fuentes
Je n’ai pas appris d’emblée l’idiome mexicain. Mon avantage initial était de parler l’espagnol et le maya, acquis pendant mon long séjour parmi les Indiens du Yucatán.
Doña Marina – la Malinche – ne parlait que le maya et le mexicain quand elle fut livrée à Cortés.
De sorte que pendant un temps je fus le seul à pouvoir traduire la langue de Castille.
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Par Myrabelle, le 26/06/2012
En bonne compagnie : Suivi de La chatte de ma mère de
Carlos Fuentes
La présence de mon rat me changea les idées. Je m'aperçus qu'il regardait tout sans être vu de personne. Il avait l'air d'observer la maison, les gens, les comportements. Cela en faisait mon compagnon secret non seulement de la nuit, mais du jour. Lui et moi contre dona Emérita et sa mauvaise chatte.
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En bonne compagnie : Suivi de La chatte de ma mère de
Carlos Fuentes
- Un 12 décembre, la Vierge de Guadalupe apparut à l'Indien Juan Diego sur la colline du Tepeyac.
- En effet, dit ma mère en serrant les dents. La Vierge est apparue. Mas Juan Diego n'était pas un petit Indien, cette histoire est pure démagogie. Il est prouvé qu'il était créole,comme toi et moi...
- La légende dit..., osai-je rétorquer.
- Quelle légende ? Mécréante ! Le saint-père de Rome l'a canonisé. Un Indien ne peut être fait saint, pas même par Dieu Tout-Puissant. Tous les saints sont blonds. Le saint-père a dit...
(La chatte de ma mère)
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Par Outis, le 29/10/2007
Les Années avec Laura Díaz de
Carlos Fuentes
Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore… ? Ce n’est pas le passé qui meurt avec chacun de nous. C’est l’avenir.
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En inquiétante compagnie de
Carlos Fuentes
Me deleitaba de tal modo verla sin que ella se fijara en mi. La razón es obvia. Si ella no me miraba, yo podia observarla con insistencia. (...)
Me imaginaba una noche en la que el mar y el cielo se fundían sexualmente en los ojos de esa "hermosa ninfa", como empecé a llamarla.Que me diera trato de ajeno, de invisible, solo aumentaba, en el gozo de verla sin obstáculos, mi placer y mi deseo, aunque éste consistiese más en verla que en poseerla. En adivinarla más que en saberla...
(El amante del teatro)
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Par Stemilou, le 07/05/2011
La frontière de verre de
Carlos Fuentes
La Lincoln, au capot relevé cette fois, traversa rapidement le désert crépusculaire, froid et silencieux, qu’il emplit de bruit de moteur et de mécanique, faisant fuir les lièvres qu’on voyait bondir hors de la route droite, cette ligne ininterrompue jusqu’à la frontière où elle brisait le verre illusoire de la séparation, la membrane invisible entre le Mexique et les Etats-Unis, pour poursuivre son chemin sur les autoroutes du Nord jusqu’à la cité enchantée, la tentation du désert, illuminée, scintillante (…).
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