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Par Christw, le 19/01/2012
Le rêve du Celte de
Mario Vargas Llosa
Toute l'histoire serait-elle ainsi ? Celle qu'on apprenait à 'école ? Celle écrite par les historiens ? Une construction plus ou moins idyllique, rationnelle et cohérente de ce qui, dans la réalité pure et dure, avait été un chaotique et arbitraire enchevêtrement de plans, de hasards, ayant entraîné changements, bouleversements, avancées et reculs, toujours inattendus et surprenants par rapport à ce qui avait été anticipé ou vécu par les protagonistes.
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Par mariech, le 06/02/2012
Le rêve du Celte de
Mario Vargas Llosa
Il se dit une fois de plus que sa vie avait été une contradiction permanente , une succession de confusions et d'imbroglios monstrueux , où la vérité de ses intentions et de ses comportements finissent toujours par être , du fait du hasard ou de sa propre maladresse , obscurcie , distordue , transformée en mensonge .
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Par Aela, le 28/10/2011
Le rêve du Celte de
Mario Vargas Llosa
Chacun de nous est, successivement, non pas un, mais plusieurs. Et ces personnalités successives, qui émergent les unes des autres, présentent le plus souvent entre elles les contrastes les plus étranges et les plus saisissants.
José Enrique Rodó « Motivos de Proteo »
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Par le_Bison, le 27/09/2012
Pantaleón et les visiteuses de
Mario Vargas Llosa
Dans la tente de campagne de l’état-major du régiment N° 17 de Chiclayo, près du fracas des obus, du rataplan de la mitraille et des sèches éructations des balles des compagnies d’avant-garde qui viennent de commencer les manœuvres de fin d’année, le lieutenant Pantaleon Pantoja, qui, debout devant un tableau et un panneau de cartes, explique aux officiers, d’une voix ferme et métallique, les stocks, système de distribution et prévisions de par cet d’approvisionnements, est soudain invisiblement soulevé du sol, de la réalité la plus immédiate par un courant foudroyant, ardent, effervescent, émulsif et crépitant qui brûle, cuit, exacerbe, multiplie, supplicie, affole le vestibule anal et le couloir rectal et se déploie comme une araignée entre ses fesses, mais lui, brusquement livide, subitement inondé de sueur, le cul secrètement froncé avec une obstination forcenée, la voix à peine voilée par un tremblement, il continue à émettre des chiffres, à produire des formules, à additionner et soustraire. « Il faut te faire opérer Pantita », murmure maternellement Mme Leonor. « Fais-toi opérer mamour », répète, doucement, Pochita. « Qu’on te les enlève une bonne fois, mon frère, fait écho le lieutenant Luis Rengifo Flores, c’est plus facile à opérer qu’un phimosis et à un endroit moins dangereux pour la virilité. » Le Major Antipa Negron, de la Santé militaire, rit aux éclats : « Je vais décapiter ces trois hémorroïdes d’un seul coup, comme si c’étaient des têtes d’enfants en beurre, mon cher Pantaleon. »
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Par Outis, le 07/06/2008
La guerre de la fin du monde de
Mario Vargas Llosa
Ces gens-là ne volent, ne tuent ni n’incendient quand ils sentent un ordre, quand ils voient que le monde est organisé, car personne ne sait mieux qu’eux respecter les hiérarchies, dit le baron d’une voix ferme. Mais la République a détruit notre système avec des lois irréalistes, remplaçant le principe d’obéissance par celui des enthousiasmes dans fondement. Une erreur du maréchal Floriano, mon colonel, parce que l’idéal social réside dans la tranquillité, non dans l’enthousiasme.
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Par Aela, le 28/10/2011
Le rêve du Celte de
Mario Vargas Llosa
Etait-il possible que dans l’Irlande future l’anglais puisse reculer et, grâce à l’école, à la presse, aux sermons des curés et aux discours des politiques, soit remplacé par la langue des Celtes ? En public, Roger disait que oui, que c’était non seulement possible, mais également nécessaire, pour que l’Irlande récupère sa personnalité authentique.
Ce serait un processus lent, sur plusieurs générations, mais inévitable, car ce n’est que lorsque le gaélique serait redevenu la langue nationale que l’Irlande serait libre.
Mais la réalité avait trop avancé dans une direction pour pouvoir reculer.
L’anglais était devenu la langue de la communication, de la conversation, de l’existence et des sentiments d’une large majorité des Irlandais, et vouloir y renoncer était un caprice politique qui ne pouvait déboucher que dans une confusion babélique et convertir son Irlande bien-aimée en une curiosité archéologique, coupée du reste du monde.
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Par Marple, le 23/03/2013
Tours et détours de la vilaine fille de
Mario Vargas Llosa
C'étaient des écrivains qui n'écrivaient pas, des peintres qui ne peignaient pas, des musiciens qui ne jouaient ni ne composaient, bref, des révolutionnaires de café qui se défoulaient de leur frustration, de leur envie et de leur ennui (...)
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Par Outis, le 13/06/2008
Tours et détours de la vilaine fille de
Mario Vargas Llosa
Vous allez trouver cela bizarre, mais elle, et tous ceux qui passent une bonne partie de leur vie enfermés dans les fantaisies qu’ils se construisent pour abolir la vie véritable, savent et ne savent pas ce qu’ils font. La frontière chez eux s’éclipse par périodes, pour réapparaître ensuite. Je veux dire qu’ils savent et ne savent pas, en alternance, ce qu’ils font. Voici ce que je vous conseille : n’essayez pas de la forcer à accepter la réalité. Aidez-la, mais ne l’obligez pas, ne la pressez pas. Cet apprentissage est long et difficile.
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Par Outis, le 07/06/2008
La guerre de la fin du monde de
Mario Vargas Llosa
Le Chien ou le Père, l’Antéchrist ou le Bon Jésus. Ils savaient à l’instant quel fait procédait de l’un ou de l’autre, s’il était bénéfique ou maléfique. Ne les enviez-vous pas ? Tout devient facile si l’on est capable d’identifier le mal ou le bien derrière chaque chose qui se produit.
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La vérité par le mensonge de
Mario Vargas Llosa
La vie réelle, la vie véritable n'a jamais suffi ni ne réussira jamais à combler les désirs humains. Et sans cette insatisfaction vitale que les mensonges de la littérature excitent et apaisent à la fois, il n'y a jamais d'authentique progrès. (p.22-23)